mercredi 30 juillet 2008

L'autocritique

Après avoir écrit le brouillon de votre roman/nouvelle/histoire courte, La première question que vous devriez vous poser pourrait bien être : « Ai-je prouvé la morale (le sens profond) de mon histoire ? » Si vous vouliez montrer que l’avidité menait au bonheur, avez-vous réussi à le prouver dans votre histoire ? Ou était-ce quelque chose d’autre qui mène au bonheur ? Finalement, en ayant bien cherché, « Non, en fait c’était la chance la vraie cause du bonheur, » me répondriez vous.

Si c’est la chance et non l’avidité, alors vous devez réécrire votre brouillon d’une manière à ce que ce soit la chance et non l’avidité qui mène véritablement au bonheur. Vous aviez déjà décidé avant même de commencer d’écrire que vous croyiez en votre morale d’histoire, et que ça valait le coup de la démontrer.

Si vous n’avez pas prouvé la morale de votre histoire, vous devez revenir à votre manuscrit et regarder encore une fois ce que vous aviez planifié, regardez les causes et les effets, et décidez des changements que vous devez faire affin que votre histoire puisse prouver ce sens profond et caché.

Si vous décidez qu’avec un certain personnage, il s’était avéré qu’il ne s’agissait pas d’avidité, mais de sacrifice de soi à la fin de l’histoire qui a finit par mener au bonheur, alors vous devriez penser à modifier votre morale d’histoire même à ce stade d’écriture très avancé. Car si jamais vous deviez modifier votre morale d’histoire, il vous faudra réécrire votre livre d’une manière à ce que l’histoire puisse prouver effectivement cette nouvelle morale d’histoire.

Demandez-vous si vous avez touché les émotions de votre lecteur, et si vous lui avez permis de s’identifier au personnage. Y a-t-il une scène où un personnage sensé être sympathique se comporte soudain cruellement ou d’une manière stupide, ou encore faussement, jusqu’au point de perdre son tempérament sympathique ?

Vos personnages sont-ils en opposition ? Sont-ils toujours présentés de la manière la plus efficace, la plus cohérente et la plus complète ? Sont-ils suffisamment mis à l’épreuve, d’une manière à ce qu’ils ne puissent s’échapper de la confrontation avec le conflit ? Ont-ils des passions qui les font vibrer ? Sont-ils bien motivés ? Prennent-ils des décisions claires ? Sont ils déterminés ? Avez-vous évité les personnages-stéréotypes ? (Vous savez, les personnages dont le genre est beaucoup trop facile à identifier et pas original du tout, exemple : un John Wayne, un Superman…)

Votre personnage principal devrait se développer d’une manière complète, avez-vous développé votre personnage d’une manière suffisante ?

Avez-vous plongé vos personnages dans un conflit progressif ? Vos conflits sont ils statiques ? Font ils de petits bons des fois ?

Vos conflits sont-ils résolus d’une manière acceptable, d’une manière à ce qu’on puisse ressentir une très bonne cohérence? Votre lecteur a-t-il eu l’agréable impression que votre histoire lui a été racontée d’une manière complète ?

Les scènes et les incidents sont ils assez variés ? Les répétitions sont elles évitées ?

Votre histoire commence-t-elle là où il faut ?

Avez-vous commencé votre histoire trop tôt, d’une manière à ce que ça prenne trop de temps aux conflits pour décoller ? Avez-vous commencé votre histoire trop tard ? De façon à ce que votre lecteur soit plongé dans le conflit progressif sans avoir eu la chance de tisser un minimum d’intimité avec vos personnages ?

Les événements de votre histoire se développent-ils indépendamment l’un de l’autre ? Votre lecteur est il capable de suivre sans problème les étapes A, B, C et D de vos événements ?

Le point culminant de votre histoire est-il révolutionnaire ? Est-il satisfaisant ? La résolution de votre point culminant comporte-t-elle une surprise à l’intérieur ? La résolution de votre point culminant a-t-elle été exploitée à son potentiel maximal affin de générer des émotions fortes chez votre lecteur ?

Votre histoire contient-elle un peu de justice poétique ou paradoxale? S’il n’y en a pas, votre histoire accepterait-elle d’en contenir ?

Votre histoire montre-t-elle les multiples visages de vos personnages importants ? Avez-vous montré la diversité de leurs états émotionnels ?

Les personnages sont ils révélés dune manière complète à la fin ?

Y-a-t-il des événements qui risquent d’aller contre le point culminant de votre histoire ? Si vous en trouvez, éliminez-les.

Demandez vous si vous avez choisi la bonne voix narrative (la façon spéciale avec laquelle s’exprime votre personnage narratif imaginaire.) Est-ce agréable de lire votre histoire par cette voix là ?

Les flash-back que vous avez utilisé sont-ils tous nécessaires ?

Avez-vous épuisé tous les conflits qui méritaient d’être exploités dans le contexte de votre histoire ?

Les actions importantes ont-elles été décrites d’une manière efficace ?

Peut-on facilement identifier les conflits de votre histoire, si possible, dans les conflits de la vie réelle ?

Vérifiez chaque scène, est-elle propulsée par un conflit progressif ? Est-ce aussi trépidant que ça pourrait l’être ? Si certaines scènes n’accrochent pas le lecteur, et si votre histoire peut s’en passer, éliminez simplement ces scènes.

Vérifiez chaque phase des dialogues, servent-elles le conflit ? Contribuent-elles au développement des personnages ? Font-elles avancer l’histoire ? Les dialogues sont-ils frais, pleins de couleurs ? Sont ils les choses les plus intelligentes à faire dire à vos personnages?

L’écriture est-elle charismatique ? Votre écriture ouvre-t-elle l’appétit du lecteur ? Donne-t-elle envie à votre lecteur de sentir, écouter, voir, toucher et utiliser son sixième sens ?

Les occasions de faire de l’humour ont-elles bien été saisies ?

La voie passive a-t-elle été utilisée au moment où elle devait être active ? Les choix de vos verbes ont-ils bénéficié d’une attention toute particulière de votre part ? Avez-vous écrit d’une manière précise et spécifique au lieu d’une manière généralisée ? Y a-t-il une bonne densité temporelle et textuelle dans vos écrits ? Votre écriture a-t-elle été vigoureuse et pleine de conviction, ou alors boitillante et insipide ?

