mardi 19 juin 2012

Faut-il protéger son livre ?

Question obsédante, permanente, chez les nouveaux auteurs : comment protéger mon livre pour que l’on ne me pique pas mes idées ?

Techniquement, c’est assez simple, je résume les grandes options :

  1. S’envoyer son manuscrit en recommandé, et ne pas ouvrir l’enveloppe
  2. Passer par la SGDL et son système de dépôt en ligne
  3. Passer par un huissier ou un notaire

Voilà, la question est réglée. Ce qui me semble plus important, c’est le sens de cette peur du plagiat, de la contrefaçon, du vol d’idée.

Juridiquement, on ne protège pas une idée, mais la réalisation de cette idée. Il est très rare d’avoir des idées vraiment originales, et bien des auteurs racontent la même histoire sans se connaître, sans avoir jamais lu la production de leur concurrence.

Et c’est pour cela que la loi considère un dépôt de manuscrit comme un commencement de preuve, un indice, mais non pas comme une certitude absolue. Un juge lira votre texte, puis celui de l’auteur que vous accusez de plagiat, et décidera s’il y a vraiment copie, emprunt etc.

Et très peu de procès aboutissent, parce que peu d’auteurs piquent, et qu’en général on pique les idées des auteurs qui cartonnent, pas des inconnus qui ne parviennent pas à se faire publier facilement : je sais, cette constatation est cruelle, mais juste.

Donc, ne vous embêtez pas avec cette obsession : si vous voulez être publié, lu, vous devez prendre le risque d’envoyer vos textes à des lecteurs de maisons d’édition, souvent eux-mêmes écrivains.

La pire chose qui puisse vous arriver serait de rester ad vitam aeternam dans l’obscurité des écrivains inconnus, qui ne sont pas lus.

Prenez le risque (après les précautions d’usage) de diffuser vos textes, sur des blogs, des sites, des forums, permettez le téléchargement gratuit de chapitres : plus on vous lira, plus vous serez accessible, et plus vous aurez de chance de faire votre chemin dans le monde de l’édition.

Oui il faut vous protéger, protéger votre livre, mais pas vous cacher !

Alain Jamot vit à Berlin et est écrivain et éditeur. Il anime le blog http://www.je-publie-mon-livre.com, consacré à l’écriture et l’édition indépendante.

mardi 12 juin 2012

La couverture de votre livre

Écrire c’est bien, mais écrire et publier c’est mieux, et dans la publication en autoédition, il y a une chose à ne pas rater, c’est la couverture de votre livre.

Beaucoup d’auteurs indépendants s’en foutent un peu, font n’importe quoi, s’en remettent au hasard ou aux modèles proposés par les services d’impression à la demande (ce qui revient à peu près au même…) et se retrouvent avec des couvertures hideuses, bariolées, bourrées d’effets Photoshop pas maîtrisés ou pseudo-3D, bref c’est l’horreur.

J’ai souvent constaté, dans les salons du livre, à quel point les auteurs ne réalisent pas que la première publicité, le premier et sans doute seul document qui donnera envie d’acheter, c’est cette fameuse couverture de livre.

Et quand elle est ratée, eh bien il ne se passe rien, ils ne vendent rien, nada…

Que faut-il faire alors ?

1/ regarder dans les bibliothèques, les FNAC, les librairies, et essayer de comprendre comment fonctionne un livre, quelles couleurs, photo ou pas, choix des caractères…

2/ faire une liste de ce qui vous semble important

3/ imaginer votre couverture, dans votre tête, et comparez-la à votre liste

4/ apprendre à vous servir d’un logiciel de graphisme ou de mise en page (il en existe de gratuits pour PC ou Mac)

5/ vous lancer, et vous remettre en question jusqu’à obtenir un résultat satisfaisant.

Si vous avez un budget, vous pouvez aussi vous former avec une méthode, ou engager un graphiste.

Mais ne considérez pas que c’est inutile, et que cela ne mérite pas d’effort : tout comme la mise en page, la couverture de votre livre fera la différence entre un livre raté et un livre semblable à ceux qu’on trouve dans le commerce : votre futur lecteur s’attend à la même qualité que chez Gallimard ou Grasset. Il ne tient qu’à vous pour vous en approcher. C’est injuste, mais c’est comme ça.

Alain Jamot vit à Berlin et est écrivain et éditeur. Il anime le blog http://www.je-publie-mon-livre.com, consacré à l’écriture et l’édition indépendante.

vendredi 8 juin 2012

Comment faire un livre ?

FRANKFURT AM MAIN, GERMANY - OCTOBER 12:  A vi...

Voilà une question que se posent, ou devraient se poser, tous les auteurs débutants : comment faire un livre ?
Cette question est bigrement intéressante, car elle peut très vite se diviser en deux questions :

--) comment faire pour écrire un livre

et

--) comment faire pour publier un livre.

La première relève de la technique littéraire. Effectivement, il existe des techniques pour mener à bien la rédaction d’un manuscrit.

Vous pouvez vous inspirer de ce schéma :

  1. Faire un plan, ou au moins un résumé de votre histoire
  2. Décrivez brièvement vos héros
  3. Découpez en chapitres
  4. Écrivez une première version de votre manuscrit, puis laissez reposer quelques semaines
  5. Relisez tranquillement, puis passez à l’étape suivante
  6. Réécrivez votre manuscrit, du point de vue du lecteur : sabrez impitoyablement tout ce qui retarde l’action, les descriptions trop longues, les dialogues mal foutus, rallongez les passages intéressants, donnez des éléments supplémentaires sur vos personnages, rendez-les vivants et attachants
  7. Laissez reposer à nouveaux quelques jours, puis
  8. Corrigez les fautes de frappe, d’orthographe, vérifiez votre grammaire
  9. Donnez à lire votre manuscrit à quelques personnes de confiance
  10. Relisez une dernière fois.

Et voilà, votre premier livre est achevé.

Vous pouvez embrayer sur la deuxième question : comment publier un livre.
  1. Créez-vous un réseau sur Twitter et Facebook d’éditeurs : ils y sont nombreux
  2. Échangez, faites-vous connaître avant d’envoyer un manuscrit au pif, repérez ceux qui cherchent de nouveaux textes, et à ce moment-là seulement, envoyez-leur votre manuscrit.
  3. Parallèlement (les deux premiers points prennent du temps), lancez-vous comme auteur, en visant les lecteurs sur les réseaux sociaux.
  4. Donnez à lire gratuitement les trois premiers chapitres de votre livre sur votre blog
  5. Publiez sur le Kindle d’Amazon
  6. Publiez une version papier : passez par un conseiller littéraire/éditorial pour obtenir un vrai livre, avec une vraie mise en page/couverture (ça coûte un peu de sous, mais votre crédibilité est à ce prix) et vendez-le dans les salons du livre de votre région, rencontrez des journalistes, des libraires... votre futur éditeur sera impressionné par vos efforts, et votre liste de lecteurs !
Si vous suivez cette stratégie, vous augmentez votre chance d’être publié de 90 % !

Vous venez de le constater, votre question,  comment faire un livre, ne doit pas vous conduire au désespoir et à l’inaction : bien au contraire, il n’y a jamais eu autant d’outils et d’opportunités pour vous faire connaître en tant qu’auteur. Profitez-en !

Alain Jamot est écrivain, éditeur et conseiller littéraire : il vit à Berlin, où il anime le blog http://www.je-publie-mon-livre.com, dédié à l’écriture et l’édition indépendante.

(Image credit: Getty Images via @daylife)

mercredi 8 décembre 2010

L’Antidote impressionnant pour corriger vos textes et apprendre le français

« Druide Informatique » ça vous dit quelque chose ? Non ? Lisez la suite :

Vous avez besoin de corriger vos textes en français ?
Vous souhaitez avoir un professeur à votre disposition n’importe quand et presque n’importe où? Même en bronzant sur la plage ?
Vous voulez connaître quel est ce secret partagé entre beaucoup d’écrivains et tout professionnel ?

Eh bien vous pouvez faire tout ça et plus grâce au logiciel Antidote, un logiciel de correction en langue française créé par Druide Informatique, et qui vous accompagnera tout le long de votre travail d’écriture. Alors pour écrire un livre, c’est un compagnon idéal.

Le logiciel Antidote vous permettra non seulement de corriger immédiatement une grande plupart d’erreurs, mais en plus il vous dit pourquoi et vous fait des propositions alternatives, et ça veut dire que vous pouvez ainsi améliorer la qualité de vos écrits, les corriger tout en continuant à apprendre chaque jour en langue française.

Il faut savoir aussi que le logiciel Antidote est utilisé par les professionnels, les écrivains, les traducteurs et toute personne soucieuse de soigner la qualité de son texte.

Je vous le recommande vivement le logiciel Antidote, car il est époustouflant.

La toute dernière version d’Antidote « HD » n’est pas disponible en version d’essai, je sais qu’il existait des versions d’essai gratuites (d’anciennes versions) en téléchargement, ceci dit je ne les retrouve plus, mais peut être qu’en cherchant bien sur Internet vous trouverez une version d’essai gratuite un peu plus ancienne. Essayez en tapant « Télécharger Antidote » par exemple dans votre moteur de recherche.