On dit qu’Ernest Hemingway n’hésitait jamais à réécrire ses scènes jusqu’à ce qu’elle lui plaisent, souvent jusqu’à trente ou quarante fois ! Les critiques de Hemingway disent qu’il était un génie.

Mais en y réfléchissant bien, était-ce le génie de Hemingway qui le poussait constamment à travailler très dur, ou alors était-ce son dur travail qui a donné naissance à des œuvres de génie ? Je vous laisse méditer sur cette question et en attendant, je vous souhaite plein de plaisir dans votre travail et la meilleure des satisfactions.

jeudi 24 juillet 2008

Astuces pour jeunes écrivains en herbe (3ème partie) V- planification de scènes, dialogues, décors, VI- écriture, VII- révision

V- Les scènes : comment montrer ton scénario :

- Décide de comment tu veux montrer l’action : scénario, personnages, interactions, leçons, apprentissage de ton personnage principal, etc. Exemple : ne te contentes pas de dire « Louis était timide, » laisse Louis démontrer sa timidité par la manière avec laquelle il interagit avec les autres. Plus tard, montre que Louis a réussi à surmonter sa timidité en lui faisant rencontrer une fois de plus quelqu’un dont il avait peur auparavant.

- Chaque scène a besoin d’un début, d’un milieu et d’une fin. Essaie d’utiliser la fin d’une scène comme d’une transition vers le début d’une autre scène, et continue à le faire durant toute ton histoire.

- N’écris pas une scène courte pour un événement très important, et ne crée aucune scène pour un élément qui n’ajoutera rien à ton histoire. Par exemple, si plusieurs jours doivent s’écouler avant que ton personnage ne reçoive d’importants résultats d’un test, ne vas pas écrire l’équivalent de plusieurs jours d’attente qui risquent d’être ennuyeux à mourir. Saute directement au jour des résultats de ce test et contentes toi de montrer que ton personnage avait attendu pendant quelques jours.

Le dialogue :

Le dialogue offre beaucoup de choses à ton histoire :

- Il révèle ton personnage, et tout particulièrement à travers ses réactions,

- Il fait avancer le scénario,

- Donne de la vie aux scènes,

- Il régule le rythme de ton histoire,

- Prend de l’espace… : commence un nouveau paragraphe à chaque fois que l’un de tes personnages prend la parole, ça prendra plus d’espace, et ca peut être une astuce si tu as besoin d’écrire une histoire qui doit atteindre un certain nombre de pages. D’autre part, ça donnera plus de clarté au lecteur et il comprendra plus facilement qui est en train de parler.

Astuces pour écrire le dialogue :

Evite les longues salutations et les au-revoir. Ca risque de ralentir ton histoire, sans y ajouter grand-chose. Laisse ton lecteur imaginer ton personnage en montrant ses réaction et sa façon de parler.

N’utilise pas le dialogue comme un substitut à l’action. Exemple : si tu as un tremblement de terre dans ton histoire, écris une bonne scène de tremblement de terre avec beaucoup d’action. Ne te contente pas de faire dire à ton personnage « Oh ! Un tremblement de terre ! » Raconte tout ce qui se passe.

Les décors :

- Planifie tes décors, et garde les en tête après lorsque tu écriras. Ca donnera plus de vie à ton histoire.

- Le décors t’aide à éviter les scènes qui flottent, et éviter de créer des conversations ou des actions banales qui pourraient avoir lieux partout ailleurs. Le décors ajoute une ambiance aux scènes. Exemple : dans une histoire au bord de la plage, un personnage pourrait comparer tante Fabienne à un goéland, à cause des hurlements qu’elle pousse. Tandis que dans une histoire en pleine ville, tante Fabienne pourrait nous faire rappeler une alarme antivol :)

- Dans certains livres, certains décors apparaissent comme un personnage. Exemple : dans « Alice au pays des merveilles, » les décors prennent vie, les maisons, les arbres et les objets se mettent à parler et ont un comportement qui leur est propre, ils illustrent bien cette idée de décor-personnage.

- Commence ton histoire avec un « Boum ! » c'est-à-dire un événement très important. Commence par un jour qui est différend de celui où ton personnage est appelé à l’aventure. Fais tout ton possible pour commencer ton histoire avec un grand événement.

- Montre bien l’évènement principal, montre bien ton personnage principal et son problème, ou alors des allusions à son problème.

- Utilise l’action pour faire marcher ton histoire, crée des actions qui donneront vraiment envie à tes lecteurs de découvrir ce qui va se passer par la suite.

VI- Ecris :

N’écris qu’une fois que tu auras bien planifié : ton personnage, conflits, scènes, et avec une attention particulière à ton introduction.

Dans ton brouillon, tu n’auras qu’à te concentrer à mettre tout ce que tu avais planifié sur papier. Tu pourras y revenir plus tard pour faire des corrections et des changements.

VII- Révise :

Il est important de corriger ses erreurs d’orthographe et sa grammaire, mais avant ça, assure toi que ton histoire tient bien debout : regarde une fois de plus au plan que tu avais écrit, vérifie bien que tu as montré tous ces éléments dans ton histoire. Voici deux exemples : parfois les écrivains planifient d’excellents personnages, mais lorsqu’ils relisent leur brouillon, ils se rendent compte qu’ils ont oublié d’utiliser des informations importantes sur les personnages. Vérifie aussi que tu as bien montré le problème de ton personnage principal, ses forces et ses faiblesses.

Parfois les écrivains se rendent compte que des parties essentielles de leur scènes les plus importantes de l’histoire, n’avaient pas étés planifiées d’une manière complète au début. Par exemple, si un personnage résout une énigme difficile dans la scène la plus importante de l’histoire, il faut que tu aies montré plus tôt dans ton histoire que ton personnage possède un talent particulier pour résoudre les énigmes.

Voilà, j’espère que ces quelques conseils t’auront aidé à créer de belles histoires, bonne chance et amuse toi bien !

Astuces pour jeunes écrivains en herbe, (2ème partie) – Création de personnages, types de conflits, IV- planifier son scénario

III- 3- Astuces pour créer tes personnages :

Si tu as déjà un scénario en tête, pense à deux besoins – Qui est-ce qui a besoin d’être satisfait par la récompense finale ? Qui est-ce qui va prendre de l’expérience en franchissant les obstacles ? La réponse : c’est ton personnage principal.