Pour finir voici un test intéressant par Nelson :

Et bien sûr le site officiel du logiciel Antidote chez ses créateurs Druide Informatique :


Je vous souhaite d’avoir une bonne lecture ! À bientôt.

mercredi 30 juillet 2008

L'autocritique

Après avoir écrit le brouillon de votre roman/nouvelle/histoire courte, La première question que vous devriez vous poser pourrait bien être : « Ai-je prouvé la morale (le sens profond) de mon histoire ? » Si vous vouliez montrer que l’avidité menait au bonheur, avez-vous réussi à le prouver dans votre histoire ? Ou était-ce quelque chose d’autre qui mène au bonheur ? Finalement, en ayant bien cherché, « Non, en fait c’était la chance la vraie cause du bonheur, » me répondriez vous.

Si c’est la chance et non l’avidité, alors vous devez réécrire votre brouillon d’une manière à ce que ce soit la chance et non l’avidité qui mène véritablement au bonheur. Vous aviez déjà décidé avant même de commencer d’écrire que vous croyiez en votre morale d’histoire, et que ça valait le coup de la démontrer.

Si vous n’avez pas prouvé la morale de votre histoire, vous devez revenir à votre manuscrit et regarder encore une fois ce que vous aviez planifié, regardez les causes et les effets, et décidez des changements que vous devez faire affin que votre histoire puisse prouver ce sens profond et caché.

Si vous décidez qu’avec un certain personnage, il s’était avéré qu’il ne s’agissait pas d’avidité, mais de sacrifice de soi à la fin de l’histoire qui a finit par mener au bonheur, alors vous devriez penser à modifier votre morale d’histoire même à ce stade d’écriture très avancé. Car si jamais vous deviez modifier votre morale d’histoire, il vous faudra réécrire votre livre d’une manière à ce que l’histoire puisse prouver effectivement cette nouvelle morale d’histoire.

Demandez-vous si vous avez touché les émotions de votre lecteur, et si vous lui avez permis de s’identifier au personnage. Y a-t-il une scène où un personnage sensé être sympathique se comporte soudain cruellement ou d’une manière stupide, ou encore faussement, jusqu’au point de perdre son tempérament sympathique ?

Vos personnages sont-ils en opposition ? Sont-ils toujours présentés de la manière la plus efficace, la plus cohérente et la plus complète ? Sont-ils suffisamment mis à l’épreuve, d’une manière à ce qu’ils ne puissent s’échapper de la confrontation avec le conflit ? Ont-ils des passions qui les font vibrer ? Sont-ils bien motivés ? Prennent-ils des décisions claires ? Sont ils déterminés ? Avez-vous évité les personnages-stéréotypes ? (Vous savez, les personnages dont le genre est beaucoup trop facile à identifier et pas original du tout, exemple : un John Wayne, un Superman…)

Votre personnage principal devrait se développer d’une manière complète, avez-vous développé votre personnage d’une manière suffisante ?

Avez-vous plongé vos personnages dans un conflit progressif ? Vos conflits sont ils statiques ? Font ils de petits bons des fois ?

Vos conflits sont-ils résolus d’une manière acceptable, d’une manière à ce qu’on puisse ressentir une très bonne cohérence? Votre lecteur a-t-il eu l’agréable impression que votre histoire lui a été racontée d’une manière complète ?

Les scènes et les incidents sont ils assez variés ? Les répétitions sont elles évitées ?

Votre histoire commence-t-elle là où il faut ?

Avez-vous commencé votre histoire trop tôt, d’une manière à ce que ça prenne trop de temps aux conflits pour décoller ? Avez-vous commencé votre histoire trop tard ? De façon à ce que votre lecteur soit plongé dans le conflit progressif sans avoir eu la chance de tisser un minimum d’intimité avec vos personnages ?

Les événements de votre histoire se développent-ils indépendamment l’un de l’autre ? Votre lecteur est il capable de suivre sans problème les étapes A, B, C et D de vos événements ?

Le point culminant de votre histoire est-il révolutionnaire ? Est-il satisfaisant ? La résolution de votre point culminant comporte-t-elle une surprise à l’intérieur ? La résolution de votre point culminant a-t-elle été exploitée à son potentiel maximal affin de générer des émotions fortes chez votre lecteur ?

Votre histoire contient-elle un peu de justice poétique ou paradoxale? S’il n’y en a pas, votre histoire accepterait-elle d’en contenir ?

Votre histoire montre-t-elle les multiples visages de vos personnages importants ? Avez-vous montré la diversité de leurs états émotionnels ?

Les personnages sont ils révélés dune manière complète à la fin ?

Y-a-t-il des événements qui risquent d’aller contre le point culminant de votre histoire ? Si vous en trouvez, éliminez-les.

Demandez vous si vous avez choisi la bonne voix narrative (la façon spéciale avec laquelle s’exprime votre personnage narratif imaginaire.) Est-ce agréable de lire votre histoire par cette voix là ?

Les flash-back que vous avez utilisé sont-ils tous nécessaires ?

Avez-vous épuisé tous les conflits qui méritaient d’être exploités dans le contexte de votre histoire ?

Les actions importantes ont-elles été décrites d’une manière efficace ?

Peut-on facilement identifier les conflits de votre histoire, si possible, dans les conflits de la vie réelle ?

Vérifiez chaque scène, est-elle propulsée par un conflit progressif ? Est-ce aussi trépidant que ça pourrait l’être ? Si certaines scènes n’accrochent pas le lecteur, et si votre histoire peut s’en passer, éliminez simplement ces scènes.

Vérifiez chaque phase des dialogues, servent-elles le conflit ? Contribuent-elles au développement des personnages ? Font-elles avancer l’histoire ? Les dialogues sont-ils frais, pleins de couleurs ? Sont ils les choses les plus intelligentes à faire dire à vos personnages?

L’écriture est-elle charismatique ? Votre écriture ouvre-t-elle l’appétit du lecteur ? Donne-t-elle envie à votre lecteur de sentir, écouter, voir, toucher et utiliser son sixième sens ?

Les occasions de faire de l’humour ont-elles bien été saisies ?

La voie passive a-t-elle été utilisée au moment où elle devait être active ? Les choix de vos verbes ont-ils bénéficié d’une attention toute particulière de votre part ? Avez-vous écrit d’une manière précise et spécifique au lieu d’une manière généralisée ? Y a-t-il une bonne densité temporelle et textuelle dans vos écrits ? Votre écriture a-t-elle été vigoureuse et pleine de conviction, ou alors boitillante et insipide ?

On dit qu’Ernest Hemingway n’hésitait jamais à réécrire ses scènes jusqu’à ce qu’elle lui plaisent, souvent jusqu’à trente ou quarante fois ! Les critiques de Hemingway disent qu’il était un génie.

Mais en y réfléchissant bien, était-ce le génie de Hemingway qui le poussait constamment à travailler très dur, ou alors était-ce son dur travail qui a donné naissance à des œuvres de génie ? Je vous laisse méditer sur cette question et en attendant, je vous souhaite plein de plaisir dans votre travail et la meilleure des satisfactions.

jeudi 24 juillet 2008

Astuces pour jeunes écrivains en herbe (3ème partie) V- planification de scènes, dialogues, décors, VI- écriture, VII- révision

V- Les scènes : comment montrer ton scénario :

- Décide de comment tu veux montrer l’action : scénario, personnages, interactions, leçons, apprentissage de ton personnage principal, etc. Exemple : ne te contentes pas de dire « Louis était timide, » laisse Louis démontrer sa timidité par la manière avec laquelle il interagit avec les autres. Plus tard, montre que Louis a réussi à surmonter sa timidité en lui faisant rencontrer une fois de plus quelqu’un dont il avait peur auparavant.

- Chaque scène a besoin d’un début, d’un milieu et d’une fin. Essaie d’utiliser la fin d’une scène comme d’une transition vers le début d’une autre scène, et continue à le faire durant toute ton histoire.

- N’écris pas une scène courte pour un événement très important, et ne crée aucune scène pour un élément qui n’ajoutera rien à ton histoire. Par exemple, si plusieurs jours doivent s’écouler avant que ton personnage ne reçoive d’importants résultats d’un test, ne vas pas écrire l’équivalent de plusieurs jours d’attente qui risquent d’être ennuyeux à mourir. Saute directement au jour des résultats de ce test et contentes toi de montrer que ton personnage avait attendu pendant quelques jours.

Le dialogue :

Le dialogue offre beaucoup de choses à ton histoire :

- Il révèle ton personnage, et tout particulièrement à travers ses réactions,

- Il fait avancer le scénario,

- Donne de la vie aux scènes,

- Il régule le rythme de ton histoire,

- Prend de l’espace… : commence un nouveau paragraphe à chaque fois que l’un de tes personnages prend la parole, ça prendra plus d’espace, et ca peut être une astuce si tu as besoin d’écrire une histoire qui doit atteindre un certain nombre de pages. D’autre part, ça donnera plus de clarté au lecteur et il comprendra plus facilement qui est en train de parler.

Astuces pour écrire le dialogue :

Evite les longues salutations et les au-revoir. Ca risque de ralentir ton histoire, sans y ajouter grand-chose. Laisse ton lecteur imaginer ton personnage en montrant ses réaction et sa façon de parler.

N’utilise pas le dialogue comme un substitut à l’action. Exemple : si tu as un tremblement de terre dans ton histoire, écris une bonne scène de tremblement de terre avec beaucoup d’action. Ne te contente pas de faire dire à ton personnage « Oh ! Un tremblement de terre ! » Raconte tout ce qui se passe.

Les décors :

- Planifie tes décors, et garde les en tête après lorsque tu écriras. Ca donnera plus de vie à ton histoire.

- Le décors t’aide à éviter les scènes qui flottent, et éviter de créer des conversations ou des actions banales qui pourraient avoir lieux partout ailleurs. Le décors ajoute une ambiance aux scènes. Exemple : dans une histoire au bord de la plage, un personnage pourrait comparer tante Fabienne à un goéland, à cause des hurlements qu’elle pousse. Tandis que dans une histoire en pleine ville, tante Fabienne pourrait nous faire rappeler une alarme antivol :)

- Dans certains livres, certains décors apparaissent comme un personnage. Exemple : dans « Alice au pays des merveilles, » les décors prennent vie, les maisons, les arbres et les objets se mettent à parler et ont un comportement qui leur est propre, ils illustrent bien cette idée de décor-personnage.

- Commence ton histoire avec un « Boum ! » c'est-à-dire un événement très important. Commence par un jour qui est différend de celui où ton personnage est appelé à l’aventure. Fais tout ton possible pour commencer ton histoire avec un grand événement.

- Montre bien l’évènement principal, montre bien ton personnage principal et son problème, ou alors des allusions à son problème.

- Utilise l’action pour faire marcher ton histoire, crée des actions qui donneront vraiment envie à tes lecteurs de découvrir ce qui va se passer par la suite.

VI- Ecris :

N’écris qu’une fois que tu auras bien planifié : ton personnage, conflits, scènes, et avec une attention particulière à ton introduction.

Dans ton brouillon, tu n’auras qu’à te concentrer à mettre tout ce que tu avais planifié sur papier. Tu pourras y revenir plus tard pour faire des corrections et des changements.

VII- Révise :

Il est important de corriger ses erreurs d’orthographe et sa grammaire, mais avant ça, assure toi que ton histoire tient bien debout : regarde une fois de plus au plan que tu avais écrit, vérifie bien que tu as montré tous ces éléments dans ton histoire. Voici deux exemples : parfois les écrivains planifient d’excellents personnages, mais lorsqu’ils relisent leur brouillon, ils se rendent compte qu’ils ont oublié d’utiliser des informations importantes sur les personnages. Vérifie aussi que tu as bien montré le problème de ton personnage principal, ses forces et ses faiblesses.

Parfois les écrivains se rendent compte que des parties essentielles de leur scènes les plus importantes de l’histoire, n’avaient pas étés planifiées d’une manière complète au début. Par exemple, si un personnage résout une énigme difficile dans la scène la plus importante de l’histoire, il faut que tu aies montré plus tôt dans ton histoire que ton personnage possède un talent particulier pour résoudre les énigmes.

Voilà, j’espère que ces quelques conseils t’auront aidé à créer de belles histoires, bonne chance et amuse toi bien !

Astuces pour jeunes écrivains en herbe, (2ème partie) – Création de personnages, types de conflits, IV- planifier son scénario

III- 3- Astuces pour créer tes personnages :

Si tu as déjà un scénario en tête, pense à deux besoins – Qui est-ce qui a besoin d’être satisfait par la récompense finale ? Qui est-ce qui va prendre de l’expérience en franchissant les obstacles ? La réponse : c’est ton personnage principal.

Mélange différents types de personnages :

Exemple : un méchant amusant (Docteur Evil dans Austin Powers,) un conseiller (sage) qui est aussi un farceur (Hagrid dans Harry Potter,) un méchant qui devient un allié et qui va aider le personnage principal à résoudre les problèmes (Vegeta dans Dragon Ball Z.)

Le conflit (le meilleur ami du conteur d’histoire) :

Plus le problème de ton histoire sera important, et plus ton histoire sera intense. Ne sois pas gentil avec ton personnage, n’aie pas peur de créer des obstacles qui l’empêchent d’atteindre son objectif. Ton histoire sera plus passionnante comme ça. Ton personnage gagnera plus d’expérience, et la récompense aura plus de valeur, puisque ton personnage tellement combattu pour la mériter.

Les conflits classiques :

Ces types de conflits t’aideront à démarrer :

- Personne contre personne : C’est le type de conflit le plus utilisé, puisque les conflits entre les personnes sont ceux qui intéressent le plus tes lecteurs. Exemple : Cendrillon contre sa mauvaise belle mère,

- Personne contre elle-même : Le conflit entre le bien et le mal est représenté par les forces et les faiblesses d’un personnage. Il s’agit d’un niveau assez profond et ça ne replacera pas le conflit principal, mais ça pourra enrichir l’histoire. Exemple : un personnage mauvais qui déteste faire la fête, mais au fond il n’a pas un cœur mauvais, il est devenu comme ça parce que quelqu’un l’a blessé. Il ressent un conflit interne entre le bien et le mal, à l’intérieur de lui-même.

- Personne contre la nature : en général, ce sont des catastrophes naturelles, où les personnages font appel à leur talents et reflexes de survie. Ce conflit est mouvementé et peut être passionnant, mais bien souvent difficile à écrire. Par exemple : le personnage de Jurassique Parc doit survivre, et s’échapper d’une dangereuse terre de dinosaures.

Astuces pour créer des conflits :

- Mélange différents types de conflits : peut être que tes personnages se battent pour survivre tout en luttant contre eux-mêmes intérieurement ?

- Ajoute plus de conflits et d’obstacles si ton histoire semble un peu plate ou pas assez intéressante. Avant d’écrire, il faut que tu saches à l’avance comment le problème va être résolu, ne te jette pas dans un gouffre.

- Le personnage principal doit résoudre le problème lui-même. Ne fais pas surgir quelque chose ou un personnage de nulle part pour résoudre la situation à la dernière minute, à la fin de l’histoire. Ca pourrait bien marcher au milieu de l’histoire, pour introduire un nouveau personnage par exemple ou un nouvel élément dans l’histoire, mais pas à la fin de l’histoire, car ça ne tiendrait pas debout.

IV- Planifier ton scénario :

Ton personnage et ton conflit sont le cœur de ton histoire. Le scénario n’est que la séquence d’événements qui se déroulent pendant que ton personnage fait face aux problèmes. Rappelle toi de ces points importants pour écrire ton scénario :

- Un scénario repose sur la cause et l’effet. Le scénario se crée par les effets des actions et des décisions des personnages.

- Evite une foultitude d’événements qui se passent au même moment. Prépare plutôt une chaine d’événements qui se suivent l’un après l’autre, chaque événement va affecter l’événement suivant et ainsi de suite. Chaque lien dans cette chaine devrait être indispensable à ton histoire. Il faut que tu veilles à ce que la fin de chaque événement introduise le début d’un autre événement.

Les éléments importants de la plupart des scénarios :

Planifie ces scènes et tu seras capable d’écrire plus aisément. Prenons par exemple le film de Shreck.

- Laisse l’histoire se dérouler : événement par événement.

- Montre les problèmes des personnages et les événements qui font démarrer l’aventure.

Le marais de Shreck est ruiné lorsque le Lord Farquaad décide d’y cloîtrer toutes les créatures des contes de fées. Lord Farquaad promet de d’enlever ce mauvais sort après que Shreck ait sauvé la princesse Fiona.

- Scènes d’aventures : Le héros rencontre des amis et des ennemis, fait face à des obstacles, apprend des leçons, se prépare à… (Shreck rencontre l’Ane, ils délivrent princesse Fiona, et se dirigent vers Duloc, sur le chemin, ils deviennent amis et vivent des aventures ensembles, comme Robin des bois et ses compagnons.)

- Le grand événement : Tout est dans ce titre. Il s’agit de la partie la plus passionnante de l’histoire (La scène du mariage.)

- Ficelle bien tous les détails, et offre des récompenses et des punitions (Shreck se marie avec Fiona, l’Ane tombe amoureux du Dragon, et Farquaad est mangé par le Dragon.)

lundi 21 juillet 2008

Astuces pour jeunes écrivains en herbe (1ère partie) – Ecrire une histoire, idées, II - éléments d’histoire, III – personnage et conflit

Comment faire lorsqu’on est un jeune écrivain et qu’on veut transformer une idée en une histoire que même les grands adoreront lire ?

Personnage et conflit, scénario et dialogue, décors et scènes, écrire et réviser.

C’est plus facile que tu ne le penses une fois que tu auras compris les éléments essentiels d’une histoire.

Peut être que tu t’est déjà demandé « comment pourrai-je remplir trois pages entières ? » Eh bien si tu suis mes petits conseils, tu commenceras à te demander : « comment pourrai-je raconter ma merveilleuse histoire en trois pages seulement ? »


I- Première partie :

Les idées :

Tu as surement dû te demander : d’où est-ce que les écrivains ramènent leur idées d’histoires ?