Mélange différents types de personnages :

Exemple : un méchant amusant (Docteur Evil dans Austin Powers,) un conseiller (sage) qui est aussi un farceur (Hagrid dans Harry Potter,) un méchant qui devient un allié et qui va aider le personnage principal à résoudre les problèmes (Vegeta dans Dragon Ball Z.)

Le conflit (le meilleur ami du conteur d’histoire) :

Plus le problème de ton histoire sera important, et plus ton histoire sera intense. Ne sois pas gentil avec ton personnage, n’aie pas peur de créer des obstacles qui l’empêchent d’atteindre son objectif. Ton histoire sera plus passionnante comme ça. Ton personnage gagnera plus d’expérience, et la récompense aura plus de valeur, puisque ton personnage tellement combattu pour la mériter.

Les conflits classiques :

Ces types de conflits t’aideront à démarrer :

- Personne contre personne : C’est le type de conflit le plus utilisé, puisque les conflits entre les personnes sont ceux qui intéressent le plus tes lecteurs. Exemple : Cendrillon contre sa mauvaise belle mère,

- Personne contre elle-même : Le conflit entre le bien et le mal est représenté par les forces et les faiblesses d’un personnage. Il s’agit d’un niveau assez profond et ça ne replacera pas le conflit principal, mais ça pourra enrichir l’histoire. Exemple : un personnage mauvais qui déteste faire la fête, mais au fond il n’a pas un cœur mauvais, il est devenu comme ça parce que quelqu’un l’a blessé. Il ressent un conflit interne entre le bien et le mal, à l’intérieur de lui-même.

- Personne contre la nature : en général, ce sont des catastrophes naturelles, où les personnages font appel à leur talents et reflexes de survie. Ce conflit est mouvementé et peut être passionnant, mais bien souvent difficile à écrire. Par exemple : le personnage de Jurassique Parc doit survivre, et s’échapper d’une dangereuse terre de dinosaures.

Astuces pour créer des conflits :

- Mélange différents types de conflits : peut être que tes personnages se battent pour survivre tout en luttant contre eux-mêmes intérieurement ?

- Ajoute plus de conflits et d’obstacles si ton histoire semble un peu plate ou pas assez intéressante. Avant d’écrire, il faut que tu saches à l’avance comment le problème va être résolu, ne te jette pas dans un gouffre.

- Le personnage principal doit résoudre le problème lui-même. Ne fais pas surgir quelque chose ou un personnage de nulle part pour résoudre la situation à la dernière minute, à la fin de l’histoire. Ca pourrait bien marcher au milieu de l’histoire, pour introduire un nouveau personnage par exemple ou un nouvel élément dans l’histoire, mais pas à la fin de l’histoire, car ça ne tiendrait pas debout.

IV- Planifier ton scénario :

Ton personnage et ton conflit sont le cœur de ton histoire. Le scénario n’est que la séquence d’événements qui se déroulent pendant que ton personnage fait face aux problèmes. Rappelle toi de ces points importants pour écrire ton scénario :

- Un scénario repose sur la cause et l’effet. Le scénario se crée par les effets des actions et des décisions des personnages.

- Evite une foultitude d’événements qui se passent au même moment. Prépare plutôt une chaine d’événements qui se suivent l’un après l’autre, chaque événement va affecter l’événement suivant et ainsi de suite. Chaque lien dans cette chaine devrait être indispensable à ton histoire. Il faut que tu veilles à ce que la fin de chaque événement introduise le début d’un autre événement.

Les éléments importants de la plupart des scénarios :

Planifie ces scènes et tu seras capable d’écrire plus aisément. Prenons par exemple le film de Shreck.

- Laisse l’histoire se dérouler : événement par événement.

- Montre les problèmes des personnages et les événements qui font démarrer l’aventure.

Le marais de Shreck est ruiné lorsque le Lord Farquaad décide d’y cloîtrer toutes les créatures des contes de fées. Lord Farquaad promet de d’enlever ce mauvais sort après que Shreck ait sauvé la princesse Fiona.

- Scènes d’aventures : Le héros rencontre des amis et des ennemis, fait face à des obstacles, apprend des leçons, se prépare à… (Shreck rencontre l’Ane, ils délivrent princesse Fiona, et se dirigent vers Duloc, sur le chemin, ils deviennent amis et vivent des aventures ensembles, comme Robin des bois et ses compagnons.)

- Le grand événement : Tout est dans ce titre. Il s’agit de la partie la plus passionnante de l’histoire (La scène du mariage.)

- Ficelle bien tous les détails, et offre des récompenses et des punitions (Shreck se marie avec Fiona, l’Ane tombe amoureux du Dragon, et Farquaad est mangé par le Dragon.)

lundi 21 juillet 2008

Astuces pour jeunes écrivains en herbe (1ère partie) – Ecrire une histoire, idées, II - éléments d’histoire, III – personnage et conflit

Comment faire lorsqu’on est un jeune écrivain et qu’on veut transformer une idée en une histoire que même les grands adoreront lire ?

Personnage et conflit, scénario et dialogue, décors et scènes, écrire et réviser.

C’est plus facile que tu ne le penses une fois que tu auras compris les éléments essentiels d’une histoire.

Peut être que tu t’est déjà demandé « comment pourrai-je remplir trois pages entières ? » Eh bien si tu suis mes petits conseils, tu commenceras à te demander : « comment pourrai-je raconter ma merveilleuse histoire en trois pages seulement ? »


I- Première partie :

Les idées :

Tu as surement dû te demander : d’où est-ce que les écrivains ramènent leur idées d’histoires ?

En fait, il faut rassembler beaucoup d’idées pour écrire une histoire ou une nouvelle, et voici un petit secret : les écrivains ne créent pas toutes leurs idées tout seuls, il les chipent ! D’accord, ils ne chipent pas tout, mais ils vont ramener plein d’idées de différentes sources, et les mélangeront pour obtenir une histoire originale.

- Cherche des idées dans la vie de tous les jours : une citation rigolote, des personnes intéressantes ou des événements qui se sont passés à l’école pour de vrai,

- Regarde tes histoires préférées, et mélange plusieurs idées pour obtenir une histoire toute neuve : regarde par exemple les livres de Harry Potter, ils mélangent « l’école, » « le sport, » « la destinée, » « un enfant dans la même situation que Cendrillon, » « le combat entre le bien et le mal, » et « la magie » pour créer des histoires irrésistibles.

- Fait sortir tout plein d’idées et de souvenirs loufoques de ta tête !

II- Deuxième partie :

Esquisse les éléments essentiels de ton histoire :

Voici les éléments essentiels de toute histoire :

1- Un personnage sympathique,

2- qui rencontre un problème,

3- Ce personnage finit par résoudre le problème.

N’entre pas encore dans les détails, mais garde une idée de ton personnage principal et du problème qu’il rencontre (le conflit.)

III- Troisième partie :

Précise les détails : Personnage et conflit

1. Crée ton personnage principal :

Voici les traits principaux de ton personnage principal :

- Il a un problème ou il a besoin de quelque chose,

- Il a la capacité de résoudre le problème qu’il le sache ou non (en général, il y a plus de suspens s’il ne sait pas qu’il peut résoudre le problème par lui même,)

- Il a tendance à surmonter, à résoudre le problème ou à gagner la récompense,

Après, pense à tes personnages secondaires les plus importants.

2. Crée les amis et les ennemis principaux de ton personnage principal:

Pour t’aider à commencer tout de suite, voici une liste d’exemples qui te servira à créer les différents types de personnages pour ton histoire.

- Les méchants : ils empêchent ton personnage principal d’atteindre son but, ses objectifs. Exemple : Le docteur Robotnik dans Sonic,

- Les alliés : ils aident ton personnage principal à atteindre ses buts. Exemple : Robin dans « Batman, »

- Les conseillers : ce sont les sages qui aident votre personnage principal par leur grande expérience de la vie. Exemple : Saotome (Hokage) dans Naruto,

- Les farceurs : ils allègent souvent l’ambiance, et très souvent le meilleur ami du personnage principal et un farceur : comme Donkey dans Shrek,

Dans les prochains articles je te donnerai les conseils suivants :

- III – 3- Astuces pour créer tes personnages

- IV- Quatrième partie : Comment planifier ton scénario,

- V- Cinquième partie : Comment créer tes scènes et tes décors,

- VI- Sixième partie : Ecriture,

- VII- Septième partie : Révision.

Le Concours des enfants écrivains 2008

Participez au concours des enfants écrivains 2008 ! c'est ici:

Concours des enfants écrivains 2008

La participation à ce concours est gratuite. La clôture de l'inscription à ce concours est le 31 décembre 2008.

Selon votre age, un thème est suggéré, mais non imposé, pour votre roman, conte ou nouvelle.

De 30 lignes à 30.000 lignes toutes les tailles et les formes de textes sont acceptées. De même, vous pouvez envoyer plusieurs textes, la participation n'est pas limitée à un seul texte par enfant.

Voici les catégories du concours des enfants écrivains 2008 :

Catégorie des 5-7 ans
Catégorie des 8-10 ans
Catégorie des 10-12 ans
Catégorie des 12-16 ans

Pour chaque catégorie d'age, il y a 3 premiers prix à gagner (des livres ! et des surprises !).

Les résultats du concours des enfants écrivains seront publiés le 15 février 2009 et les meilleurs textes retenus par le jury du concours seront publiés.

Faites vite! Retrouvez tous les détails ici:

Concours des enfants écrivains 2008

Bonne chance à tous!

dimanche 20 juillet 2008

Ecrire une introduction de livre

L’introduction d’un livre, c’est comme la porte d’entrée d’une maison ; ça vous prépare à tout ce qui est à l’intérieur. Les introductions plates ont l’un ou plusieurs de ces effets : elles mettent le lecteur en confusion, l’énervent, mettent sa patience à rude épreuve ou le poussent simplement à zapper carrément les premières pages. Rares sont les lecteurs qui ferment définitivement un livre après avoir lu seulement les premières pages, mais là, avec une introduction ennuyeuse à mourir, vous aurez perdu une bonne chance d’agripper votre lecteur à l’histoire sur tout le reste de votre livre.

C’est comme lorsque vous rencontrez une personne pour la première fois, les premières impressions sont parfois décisives selon les situations et les circonstances de cette rencontre.

En premier lieu :

Sachez que vous pouvez ennuyer votre lecteur rien qu’en décrivant les scènes ou les décors de votre livre dans votre introduction. Car ça ne marche plus aujourd’hui.

Le fait de commencer par introduire des personnages représente une bien meilleure approche, parce qu’après tout, ce seront vos personnages qui domineront l’histoire. Tous les autres aspects qui restent (scénario, thèmes, décors) auront pour mission de compléter vos personnages.

Poussez vos personnages vers vos lecteurs, faites que votre lecteur tombe amoureux de votre protagoniste, dévoilez lui subtilement ses excentricités, exhibez sa personnalité. Si votre lecteur n’aime pas votre personnage dès le départ, ce ne seront pas vos décors ou vos lieux qui vont l’attacher à votre livre.

En général, introduire de un à quatre personnages importants au début est une bonne chose. Que vous commenciez par des conversations ou par des actions, ça vous donnera les meilleurs résultats, tout comme ça vous donnera l’opportunité de montrer la personnalité de vos personnages et le genre de relations qu’ils entretiennent entre eux. Votre lecteur veut des gens, leurs émotions ; donnez lui ce qu’il veut sans le faire impatienter.

En deuxième lieu :

Vous mettre votre lecteur en pleine confusion en incluant trop de personnages dans l’introduction. Plus de cinq personnages, ça commencera à faire un peu trop pour la moyenne des lecteurs. Au début, le lecteur ignore tout des personnages et des relations qu’ils entretiennent entre eux. A ce stade il pourrait avoir des difficultés à comprendre les conversations échangées entre ces personnages.

En plus, le fait d’introduire trop de personnages parmi les toutes premières pages ne laissera pas le temps à votre lecteur d’établir une relation amicale ou sympathique avec l’un d’eux. Il sera comme un spectateur à un match de polo et qui ne sait rien de ce que c’est que le polo (vous savez le sport collectif avec des chevaux, des cavaliers avec des battes et un ballon.) Si votre lecteur ne comprend pas, il se détachera, mais s’il comprend, il plongera directement au cœur de votre livre et serrera la main à vos personnages, riras, sautera et criera avec eux… bon peut être pas à ce point mais vous comprenez certainement ce que je veux dire.