En fait, il faut rassembler beaucoup d’idées pour écrire une histoire ou une nouvelle, et voici un petit secret : les écrivains ne créent pas toutes leurs idées tout seuls, il les chipent ! D’accord, ils ne chipent pas tout, mais ils vont ramener plein d’idées de différentes sources, et les mélangeront pour obtenir une histoire originale.

- Cherche des idées dans la vie de tous les jours : une citation rigolote, des personnes intéressantes ou des événements qui se sont passés à l’école pour de vrai,

- Regarde tes histoires préférées, et mélange plusieurs idées pour obtenir une histoire toute neuve : regarde par exemple les livres de Harry Potter, ils mélangent « l’école, » « le sport, » « la destinée, » « un enfant dans la même situation que Cendrillon, » « le combat entre le bien et le mal, » et « la magie » pour créer des histoires irrésistibles.

- Fait sortir tout plein d’idées et de souvenirs loufoques de ta tête !

II- Deuxième partie :

Esquisse les éléments essentiels de ton histoire :

Voici les éléments essentiels de toute histoire :

1- Un personnage sympathique,

2- qui rencontre un problème,

3- Ce personnage finit par résoudre le problème.

N’entre pas encore dans les détails, mais garde une idée de ton personnage principal et du problème qu’il rencontre (le conflit.)

III- Troisième partie :

Précise les détails : Personnage et conflit

1. Crée ton personnage principal :

Voici les traits principaux de ton personnage principal :

- Il a un problème ou il a besoin de quelque chose,

- Il a la capacité de résoudre le problème qu’il le sache ou non (en général, il y a plus de suspens s’il ne sait pas qu’il peut résoudre le problème par lui même,)

- Il a tendance à surmonter, à résoudre le problème ou à gagner la récompense,

Après, pense à tes personnages secondaires les plus importants.

2. Crée les amis et les ennemis principaux de ton personnage principal:

Pour t’aider à commencer tout de suite, voici une liste d’exemples qui te servira à créer les différents types de personnages pour ton histoire.

- Les méchants : ils empêchent ton personnage principal d’atteindre son but, ses objectifs. Exemple : Le docteur Robotnik dans Sonic,

- Les alliés : ils aident ton personnage principal à atteindre ses buts. Exemple : Robin dans « Batman, »

- Les conseillers : ce sont les sages qui aident votre personnage principal par leur grande expérience de la vie. Exemple : Saotome (Hokage) dans Naruto,

- Les farceurs : ils allègent souvent l’ambiance, et très souvent le meilleur ami du personnage principal et un farceur : comme Donkey dans Shrek,

Dans les prochains articles je te donnerai les conseils suivants :

- III – 3- Astuces pour créer tes personnages

- IV- Quatrième partie : Comment planifier ton scénario,

- V- Cinquième partie : Comment créer tes scènes et tes décors,

- VI- Sixième partie : Ecriture,

- VII- Septième partie : Révision.

Le Concours des enfants écrivains 2008

Participez au concours des enfants écrivains 2008 ! c'est ici:

Concours des enfants écrivains 2008

La participation à ce concours est gratuite. La clôture de l'inscription à ce concours est le 31 décembre 2008.

Selon votre age, un thème est suggéré, mais non imposé, pour votre roman, conte ou nouvelle.

De 30 lignes à 30.000 lignes toutes les tailles et les formes de textes sont acceptées. De même, vous pouvez envoyer plusieurs textes, la participation n'est pas limitée à un seul texte par enfant.

Voici les catégories du concours des enfants écrivains 2008 :

Catégorie des 5-7 ans
Catégorie des 8-10 ans
Catégorie des 10-12 ans
Catégorie des 12-16 ans

Pour chaque catégorie d'age, il y a 3 premiers prix à gagner (des livres ! et des surprises !).

Les résultats du concours des enfants écrivains seront publiés le 15 février 2009 et les meilleurs textes retenus par le jury du concours seront publiés.

Faites vite! Retrouvez tous les détails ici:

Concours des enfants écrivains 2008

Bonne chance à tous!

dimanche 20 juillet 2008

Ecrire une introduction de livre

L’introduction d’un livre, c’est comme la porte d’entrée d’une maison ; ça vous prépare à tout ce qui est à l’intérieur. Les introductions plates ont l’un ou plusieurs de ces effets : elles mettent le lecteur en confusion, l’énervent, mettent sa patience à rude épreuve ou le poussent simplement à zapper carrément les premières pages. Rares sont les lecteurs qui ferment définitivement un livre après avoir lu seulement les premières pages, mais là, avec une introduction ennuyeuse à mourir, vous aurez perdu une bonne chance d’agripper votre lecteur à l’histoire sur tout le reste de votre livre.

C’est comme lorsque vous rencontrez une personne pour la première fois, les premières impressions sont parfois décisives selon les situations et les circonstances de cette rencontre.

En premier lieu :

Sachez que vous pouvez ennuyer votre lecteur rien qu’en décrivant les scènes ou les décors de votre livre dans votre introduction. Car ça ne marche plus aujourd’hui.

Le fait de commencer par introduire des personnages représente une bien meilleure approche, parce qu’après tout, ce seront vos personnages qui domineront l’histoire. Tous les autres aspects qui restent (scénario, thèmes, décors) auront pour mission de compléter vos personnages.

Poussez vos personnages vers vos lecteurs, faites que votre lecteur tombe amoureux de votre protagoniste, dévoilez lui subtilement ses excentricités, exhibez sa personnalité. Si votre lecteur n’aime pas votre personnage dès le départ, ce ne seront pas vos décors ou vos lieux qui vont l’attacher à votre livre.

En général, introduire de un à quatre personnages importants au début est une bonne chose. Que vous commenciez par des conversations ou par des actions, ça vous donnera les meilleurs résultats, tout comme ça vous donnera l’opportunité de montrer la personnalité de vos personnages et le genre de relations qu’ils entretiennent entre eux. Votre lecteur veut des gens, leurs émotions ; donnez lui ce qu’il veut sans le faire impatienter.

En deuxième lieu :

Vous mettre votre lecteur en pleine confusion en incluant trop de personnages dans l’introduction. Plus de cinq personnages, ça commencera à faire un peu trop pour la moyenne des lecteurs. Au début, le lecteur ignore tout des personnages et des relations qu’ils entretiennent entre eux. A ce stade il pourrait avoir des difficultés à comprendre les conversations échangées entre ces personnages.

En plus, le fait d’introduire trop de personnages parmi les toutes premières pages ne laissera pas le temps à votre lecteur d’établir une relation amicale ou sympathique avec l’un d’eux. Il sera comme un spectateur à un match de polo et qui ne sait rien de ce que c’est que le polo (vous savez le sport collectif avec des chevaux, des cavaliers avec des battes et un ballon.) Si votre lecteur ne comprend pas, il se détachera, mais s’il comprend, il plongera directement au cœur de votre livre et serrera la main à vos personnages, riras, sautera et criera avec eux… bon peut être pas à ce point mais vous comprenez certainement ce que je veux dire.

En troisième lieu :

Il pourrait vous être extrêmement difficile de surprendre votre lecteur en étant inconsistant dans le ton de votre livre. Si vous écrivez une tragédie, alors vous devez commencer avec des situations tragiques avec des personnages qui fusionnent parfaitement avec ce genre.

Ecrire une introduction hilarante pour une tragédie, un début sérieux pour une comédie, ou une introduction littéraire pour un thriller, va être considéré comme un travail d’amateur. Imposer le bon ton pour un livre dès vos premières pages va préparer le lecteur à ce que vous voudrez lui dire plus tard.

La réécriture d'un brouillon

Arriver à transformer son brouillon en une œuvre finie, demande une concentration particulière, et souvent bien plus d’efforts que le simple travail d’écriture lui-même. Pour commencer, considérez que la réécriture consiste avant tout en une correction de ce que vous avez écrit. Ces corrections vont des erreurs en tout genre, des fautes d’orthographe ou de grammaire, à tout ce qui fait vos personnages.

Si vous prenez un brouillon d’une autre personne entre vos mains, il y a beaucoup de chances à ce que les erreurs et les imperfections de ce brouillon vous sautent au nez dès les premières minutes ou secondes de lecture. Etant une personne différente, vous pourrez voir des choses que cette personne n’arrive pas à voir, ou alors assez difficilement. Ca marche aussi dans la vie de tous les jours, quand on a un problème, un ami peut nous offrir une façon de voir très différente et qui nous aide à résoudre la situation, c’est parce qu’un ami voit les choses depuis l’extérieur et avec plus de recul : une vue bien plus objective, au moment où on aurait plutôt tendance à trop nous enraciner dans notre subjectivité.

Dans l’écriture, il arrive très souvent qu’on soit empêtré dans cette subjectivité jusqu’à devenir aveugle devant plein de détails. Bien évidemment, on ne le fait pas exprès, mais il serait très enrichissant d’y faire attention et de procéder à des changements qui ne peuvent être que bénéfiques.

Si par exemple, dans le brouillon de quelqu’un d’autre le personnage manque de motivation, vous ressentirez ça dès le début. Si la lecture de ce brouillon vous ennuie à mourir, encore une fois, vous pourrez le sentir très tôt. Vous pourrez donc découvrir plein d’imperfections avec clarté : des temps morts, des personnages incomplets/flous, peut être aussi des clichés maladroits, et autres métaphores pas très réussies.

Donc vous pourrez voir et sentir tout ça chez quelqu’un d’autre, mais pas forcément chez vous, pas dans votre brouillon. N’oubliez pas non plus qu’en temps qu’auteur, vous vous lierez irrémédiablement à vos propres personnages, comme si ces derniers existaient vraiment, vous pourrez vivre chacune de leur douleurs, et joies. Aussi, vous pourriez voir que vos personnages sont uniques et complets. Mais au moment où vous entretenez cette relation avec eux, vous pourriez oublier que vos lecteurs ne connaissent pas vos personnages comme vous les connaissez et ne les voient pas comme vous les voyez.

Lorsqu’un de vos personnage pleure vous pleurez, lorsqu’il rit vous riez, mais au même moment la grande plupart de vos lecteur pourraient seulement « bailler. » De ce fait, certains passages peuvent ennuyer vos lecteurs, et leur donner envie de « dormir, » une histoire à dormir debout ? Tiens ça me rappelle lorsque j’étais assez jeune et que je dessinais des œuvres d’art que seul moi comprenait : j’y voyais toute cette « perfection, » mais je ne comprenais pas toujours l’indifférence de la plupart des personnes à qui je présentais ma création. Depuis, je m’étais amélioré, et j’avais trouvé mon publique (mes camarades de classe.) Bref, je pense que ça a certainement du vous arriver à un moment où à un autre de la vie, par rapport à une ou plusieurs de vos créations.

Revenons à l’écriture. La solution pour pallier à votre aveuglement en face de vos erreurs et à votre considération inconditionnelle de la perfection de vos personnages, c’est prendre conscience de l’importance de l’optimisation et du renforcement de votre propre objectivité et introspection, et vous habituer à faire appel de plus en plus souvent à votre sens autocritique pendant la réécriture.

L’objectif c’est d’arriver à voir de la même façon que vos critiques, c'est-à-dire les personnes qui vous donnent les meilleurs avis objectifs sur votre travail. Vous devriez être capable de faire des modifications à votre écrit affin d’avoir une œuvre vraiment intéressante. N’hésitez donc pas à réduire sinon éliminer certains passages même s’ils font partie de vos passages préférés, modifier votre scénario, vos personnages, le ton, le style, les temps. Ainsi, pour pouvoir modifier certains de ces éléments, il faudrait d’abord que arriviez à les considérer, pour ensuite les retravailler.

« Wow ! » me diriez vous. Eh bien, ça vous permettra d’améliorer considérablement votre œuvre, et par dessus tout, vous donner une chance encore plus grande pour éditer votre livre.

Vous aurez donc fini d’écrire votre premier brouillon, et vous irez joyeusement le faire partager avec votre entourage. Votre maman adore ! Ainsi que tonton Patrick. Vos amis commencent déjà à vous taquiner « à quand le million d’exemplaires ? » Cela dit, certains vous regarderont droit dans les yeux et vous diront : « Pour te dire la vérité, je trouve que certains passages sont, comment te dire, un peu morts si tu vois ce que je veux dire. »

Mais si vous leur demandez de vous dire quels passages précisément, vous verrez qu’ils ne s’en rappellent pas vraiment.

Donc, vous vous demanderez : « Mais à quels passages ? Et que puis-je y faire ? »

Vous devez procéder à un travail d’auto-évaluation objective dans votre écrit et dans votre façon de voir le tout. Il faut que vous arriviez à découvrir si les effets sur lesquels vous vous acharnez dans votre œuvre, fonctionnent véritablement et gardent vos lecteurs agrippés du début à la fin.

Si jamais vous avez l’occasion de rencontrer un groupe d’écrivains, profitez en et demandez leur ce qu’ils en pensent. Et surtout, si vous avez la chance de tomber sur des personnes qui ont un sens critique aiguisé, ne laissez pas leur critiques vous atteindre sur le plan émotionnel, mais essayez de voir les choses que vous n’arrivez pas à voir vous-même, comparez les avis de tout le monde et vous saurez ce que vous devez modifier dans votre écrit. Vous trouverez aussi que beaucoup de personnes se contenteront de vous flatter, mais ça ne serait pas normal d’avoir tout bon dans votre brouillon, à moins que vous ayez un talent inné dès le départ. Cela dit, les vrais critiques sont loin d’être ceux qui se contenteront de vous flatter.

Donc n’oubliez pas, l’objectif c’est de vous corriger vous-même, et pallier à n’importe quel problème que vous pourriez découvrir dans vos écrits, sur tous les niveaux. Ca vous permettra de bien vous améliorer continuellement, et ainsi de multiplier vos chances de publication dans le futur.

Je suis certain que vous aimerez beaucoup le travail de réécriture et d’auto critique, une fois que vous y aurez pris goût vous ne pourrez plus vous en passer.

Je vous souhaite plein de plaisir dans votre réécriture, et tout plein de découvertes passionnantes !

mercredi 28 mai 2008

Ecrire-conseils change de mise en forme

Bonjour tout le monde!

Ce billet rapide pour vous demander ce que vous pensez de la nouvelle mise en forme.
Est-il plus agréable de lire les conseils d'écriture dans cette présente configuration?
Personnellement je voulais procéder à des changements d'aspects visuels. Alors dites moi ce que vous en pensez, et merci beaucoup de votre fidélité ;)

Je serai de retour dès que possible pour poster de nouveaux messages.

Sur ce bonne journée/soirée à vous et à plus!

K'

jeudi 27 mars 2008

Comment développer votre style d'écriture (3ème partie)

Pour améliorer votre style d’écriture, vous pouvez diviser votre écriture en plusieurs étapes.

1- La pré-écriture,
2- L’écriture de votre premier brouillon,
3- La réécriture.

La pré-écriture

C’est une bonne idée de commencer par cette étape avant d’écrire votre premier brouillon ; la pré-écriture consiste à s’amuser à écrire tout plein d’idées concernant votre présent projet, mettre toutes vos idées sur papier, pour les trier ensuite et les organiser sous forme de plan.

Ceci vous évitera de vous perdre dans une désorganisation totale des différents éléments de votre histoire. La pré-écriture est une sorte d’échauffement avant l’écriture elle-même, ça vous mettra bien plus à l’aise quand vous commencerez à écrire, car vous aurez visualisé à l’avance le trajet que vous allez parcourir. Alors ne vous précipitez pas, et donnez vous le temps de penser à ce que vous voulez écrire et tout organiser l’avance.

Il est très important d’écrire au moins en deux étapes : écrire un premier brouillon, puis passer à la réécriture après une certaine période, le temps de laisser vos idées mûrir. Ceci parce qu’un premier brouillon est rarement probant, et à moins d’avoir des aptitudes innées, vous aurez besoin de procéder à une réécriture, qui donnera une forme plus claire à votre écrit, avec bien plus de précision, et avec un style d’écriture plus abouti. Peu importe votre niveau, vous pourrez voir la différence.

Donc n’oubliez pas de respecter au moins ces trois étapes d’écriture : 1- pré-écriture, 2- écriture et 3- réécriture. Ces étapes sont très importantes dans la formation de votre style d’écriture, et par la pratique, vous vous améliorerez de plus en plus, et votre style d’écriture continuera d’évoluer.

Habitudes d’écriture.

Vos habitudes d’écriture ont une influence directe sur votre style d’écriture. Vous êtes vous déjà posé la question : à quelle heure de la journée suis-je le plus productif ? Tôt le matin, très tard le soir ? Et où suis-je le plus à l’aise, le plus inventif lorsque j’écris : en plein air dans le jardin, dans le métro, ou alors enfermé au fond de ma chambre (ou de mon bureau) ? En prêtant attention aux moments et lieux très précis où vous avez le plus de plaisir à écrire et où vous êtes le plus inventif et le plus productif, vous pourrez mieux planifier vos séances d’écriture en fonction de vos désirs et besoins. Le résultat : votre style d’écriture sera « optimisé » si l’on puis dire, et vous aurez l’avantage de vous améliorer deux fois plus rapidement.

mardi 11 mars 2008

Comment développer votre style d’écriture (2ème partie)

Votre style d’écriture, ou la manière avec laquelle vous vous exprimez, se développe naturellement avec le temps. Il s’agit d’une combinaison de votre personnalité, vos choix de lecture, et dans une certaine mesure, des décisions que vous prenez consciemment lorsque vous écrivez.


Voici quelques astuces qui peuvent vous aider à développer votre style d’écriture.

D’abord, vous ne devriez pas trop y penser, car comme on l’a déjà vu précédemment, ça altérera le naturel de votre propre style.


Ensuite, il faut lire –et lire beaucoup-, affin de nourrir votre style personnel d’écriture. Lisez avec gourmandise, et lisez « en profondeur ». Lisez les grands classiques, car ce sont vos meilleurs professeurs dans le développement de votre propre style.