En troisième lieu :

Il pourrait vous être extrêmement difficile de surprendre votre lecteur en étant inconsistant dans le ton de votre livre. Si vous écrivez une tragédie, alors vous devez commencer avec des situations tragiques avec des personnages qui fusionnent parfaitement avec ce genre.

Ecrire une introduction hilarante pour une tragédie, un début sérieux pour une comédie, ou une introduction littéraire pour un thriller, va être considéré comme un travail d’amateur. Imposer le bon ton pour un livre dès vos premières pages va préparer le lecteur à ce que vous voudrez lui dire plus tard.

La réécriture d'un brouillon

Arriver à transformer son brouillon en une œuvre finie, demande une concentration particulière, et souvent bien plus d’efforts que le simple travail d’écriture lui-même. Pour commencer, considérez que la réécriture consiste avant tout en une correction de ce que vous avez écrit. Ces corrections vont des erreurs en tout genre, des fautes d’orthographe ou de grammaire, à tout ce qui fait vos personnages.

Si vous prenez un brouillon d’une autre personne entre vos mains, il y a beaucoup de chances à ce que les erreurs et les imperfections de ce brouillon vous sautent au nez dès les premières minutes ou secondes de lecture. Etant une personne différente, vous pourrez voir des choses que cette personne n’arrive pas à voir, ou alors assez difficilement. Ca marche aussi dans la vie de tous les jours, quand on a un problème, un ami peut nous offrir une façon de voir très différente et qui nous aide à résoudre la situation, c’est parce qu’un ami voit les choses depuis l’extérieur et avec plus de recul : une vue bien plus objective, au moment où on aurait plutôt tendance à trop nous enraciner dans notre subjectivité.

Dans l’écriture, il arrive très souvent qu’on soit empêtré dans cette subjectivité jusqu’à devenir aveugle devant plein de détails. Bien évidemment, on ne le fait pas exprès, mais il serait très enrichissant d’y faire attention et de procéder à des changements qui ne peuvent être que bénéfiques.

Si par exemple, dans le brouillon de quelqu’un d’autre le personnage manque de motivation, vous ressentirez ça dès le début. Si la lecture de ce brouillon vous ennuie à mourir, encore une fois, vous pourrez le sentir très tôt. Vous pourrez donc découvrir plein d’imperfections avec clarté : des temps morts, des personnages incomplets/flous, peut être aussi des clichés maladroits, et autres métaphores pas très réussies.

Donc vous pourrez voir et sentir tout ça chez quelqu’un d’autre, mais pas forcément chez vous, pas dans votre brouillon. N’oubliez pas non plus qu’en temps qu’auteur, vous vous lierez irrémédiablement à vos propres personnages, comme si ces derniers existaient vraiment, vous pourrez vivre chacune de leur douleurs, et joies. Aussi, vous pourriez voir que vos personnages sont uniques et complets. Mais au moment où vous entretenez cette relation avec eux, vous pourriez oublier que vos lecteurs ne connaissent pas vos personnages comme vous les connaissez et ne les voient pas comme vous les voyez.

Lorsqu’un de vos personnage pleure vous pleurez, lorsqu’il rit vous riez, mais au même moment la grande plupart de vos lecteur pourraient seulement « bailler. » De ce fait, certains passages peuvent ennuyer vos lecteurs, et leur donner envie de « dormir, » une histoire à dormir debout ? Tiens ça me rappelle lorsque j’étais assez jeune et que je dessinais des œuvres d’art que seul moi comprenait : j’y voyais toute cette « perfection, » mais je ne comprenais pas toujours l’indifférence de la plupart des personnes à qui je présentais ma création. Depuis, je m’étais amélioré, et j’avais trouvé mon publique (mes camarades de classe.) Bref, je pense que ça a certainement du vous arriver à un moment où à un autre de la vie, par rapport à une ou plusieurs de vos créations.

Revenons à l’écriture. La solution pour pallier à votre aveuglement en face de vos erreurs et à votre considération inconditionnelle de la perfection de vos personnages, c’est prendre conscience de l’importance de l’optimisation et du renforcement de votre propre objectivité et introspection, et vous habituer à faire appel de plus en plus souvent à votre sens autocritique pendant la réécriture.

L’objectif c’est d’arriver à voir de la même façon que vos critiques, c'est-à-dire les personnes qui vous donnent les meilleurs avis objectifs sur votre travail. Vous devriez être capable de faire des modifications à votre écrit affin d’avoir une œuvre vraiment intéressante. N’hésitez donc pas à réduire sinon éliminer certains passages même s’ils font partie de vos passages préférés, modifier votre scénario, vos personnages, le ton, le style, les temps. Ainsi, pour pouvoir modifier certains de ces éléments, il faudrait d’abord que arriviez à les considérer, pour ensuite les retravailler.

« Wow ! » me diriez vous. Eh bien, ça vous permettra d’améliorer considérablement votre œuvre, et par dessus tout, vous donner une chance encore plus grande pour éditer votre livre.

Vous aurez donc fini d’écrire votre premier brouillon, et vous irez joyeusement le faire partager avec votre entourage. Votre maman adore ! Ainsi que tonton Patrick. Vos amis commencent déjà à vous taquiner « à quand le million d’exemplaires ? » Cela dit, certains vous regarderont droit dans les yeux et vous diront : « Pour te dire la vérité, je trouve que certains passages sont, comment te dire, un peu morts si tu vois ce que je veux dire. »

Mais si vous leur demandez de vous dire quels passages précisément, vous verrez qu’ils ne s’en rappellent pas vraiment.

Donc, vous vous demanderez : « Mais à quels passages ? Et que puis-je y faire ? »

Vous devez procéder à un travail d’auto-évaluation objective dans votre écrit et dans votre façon de voir le tout. Il faut que vous arriviez à découvrir si les effets sur lesquels vous vous acharnez dans votre œuvre, fonctionnent véritablement et gardent vos lecteurs agrippés du début à la fin.

Si jamais vous avez l’occasion de rencontrer un groupe d’écrivains, profitez en et demandez leur ce qu’ils en pensent. Et surtout, si vous avez la chance de tomber sur des personnes qui ont un sens critique aiguisé, ne laissez pas leur critiques vous atteindre sur le plan émotionnel, mais essayez de voir les choses que vous n’arrivez pas à voir vous-même, comparez les avis de tout le monde et vous saurez ce que vous devez modifier dans votre écrit. Vous trouverez aussi que beaucoup de personnes se contenteront de vous flatter, mais ça ne serait pas normal d’avoir tout bon dans votre brouillon, à moins que vous ayez un talent inné dès le départ. Cela dit, les vrais critiques sont loin d’être ceux qui se contenteront de vous flatter.

Donc n’oubliez pas, l’objectif c’est de vous corriger vous-même, et pallier à n’importe quel problème que vous pourriez découvrir dans vos écrits, sur tous les niveaux. Ca vous permettra de bien vous améliorer continuellement, et ainsi de multiplier vos chances de publication dans le futur.

Je suis certain que vous aimerez beaucoup le travail de réécriture et d’auto critique, une fois que vous y aurez pris goût vous ne pourrez plus vous en passer.

Je vous souhaite plein de plaisir dans votre réécriture, et tout plein de découvertes passionnantes !

mercredi 28 mai 2008

Ecrire-conseils change de mise en forme

Bonjour tout le monde!

Ce billet rapide pour vous demander ce que vous pensez de la nouvelle mise en forme.
Est-il plus agréable de lire les conseils d'écriture dans cette présente configuration?
Personnellement je voulais procéder à des changements d'aspects visuels. Alors dites moi ce que vous en pensez, et merci beaucoup de votre fidélité ;)

Je serai de retour dès que possible pour poster de nouveaux messages.

Sur ce bonne journée/soirée à vous et à plus!

K'

jeudi 27 mars 2008

Comment développer votre style d'écriture (3ème partie)

Pour améliorer votre style d’écriture, vous pouvez diviser votre écriture en plusieurs étapes.

1- La pré-écriture,
2- L’écriture de votre premier brouillon,
3- La réécriture.

La pré-écriture

C’est une bonne idée de commencer par cette étape avant d’écrire votre premier brouillon ; la pré-écriture consiste à s’amuser à écrire tout plein d’idées concernant votre présent projet, mettre toutes vos idées sur papier, pour les trier ensuite et les organiser sous forme de plan.

Ceci vous évitera de vous perdre dans une désorganisation totale des différents éléments de votre histoire. La pré-écriture est une sorte d’échauffement avant l’écriture elle-même, ça vous mettra bien plus à l’aise quand vous commencerez à écrire, car vous aurez visualisé à l’avance le trajet que vous allez parcourir. Alors ne vous précipitez pas, et donnez vous le temps de penser à ce que vous voulez écrire et tout organiser l’avance.

Il est très important d’écrire au moins en deux étapes : écrire un premier brouillon, puis passer à la réécriture après une certaine période, le temps de laisser vos idées mûrir. Ceci parce qu’un premier brouillon est rarement probant, et à moins d’avoir des aptitudes innées, vous aurez besoin de procéder à une réécriture, qui donnera une forme plus claire à votre écrit, avec bien plus de précision, et avec un style d’écriture plus abouti. Peu importe votre niveau, vous pourrez voir la différence.

Donc n’oubliez pas de respecter au moins ces trois étapes d’écriture : 1- pré-écriture, 2- écriture et 3- réécriture. Ces étapes sont très importantes dans la formation de votre style d’écriture, et par la pratique, vous vous améliorerez de plus en plus, et votre style d’écriture continuera d’évoluer.

Habitudes d’écriture.

Vos habitudes d’écriture ont une influence directe sur votre style d’écriture. Vous êtes vous déjà posé la question : à quelle heure de la journée suis-je le plus productif ? Tôt le matin, très tard le soir ? Et où suis-je le plus à l’aise, le plus inventif lorsque j’écris : en plein air dans le jardin, dans le métro, ou alors enfermé au fond de ma chambre (ou de mon bureau) ? En prêtant attention aux moments et lieux très précis où vous avez le plus de plaisir à écrire et où vous êtes le plus inventif et le plus productif, vous pourrez mieux planifier vos séances d’écriture en fonction de vos désirs et besoins. Le résultat : votre style d’écriture sera « optimisé » si l’on puis dire, et vous aurez l’avantage de vous améliorer deux fois plus rapidement.

mardi 11 mars 2008

Comment développer votre style d’écriture (2ème partie)

Votre style d’écriture, ou la manière avec laquelle vous vous exprimez, se développe naturellement avec le temps. Il s’agit d’une combinaison de votre personnalité, vos choix de lecture, et dans une certaine mesure, des décisions que vous prenez consciemment lorsque vous écrivez.


Voici quelques astuces qui peuvent vous aider à développer votre style d’écriture.

D’abord, vous ne devriez pas trop y penser, car comme on l’a déjà vu précédemment, ça altérera le naturel de votre propre style.


Ensuite, il faut lire –et lire beaucoup-, affin de nourrir votre style personnel d’écriture. Lisez avec gourmandise, et lisez « en profondeur ». Lisez les grands classiques, car ce sont vos meilleurs professeurs dans le développement de votre propre style.


Ceci dit, si vous hésitez à lire des ouvrages de genres différents par peur d’altérer votre style d’écriture personnel, comme de la science fiction par exemple, alors n’ayez aucune crainte, vous pouvez en lire autant que vous le désirez, ça ne peut que vous enrichir. Donc souvenez-vous ; lisez tout ce qui vous plait, tout ce dont vous avez envie de lire, sur tout sujet qui vous intéresse, et dans n’importe quel genre littéraire. C’est important pour développer un style d’écriture personnel et unique.


Ecrivez.

Aucun exercice ne peut remplacer le simple fait d’écrire autant que vous le désirez. Si vous projetez de vous faire publier, oubliez tout ça, et donnez-vous le temps de vous réaliser vous-même, à travers votre propre style d’écriture. Laissez la publication pour plus tard.
Essayez vous à des genres différents. Ecrire de la poésie, par exemple, vous permettra d'apprendre beaucoup de choses.


Lorsque vous écrivez, ne laissez pas les questions relatives à vos influences vous perturber. Laissez vous aller en écrivant, et si jamais vous n’êtes pas satisfait de ce que vous avez écrit, ne vous en faites pas et continuez d’écrire. Dites vous bien que votre style n’arrêtera pas de s’améliorer, aussi longtemps que vous continuerez à écrire comme vous le sentez, et à écrire comme vous l’aimez.