Ceci dit, si vous hésitez à lire des ouvrages de genres différents par peur d’altérer votre style d’écriture personnel, comme de la science fiction par exemple, alors n’ayez aucune crainte, vous pouvez en lire autant que vous le désirez, ça ne peut que vous enrichir. Donc souvenez-vous ; lisez tout ce qui vous plait, tout ce dont vous avez envie de lire, sur tout sujet qui vous intéresse, et dans n’importe quel genre littéraire. C’est important pour développer un style d’écriture personnel et unique.


Ecrivez.

Aucun exercice ne peut remplacer le simple fait d’écrire autant que vous le désirez. Si vous projetez de vous faire publier, oubliez tout ça, et donnez-vous le temps de vous réaliser vous-même, à travers votre propre style d’écriture. Laissez la publication pour plus tard.
Essayez vous à des genres différents. Ecrire de la poésie, par exemple, vous permettra d'apprendre beaucoup de choses.


Lorsque vous écrivez, ne laissez pas les questions relatives à vos influences vous perturber. Laissez vous aller en écrivant, et si jamais vous n’êtes pas satisfait de ce que vous avez écrit, ne vous en faites pas et continuez d’écrire. Dites vous bien que votre style n’arrêtera pas de s’améliorer, aussi longtemps que vous continuerez à écrire comme vous le sentez, et à écrire comme vous l’aimez.


Utilisez les mots qui vous viennent à l’esprit spontanément, et naturellement.

Même si vous devriez faire des efforts particuliers affin d’enrichir votre vocabulaire, contentez vous d’écrire avec des mots que vous prononcez dans la vie de tous les jours. Si jamais vous utilisez un terme ou une expression particulière dans le seul but d’impressionner votre lecteur, vous risquez de mal l’utiliser ou de l’employer dans un contexte totalement inapproprié.


Ecrivez avec clarté.


Par votre écriture, votre objectif est de communiquer. Veillez à ce que chaque phrase soit aussi directe et aussi simple que possible. Facilitez la compréhension à vos lecteurs, c’est primordial si vous voulez leur offrir une lecture agréable et reposante. Une écriture maladroite cassera immédiatement le charme de votre histoire imaginaire, alors n’oubliez pas d’écrire avec clarté.


Soyez précis.

Une écriture détaillée et précise donnera de la vie à vos textes. Faites votre possible pour choisir les bons mots pour vos descriptions. Faites quelques petites recherches si nécessaire, documentez-vous. Il est très important d’être en mesure d’utiliser les noms et les verbes les plus appropriés.

(Se suit dans « Comment développer votre style d’écriture 3ème partie »)

vendredi 7 mars 2008

Comment développer votre style d'écriture (1ère partie)

L’une des choses dont vos lecteurs se rappelleront le plus après vous avoir lu, ce ne sont pas tellement les concepts sur lesquels réside votre travail. Lorsqu’on lit une histoire, en général, ce n’est pas le scénario ou les personnages eux-mêmes qui créent le suspens, la joie ou la tristesse. Non. L’élément le plus important dans votre écrit c’est la façon avec laquelle vous écrivez ; il s’agit de votre propre style d’écriture.


Vous pouvez imaginer un scénario très intéressant, et vous retrouver au bout de quelques pages écrites, avec quelque chose qui ne vous motive vraiment pas. Par contre, avec un scénario banal, du genre celui qui a été ressassé des centaines et des centaines de fois, vous pouvez en faire une petite merveille. Mais qu’est-ce qui fait la différence entre ces deux résultats ?


La différence qui existe entre écrire d’une belle manière et écrire d’une façon pauvre, dépend directement de votre style d’écriture personnel. Beaucoup de personnes voudraient tellement améliorer leur style d’écriture (j’en fais partie,) et il est vrai que ce n’est pas évident, cela dit, c’est loin d’être impossible, et heureusement d’ailleurs.


En fait, pour développer votre propre style d’écriture, vous ne serez pas obligé de suivre à la lettre, des règles prédéfinies. Personne ne possède un style d’écriture « faux », comme personne n’en possède un qui soit « juste ».


Votre style d’écriture personnel est tout simplement une compilation des choses sur lesquelles vous aimez écrire et vos méthodes personnelles que vous utilisez pour écrire. Certaines personnes ont un style d’écriture très fertile et une plume assez abondante. D’autres se contentent du strict minimum, en ne se concentrant que sur les points essentiels de leur écrit, sous forme d’idées assez brèves et précises. Vous pouvez tomber soit dans la première catégorie, soit dans la deuxième, mais dans la plupart des cas, vous vous retrouverez quelque part entre les deux avec votre style. En fin de compte, le plus important ce n’est pas d’apprendre un style, mais plutôt trouver votre propre style et le développer.


Voici quelques astuces pour vous aider à maitriser votre style d’écriture.


La plupart des gens écrivent de la même façon avec laquelle ils parlent. Ceux qui n’utilisent pas de grands termes ou expressions lorsqu’ils parlent à leurs amis, ont tendance à avoir un style d’écriture tout aussi simple. Les gens sarcastiques quant à eux, sont plus enclins à écrire d’une manière sarcastique. Ce n’est pas toujours le cas, mais en général, si vous essayez d’écrire en empruntant un ton complètement différent de celui avec lequel vous avez l’habitude de parler, alors votre écriture aura l’air moins naturelle, moins sincère.


Une fois de temps en temps, essayez de vous lire vous-même. Vous sentez-vous à l’aise lorsque vous lisez à haute voix ? Vous sentez-vous à l’aise lorsque vous parlez de cette manière ?
Si ce n’est pas le cas, essayez d’écrire ce passage de la manière avec laquelle vous parleriez en temps normal.


Evitez surtout d’écrire sur des sujets que vous ne connaissez pas. Si vous essayez d’écrire un drame politique, par exemple, alors que vous n’avez aucune expérience préalable dans ce domaine, il y a de grandes chances à ce que vous donniez l’impression de vous forcer, ou alors d’être carrément à côté de la plaque. Bref, tout ce qui vous empêche d’être à votre aise dans votre écriture, finira tôt ou tard par se voir clairement à travers votre style d’écriture.


(Se suit dans le prochain billet : Comment développer votre style d’écriture – 2ème partie)

lundi 29 octobre 2007

Une excellente raison pour écrire ou continuer l'écriture de votre livre

Quand on commence à écrire notre livre, on est tout plein d’énergie et d’enthousiasme, mais cet enthousiasme n’est pas éternel et pour preuve, le moment le plus difficile qu’on peut traverser lorsqu’on écrit, c’est lorsqu’on en est à 30 % de notre œuvre, car c’est là que ça commence vraiment à jazzer.

La fin semble être lointaine, lointaine, si lointaine. Heureusement, à 70% vous pouvez commencer à voir la couleur de la fin, c’est alors que votre enthousiasme refait son apparition. Vous l’aurez compris, le plus difficile c’est d’atteindre la moitié du chemin, réussir à écrire la moitié de votre œuvre, et c’est à ce moment que la grande majorité est tentée d’abandonner.

Voici pour vous quelques solutions :

- Imposez-vous un emploi du temps stricte, par exemple : écrivez 4 pages par jour seulement (prenez un jour de congé si vous voulez mais le jour suivant écrivez 8 pages, ou alors écrivez 6 pages pendant les deux jours qui suivent, ce qui serait plus raisonnable,)
Pour que vous ayez une idée claire :

1 page par jour = 1 livre par an
(Avez-vous écrit un livre durant l’année qui vient de s’écouler ? Le temps passe vite, si vous avez jamais eu l’envie d’écrire un livre c’est le moment ou jamais ! Si vous avez déjà entamé un ouvrage alors mettez en pratique ce conseil tout simple : une seule page par jour fera pour vous des miracles, alors ne pensez plus à aucune de vos peurs ou incertitudes, passez à l’action aujourd’hui même)

2 pages par jour = 1 livre en six mois = 2 livres par an
(Déjà 4 livres en deux ans, pas mal pour deux petites pages par jour.)

4 pages par jour = 1 livre chaque trois mois… = 4 livres par an !
(N’est-ce pas merveilleux ?)

Evidemment vous pouvez écrire plus que 4 pages par jour, mais le plus important c’est d’écrire quelque chose chaque jour, TOUS les jours, afin de créer une bonne habitude d’écriture à long terme, mais surtout ne vous forcez jamais, écrivez selon votre rythme, pourvu que ce soit constant, tous les jours, c’est très important.

- Dites à vos amis et à vos connaissances « Je suis en train d’écrire un livre ! » N’écrivez pas votre livre en secret, car vous manquerez de motivation en général. Par contre, en le disant aux personnes que vous connaissez et à celles que vous aimez bien (et qui vous encourageront,) là vous ne pourrez plus faire marche arrière facilement. Alors lancez-vous le défi en publique,

- Essayez d’obtenir les impressions des lecteurs dès le début de votre écriture si possible. Même s’il ne s’agit que d’un seul lecteur, vous n’aurez jamais l’impression de perdre votre temps. Vous pouvez vous amuser en faisant votre possible pour que votre lecteur soit le plus intéressé et le plus attiré possible par ce que vous écrivez, vous serez alors étonné par l’énergie et la créativité que vous aurez à chaque fois que vous écrivez,

- Ne vous inquiétez pas de vos erreurs d’orthographe ou de frappe. Beaucoup de personnes ont une orthographe irréprochable, pourtant elles n’écrivent pas grand-chose. Lorsque vous voulez créer, concentrez vous sur votre création en donnant libre cours à votre créativité,

Le plus important c’est votre création, ce que vous écrivez. Alors écrivez ce que vous avez envie de dire, écrivez et amusez-vous, surpassez vos limites et faites ressortir le meilleur de vous-même. Vous avez une grande envie d’écrire et c’est une chose merveilleuse, beaucoup n’ont pas cette chance.

Maintenant rappelez-vous toujours que le moment le plus difficile, c’est lorsque vous en êtes à la moitié de votre écrit. Armez vous de discipline et d’encouragements et vous terminerez votre livre bien plus facilement et avec plus de plaisir.

Je vous souhaite bon courage et à bientôt !

samedi 27 octobre 2007

Ecrire votre premier best-seller

Alors comme ça vous vous êtes dit « Allez ! J’écris mon best-seller ! Si les autres peuvent le faire alors moi aussi ! » Et là vous prenez votre courage à deux mains et y allez à fond dans votre projet. Après avoir dépensé beaucoup d’efforts et de temps -comme toutes les autres personnes qui ont tenté l’aventure avant vous-, vous aurez réussi à écrire votre propre scénario, mais de là à en faire un best-seller… Bref, nous en avons tous rêvé un jour ou l’autre, et dès qu’on décide de passer à l’action on se rend compte que ce n’est ni évident ni facile, mais ne désespérez pas car vous serez étonné par la réponse à cette question :

Comment pourrait-on écrire un best-seller, le plus facilement et le plus rapidement possible ?

Bonne nouvelle, après quelques recherches je vous ai découvert une technique secrète qu’utilisent certains auteurs pour écrire de véritables best-sellers ! Je vais vous expliquer comment faire et vous verrez que c’est si facile, que vous vous demanderez pourquoi vous n’y aviez jamais pensé auparavant.

Premier avantage à cette technique secrète : votre scénario s’écrira presque de lui-même!

Si vous parlez aux agents des maisons d’éditions, vous verrez qu’ils ne se plaigneront pas du fait que les auteurs n’écrivent pas ou ne savent pas écrire, mais se plaignent plutôt du fait qu’ils ne peuvent pas créer un scénario qui puisse accrocher l’attention des maisons d’édition.

Vous entendrez l’un dire « Vous savez, tout le monde peut écrire. » Et un autre « Au moins ça qu’ils peuvent écrire assez bien pour que leur travail soit facilement édité. Mais ce qui leur manque c’est l’aptitude à écrire une vraie histoire, un véritable scénario! »

Car voyez-vous, un éditeur sera toujours à la recherche d’un scénario qui fera un best-seller, le genre de scénario qui accaparera toute son attention et son intérêt. Un bon éditeur peut repérer très rapidement un écrit pour lequel il aura intérêt à signer un contrat et un chèque assez rapidement, car il sera quasiment certain que ça fera un best-seller. Sans plus attendre, passons donc à cette technique miraculeuse qui vous permet d’écrire votre best seller à la vitesse la plus rapide au monde !

- Pour commencer, partez à la bibliothèque ou à votre librairie, trouvez un livre qui soit sorti il y a cinq ou dix ans, et sur lequel vous pourrez lire sur la couverture « Best Seller. » Mais attention faites la différence entre Best Seller et « auteur à Best Seller, » nous ne sommes à la recherche d’un livre écrit par un auteur qui a déjà écrit un ou plusieurs Best Seller, nous cherchons à obtenir un Best Seller.

Lorsque vous vous serez procuré un Best Seller, pensez bien que cet ouvrage a déjà été écrit, édité et publié, ce qui veut dire déjà que le publieur avait aimé le scénario pour éditer ce livre, et ça veut dire aussi que ce livre a été lancé sur le marché. Mieux encore, les lecteurs du marché ont tellement aimé le scénario de ce livre qu’ils en ont acheté des centaines, et rapidement des milliers d’exemplaires, ce qui en a fait un Best Seller.

Ca veut dire que ce même scénario que vous tenez entre vos mains est un scénario à Best Seller. Et il n’y aura aucune ambiguïté ni aucun doute là-dessus. Le scénario de ce livre est un scénario qui est celui d’un livre qui bat les records de vente, un véritable scénario de Best Seller.

Qu’allez-vous faire à présent ? Simple, achetez ce livre et lisez-le. Ensuite réécrivez le scénario le plus brièvement possible et de la façon la plus complète que vous pouvez. C’est ce scénario que vous allez utiliser pour écrire votre propre scénario à Best Seller.

Mais ne paniquez pas à l’idée d’utiliser ce livre, car ce n’est pas ce livre que vous utiliserez mais seulement son scénario.

Prenez le scénario que vous aurez écrit et modifiez le maximum d’éléments qu’il vous est possible de remplacer. Changez le genre, changez le temps, changez le lieu, changez les personnages et changez le but à atteindre.

S’il s’agit d’un roman à l’eau de rose, faites-en un western, s’il s’agit d’un western, faites en une science fiction. Si les personnages sont des femmes, remplacez les par des hommes, loups, des dinosauriens ou même des martiens !

Si les événements se déroulent dans le passé, les vôtres auront lieu dans le futur. Si ça se passe à Paris, pour votre scénario ça se passera au Japon, en Australie, à Hollywood ou n’importe quel endroit de votre choix.

Une fois que vous en aurez fini avec tous ces changements, vous aurez votre propre scénario à Best Seller tout prêt, vous pouvez en être sûr, et là vous pourrez commencer à écrire votre livre à succès en un temps record !

Sept secrets pour guérir tout blocage d'écriture

Quand on n’est pas écrivain professionnel expérimenté, il arrive souvent qu’on commence à écrire et qu’on tombe en panne assez vite et parfois même avant d’écrire la moindre phrase (il faut préciser aussi que même les écrivains professionnels souffrent de ce mal qui n’est heureusement pas inguérissable).

Il y a et il n’y aura toujours qu’un seul vrai coupable dans ce cas: la peur. Parfois une peur de ne pas être à la hauteur, peur de sa propre écriture, de ce qu’on pourrait écrire, une peur de l’inconnu. Des pensées telles « Vais-je me ridiculiser ? Passerai-je pour quelqu’un qui ne sait pas de quoi il parle ? »

Heureusement, il est possible de se préparer à ce genre d’appréhensions purement psychologiques qui n’ont pas lieu d’être, du moins pas au point de vous empêcher de réaliser vos projets et objectifs personnels, et vous pourrez renforcer cette partie de votre conscience qui elle sait parfaitement que vous pouvez tout à fait écrire ce que vous désirez tout comme le font les autres personnes qu’il vous est arrivé de voir ou de lire.

Pour ceux qui ont des difficultés à continuer d’écrire leur livre ou reprendre tout projet d’écriture suspendu pour une raison ou pour une autre, revoici sept 7 astuces rapides pour se débarrasser de ce blocage d’écriture, certaines astuces sont évidentes, d’autres le sont moins :

N’écrivez pas trop tôt :
Avant que vous ne commenciez à écrire, il est important que vous vous prépariez psychologiquement pendant quelques heures ou quelques jours (ça dépendra de la taille de votre projet.) Donc, préparez vous mentalement car c’est important, pensez à votre livre et dites vous bien que vous allez l’écrire sans aucun problème ! Tout comme les athlètes qui ont besoin de se préparer psychologiquement, donnez vous le temps de préparation nécessaire.

Préparez vous !
S’il s’agit d’une écriture interrompue, relisez tout ce que vous avez pu écrire, surlignez les idées importantes au marqueur jaune, ensuite relisez ces idées afin de bien assimiler chaque élément avant de commencer à écrire.

Tracez un plan tout simple :
Avant de vous mettre à l’écriture, préparez une petite liste des idées que vous allez développer ou des événements que vous allez conter, écrivez-les dans le désordre si vous le désirez mais réorganisez les ensuite dans l’ordre chronologique. Ca vous facilitera beaucoup votre tâche d’écriture.

Gardez les documents de référence à portée de main :
Lorsque vous vous asseyez pour écrire, n’oubliez pas de mettre vos documents à portée de main, que ce soit ce que vous avez déjà écrit ou de la documentation qui vous aidera dans votre œuvre. Vous pourrez ainsi relever des références rapides à tout moment et à chaque fois que vous le souhaitez sans interrompre votre élan d’écriture une fois que vous aurez commencé. Si vous voyez que vous avez besoin de prendre des références très souvent alors laissez les documents que vous consultez le plus grands ouverts, ainsi vous pourrez jeter des coups d’oeils rapides.

Commencez à écrire, tout simplement :
Il est enfin temps que vous commenciez à écrire. Une fois que vous vous serez préparé psychologiquement et procédé à tous les petits préparatifs, vous serez prêt à commencer à écrire et ce même si votre blocage continue à vous dire « non, » ne l’écoutez pas.
Contentez vous d’écrire tout ce qui vous passe par la tête, même si vous l’avez déjà écrit, c’est simple : mettez vous à l’aise et écrivez tout ce qui vous est possible d’écrire, mais surtout prenez plaisir à écrire ce que vous voulez. Vous forgerez votre rythme en un rien de temps, et les mots et les phrases continueront à se suivre.