Utilisez les mots qui vous viennent à l’esprit spontanément, et naturellement.

Même si vous devriez faire des efforts particuliers affin d’enrichir votre vocabulaire, contentez vous d’écrire avec des mots que vous prononcez dans la vie de tous les jours. Si jamais vous utilisez un terme ou une expression particulière dans le seul but d’impressionner votre lecteur, vous risquez de mal l’utiliser ou de l’employer dans un contexte totalement inapproprié.


Ecrivez avec clarté.


Par votre écriture, votre objectif est de communiquer. Veillez à ce que chaque phrase soit aussi directe et aussi simple que possible. Facilitez la compréhension à vos lecteurs, c’est primordial si vous voulez leur offrir une lecture agréable et reposante. Une écriture maladroite cassera immédiatement le charme de votre histoire imaginaire, alors n’oubliez pas d’écrire avec clarté.


Soyez précis.

Une écriture détaillée et précise donnera de la vie à vos textes. Faites votre possible pour choisir les bons mots pour vos descriptions. Faites quelques petites recherches si nécessaire, documentez-vous. Il est très important d’être en mesure d’utiliser les noms et les verbes les plus appropriés.

(Se suit dans « Comment développer votre style d’écriture 3ème partie »)

vendredi 7 mars 2008

Comment développer votre style d'écriture (1ère partie)

L’une des choses dont vos lecteurs se rappelleront le plus après vous avoir lu, ce ne sont pas tellement les concepts sur lesquels réside votre travail. Lorsqu’on lit une histoire, en général, ce n’est pas le scénario ou les personnages eux-mêmes qui créent le suspens, la joie ou la tristesse. Non. L’élément le plus important dans votre écrit c’est la façon avec laquelle vous écrivez ; il s’agit de votre propre style d’écriture.


Vous pouvez imaginer un scénario très intéressant, et vous retrouver au bout de quelques pages écrites, avec quelque chose qui ne vous motive vraiment pas. Par contre, avec un scénario banal, du genre celui qui a été ressassé des centaines et des centaines de fois, vous pouvez en faire une petite merveille. Mais qu’est-ce qui fait la différence entre ces deux résultats ?


La différence qui existe entre écrire d’une belle manière et écrire d’une façon pauvre, dépend directement de votre style d’écriture personnel. Beaucoup de personnes voudraient tellement améliorer leur style d’écriture (j’en fais partie,) et il est vrai que ce n’est pas évident, cela dit, c’est loin d’être impossible, et heureusement d’ailleurs.


En fait, pour développer votre propre style d’écriture, vous ne serez pas obligé de suivre à la lettre, des règles prédéfinies. Personne ne possède un style d’écriture « faux », comme personne n’en possède un qui soit « juste ».


Votre style d’écriture personnel est tout simplement une compilation des choses sur lesquelles vous aimez écrire et vos méthodes personnelles que vous utilisez pour écrire. Certaines personnes ont un style d’écriture très fertile et une plume assez abondante. D’autres se contentent du strict minimum, en ne se concentrant que sur les points essentiels de leur écrit, sous forme d’idées assez brèves et précises. Vous pouvez tomber soit dans la première catégorie, soit dans la deuxième, mais dans la plupart des cas, vous vous retrouverez quelque part entre les deux avec votre style. En fin de compte, le plus important ce n’est pas d’apprendre un style, mais plutôt trouver votre propre style et le développer.


Voici quelques astuces pour vous aider à maitriser votre style d’écriture.


La plupart des gens écrivent de la même façon avec laquelle ils parlent. Ceux qui n’utilisent pas de grands termes ou expressions lorsqu’ils parlent à leurs amis, ont tendance à avoir un style d’écriture tout aussi simple. Les gens sarcastiques quant à eux, sont plus enclins à écrire d’une manière sarcastique. Ce n’est pas toujours le cas, mais en général, si vous essayez d’écrire en empruntant un ton complètement différent de celui avec lequel vous avez l’habitude de parler, alors votre écriture aura l’air moins naturelle, moins sincère.


Une fois de temps en temps, essayez de vous lire vous-même. Vous sentez-vous à l’aise lorsque vous lisez à haute voix ? Vous sentez-vous à l’aise lorsque vous parlez de cette manière ?
Si ce n’est pas le cas, essayez d’écrire ce passage de la manière avec laquelle vous parleriez en temps normal.


Evitez surtout d’écrire sur des sujets que vous ne connaissez pas. Si vous essayez d’écrire un drame politique, par exemple, alors que vous n’avez aucune expérience préalable dans ce domaine, il y a de grandes chances à ce que vous donniez l’impression de vous forcer, ou alors d’être carrément à côté de la plaque. Bref, tout ce qui vous empêche d’être à votre aise dans votre écriture, finira tôt ou tard par se voir clairement à travers votre style d’écriture.


(Se suit dans le prochain billet : Comment développer votre style d’écriture – 2ème partie)

lundi 29 octobre 2007

Une excellente raison pour écrire ou continuer l'écriture de votre livre

Quand on commence à écrire notre livre, on est tout plein d’énergie et d’enthousiasme, mais cet enthousiasme n’est pas éternel et pour preuve, le moment le plus difficile qu’on peut traverser lorsqu’on écrit, c’est lorsqu’on en est à 30 % de notre œuvre, car c’est là que ça commence vraiment à jazzer.

La fin semble être lointaine, lointaine, si lointaine. Heureusement, à 70% vous pouvez commencer à voir la couleur de la fin, c’est alors que votre enthousiasme refait son apparition. Vous l’aurez compris, le plus difficile c’est d’atteindre la moitié du chemin, réussir à écrire la moitié de votre œuvre, et c’est à ce moment que la grande majorité est tentée d’abandonner.