Ne vous inquiétez pas à propos vos premiers brouillons :
Une fois que les mots et les phrases commencent à venir, ne vous préoccupez pas de les rendre parfaits du premier coup. Rappelez vous qu’il ne s’agit que de votre premier brouillon. Vous pourrez le réviser plus tard. Le plus important pour vous sera de réussir à écrire vos idées lorsque votre esprit vous les dictera.

Remotivez vous constamment pendant votre projet d’écriture
Une fois que vous aurez atteint un bon rythme d’écriture, motivez vous constamment à continuer de faire du bon boulot et surtout soyez fier de ce que vous écrivez. Pendant votre projet, pensez bien que vous êtes le meilleur, car tout simplement vous êtes le meilleur pour écrire ce que vous désirez et personne d’autre que vous ne pourra l’écrire, qui sait, peut être qu’avec un peu d’entraînement et en découvrant les astuces de mon prochain article, vous réussirez à écrire un Best Seller, Ni plus ni moins !

Allez je vous souhaite bonne chance et à très bientôt.

mardi 9 octobre 2007

Ecrire une histoire courte qui marche

Pour écrire histoire courte efficace il faut que vous appreniez à construire une sorte de squelette de base en utilisant le scénario, le thème, les personnages, le dénouement et la conclusion.

Les histoires courtes créatives et originales, sans se ressembler entre elles, ont toutes en commun une structure de base qui leur permet d’être efficaces. Elles entraînent dans la lecture, et sont amusantes ou profondes. Ceci implique l’apprentissage par l’auteur de certaines aptitudes basiques qui permettent un écrit qui a du succès. Une fois ces aptitudes développées, vous pourrez explorer plusieurs façons de les utiliser, ou même de briser les règles. Mais comme tous les artistes sérieux le savent, on doit d’abord connaître les règles avant qu’il nous soit possible de les briser.

Le premier brouillon plein de passion

Au début, l’écrivain doit avoir à la fois la passion et la patience. Lorsque vous écrivez, vous quittez le territoire du banal. Le premier brouillon de votre histoire ne devrait suivre aucune règle nécessaire, mais il devrait plutôt être un torrent de mots. Croyez en ce que vous êtes en train d’écrire. Explorez votre royaume intérieur, et arrachez les mots de votre chagrin, plaisir, joie, colère et douleur. Décrivez concrètement et précisément ce que vous voyez avec votre vision intérieure, comment vous vous sentez et ce qui vous arrive.

N’écrivez pas à partir de votre sens du devoir. Les bons écrivains n’essaient pas d’enseigner une leçon, ou d’être socialement ou politiquement corrects. Il est beaucoup plus facile de censurer notre bon écrivain, affin de projeter mentalement nos mamans ou proches qui nous guettent par-dessus nos épaules. Un premier brouillon devrait s’étaler sur la feuille spontanément, bourdonnant de jouissance de l’énergie créative, sans prendre en compte la forme ou la qualité du contenu. Alors que vous apprenez à écrire, les histoires tenderont à se donner forme elles-mêmes dans le premier brouillon, puisque les règles font désormais partie de la nature de l’auteur, mais l’écrivain débutant ne devrait pas se préoccuper si son premier brouillon est tout en désordre. Apprendre à écrire une histoire courte efficace, est identique à tout autre genre d’apprentissage : un enfant est tout tremblant sur une bicyclette à ses débuts, aussi, il trace son nom avec de gigantesques et grossières lettres. Il en est de même dans l’art d’écrire les histoires courtes.

Les révisions

Une fois que vous aurez écrit votre premier brouillon, ce serait une très bonne idée de laisser votre histoire reposer. Quelques jours, ou encore quelques semaines. C’est facile d’adorer sa propre écriture, tout comme chacun de nous aime sa propre façon de chanter, même si les autres ne supportent même pas d’écouter parfois ! Alors attendez un petit moment.

Lorsque vous reviendrez à votre histoire pour sa première révision, commencez à remarquer un certain nombre de choses. Votre histoire contient-elle les éléments de base ? A-t-elle un scénario vraisemblable ? Quel en est le thème, ou le sujet de l’histoire ? Les personnages sont-ils réalistes ? Comment le scénario rend-t-il le point culminant, là où tout est résolu dans le dénouement ? La conclusion est-elle satisfaisante ?

Les éléments de base:

Le scénario

Il réfère aux prémisses et à l’action qui ont lieu dans une histoire. Un scénario traditionnel requiert un conflit, et il existe toutes sortes de conflits qui peuvent être utilisés. Ceci inclut les conflits entre les gens, des conflits intérieurs concernant les décisions, conflits entre l’obligation et le désir ou même le bien contre le mal. Soyez conscient des conflits dans votre histoire. Aident-ils, font-ils avancer le scénario ? Le scénario est-il crédible en termes de motivation des personnages ?

Le thème

Le thème réfère au sujet que vous exprimez dans votre histoire. Ceci pourrait être très subtile. Le point résulte-t-il naturellement du développement du scénario, ou a-t-il l’air d’être forcé ou « imploré » ? Les histoires efficaces s’expriment elles même sans qu’on ait un sentiment de didactisme, ou qu’on nous fait une leçon de morale ; au lieu de ça, la leçon de l’histoire se trouve au cœur du scénario et le développement des personnages se déroule de façon naturelle, et donc avec puissance.

Les personnages

Dans les histoires qui marchent, les personnages sont bien plus que de simples marionettes avec des mains en bois. Lorsque vous lisez votre premier brouillon, intéressez vous à la motivation de vos personnages. Réagissent-ils en proportion des traits que vous leur aviez donnés ? Parlent-ils naturellement ? Ou le dialogue sonne-t-il comme si un comédien le lisait ? Ce serait une bonne idée d’écrire une histoire pour vos personnages, qui serait connue uniquement par vous, et qui ne serait pas nécessairement exprimée dans l’histoire. Un écrivain devrait en savoir davantage sur chacun de ses personnages, plus qu’il ou elle n’en dévoile. Ceci crée autour de chacun des personnages une aura de mystère et de crédibilité.

Le dénouement

« Denouement » chez nos amis anglophones, il se réfère à la façon avec laquelle les conflits arrivent à un point culminant dans le scénario et comment ils se concluent. La courte histoire -qui marche- s’occupe de ce point délicatement, puisque c’est habituellement là où le thème implicite soit brille, soit échoue. Les conflits se résolvent-ils eux-mêmes dans l’histoire ou pas ? Si on est perdu, ne sachant pas quelle direction le conflit a pris, l’histoire ne marchera probablement pas.

La conclusion

Comment l’histoire se conclue-t-elle ? Le personnage a-t-il changé de quelque façon qui soit ? A-t-il apprit quelque chose de la résolution du conflit ou pas ?

Rapprocher les éléments

Une fois ces éléments établis dans votre histoire courte, reprenez depuis le début et effacez tout mot, paragraphe ou page qui ne leur apportent aucune contribution. Vous pourriez avoir une magnifique description d’une ville sur la deuxième page mais qui n’a rien à voir avec l’histoire. Soyez sévère, gommez-là. Peut être un passage avec une action trépidante brillamment illustrée sur la page 3, qui ne trouve malheureusement pas sa place et qu’il faudra éliminer, puisque ça ne contribue pas aux éléments de base. Croyez-le ou pas, votre histoire s’en portera bien mieux sans eux, et sera plus facile à lire pour les autres, devenant ainsi un puissant véhicule d’expression artistique.
Une histoire courte n’est pas une nouvelle ; elle est bien plus proche d’un poème, où chaque mot et phrase comptent. Et vous rendrez ça possible en éliminant tout ce qui est superflu.

Laissez les autres lire votre histoire courte
Ecoutez aux conseils des autres. Si beaucoup de personnes sont distraites par une expression que vous adorez, pensez à la changer. N’ayez pas peur de réviser. Vous êtes le créateur de l’œuvre, l’écrivain, et vous avez en vous le pouvoir de produire quelque chose de merveilleux. Ceci veut dire « révision », qui n’est pas un acte de mutilation, mais de création, même si ça vous fait éprouver une sorte de douleur qui n’est heureusement que temporaire.

Relisez votre histoire avec un esprit critique lorsque vous êtes dans de différents états d’esprit, et réécrivez-là selon ces différents états. Une histoire qui marche ne se contente pas juste de « se produire », mais elle est aussi le fruit de la réécriture et de la révision. Vous découvrirez que vous la verrez différemment et trouverez différentes choses nouvelles lesquelles vous aurez envie d’ajouter de nouveaux éléments selon vos différents états d’esprits.

Conclusion

Une fois que vous aurez assimilé les bases, vous pourrez travailler avec votre propre style et votre voix unique. Mais ça viendra avec le temps. L’écriture d’histoires courtes demande des aptitudes ainsi qu’un tempérament artistique ; vous devez d’abord acquérir ces aptitudes avant de les transformer en œuvres d’art.