Voici pour vous quelques solutions :

- Imposez-vous un emploi du temps stricte, par exemple : écrivez 4 pages par jour seulement (prenez un jour de congé si vous voulez mais le jour suivant écrivez 8 pages, ou alors écrivez 6 pages pendant les deux jours qui suivent, ce qui serait plus raisonnable,)
Pour que vous ayez une idée claire :

1 page par jour = 1 livre par an
(Avez-vous écrit un livre durant l’année qui vient de s’écouler ? Le temps passe vite, si vous avez jamais eu l’envie d’écrire un livre c’est le moment ou jamais ! Si vous avez déjà entamé un ouvrage alors mettez en pratique ce conseil tout simple : une seule page par jour fera pour vous des miracles, alors ne pensez plus à aucune de vos peurs ou incertitudes, passez à l’action aujourd’hui même)

2 pages par jour = 1 livre en six mois = 2 livres par an
(Déjà 4 livres en deux ans, pas mal pour deux petites pages par jour.)

4 pages par jour = 1 livre chaque trois mois… = 4 livres par an !
(N’est-ce pas merveilleux ?)

Evidemment vous pouvez écrire plus que 4 pages par jour, mais le plus important c’est d’écrire quelque chose chaque jour, TOUS les jours, afin de créer une bonne habitude d’écriture à long terme, mais surtout ne vous forcez jamais, écrivez selon votre rythme, pourvu que ce soit constant, tous les jours, c’est très important.

- Dites à vos amis et à vos connaissances « Je suis en train d’écrire un livre ! » N’écrivez pas votre livre en secret, car vous manquerez de motivation en général. Par contre, en le disant aux personnes que vous connaissez et à celles que vous aimez bien (et qui vous encourageront,) là vous ne pourrez plus faire marche arrière facilement. Alors lancez-vous le défi en publique,

- Essayez d’obtenir les impressions des lecteurs dès le début de votre écriture si possible. Même s’il ne s’agit que d’un seul lecteur, vous n’aurez jamais l’impression de perdre votre temps. Vous pouvez vous amuser en faisant votre possible pour que votre lecteur soit le plus intéressé et le plus attiré possible par ce que vous écrivez, vous serez alors étonné par l’énergie et la créativité que vous aurez à chaque fois que vous écrivez,

- Ne vous inquiétez pas de vos erreurs d’orthographe ou de frappe. Beaucoup de personnes ont une orthographe irréprochable, pourtant elles n’écrivent pas grand-chose. Lorsque vous voulez créer, concentrez vous sur votre création en donnant libre cours à votre créativité,

Le plus important c’est votre création, ce que vous écrivez. Alors écrivez ce que vous avez envie de dire, écrivez et amusez-vous, surpassez vos limites et faites ressortir le meilleur de vous-même. Vous avez une grande envie d’écrire et c’est une chose merveilleuse, beaucoup n’ont pas cette chance.

Maintenant rappelez-vous toujours que le moment le plus difficile, c’est lorsque vous en êtes à la moitié de votre écrit. Armez vous de discipline et d’encouragements et vous terminerez votre livre bien plus facilement et avec plus de plaisir.

Je vous souhaite bon courage et à bientôt !

samedi 27 octobre 2007

Ecrire votre premier best-seller

Alors comme ça vous vous êtes dit « Allez ! J’écris mon best-seller ! Si les autres peuvent le faire alors moi aussi ! » Et là vous prenez votre courage à deux mains et y allez à fond dans votre projet. Après avoir dépensé beaucoup d’efforts et de temps -comme toutes les autres personnes qui ont tenté l’aventure avant vous-, vous aurez réussi à écrire votre propre scénario, mais de là à en faire un best-seller… Bref, nous en avons tous rêvé un jour ou l’autre, et dès qu’on décide de passer à l’action on se rend compte que ce n’est ni évident ni facile, mais ne désespérez pas car vous serez étonné par la réponse à cette question :

Comment pourrait-on écrire un best-seller, le plus facilement et le plus rapidement possible ?

Bonne nouvelle, après quelques recherches je vous ai découvert une technique secrète qu’utilisent certains auteurs pour écrire de véritables best-sellers ! Je vais vous expliquer comment faire et vous verrez que c’est si facile, que vous vous demanderez pourquoi vous n’y aviez jamais pensé auparavant.

Premier avantage à cette technique secrète : votre scénario s’écrira presque de lui-même!

Si vous parlez aux agents des maisons d’éditions, vous verrez qu’ils ne se plaigneront pas du fait que les auteurs n’écrivent pas ou ne savent pas écrire, mais se plaignent plutôt du fait qu’ils ne peuvent pas créer un scénario qui puisse accrocher l’attention des maisons d’édition.

Vous entendrez l’un dire « Vous savez, tout le monde peut écrire. » Et un autre « Au moins ça qu’ils peuvent écrire assez bien pour que leur travail soit facilement édité. Mais ce qui leur manque c’est l’aptitude à écrire une vraie histoire, un véritable scénario! »

Car voyez-vous, un éditeur sera toujours à la recherche d’un scénario qui fera un best-seller, le genre de scénario qui accaparera toute son attention et son intérêt. Un bon éditeur peut repérer très rapidement un écrit pour lequel il aura intérêt à signer un contrat et un chèque assez rapidement, car il sera quasiment certain que ça fera un best-seller. Sans plus attendre, passons donc à cette technique miraculeuse qui vous permet d’écrire votre best seller à la vitesse la plus rapide au monde !

- Pour commencer, partez à la bibliothèque ou à votre librairie, trouvez un livre qui soit sorti il y a cinq ou dix ans, et sur lequel vous pourrez lire sur la couverture « Best Seller. » Mais attention faites la différence entre Best Seller et « auteur à Best Seller, » nous ne sommes à la recherche d’un livre écrit par un auteur qui a déjà écrit un ou plusieurs Best Seller, nous cherchons à obtenir un Best Seller.

Lorsque vous vous serez procuré un Best Seller, pensez bien que cet ouvrage a déjà été écrit, édité et publié, ce qui veut dire déjà que le publieur avait aimé le scénario pour éditer ce livre, et ça veut dire aussi que ce livre a été lancé sur le marché. Mieux encore, les lecteurs du marché ont tellement aimé le scénario de ce livre qu’ils en ont acheté des centaines, et rapidement des milliers d’exemplaires, ce qui en a fait un Best Seller.

Ca veut dire que ce même scénario que vous tenez entre vos mains est un scénario à Best Seller. Et il n’y aura aucune ambiguïté ni aucun doute là-dessus. Le scénario de ce livre est un scénario qui est celui d’un livre qui bat les records de vente, un véritable scénario de Best Seller.

Qu’allez-vous faire à présent ? Simple, achetez ce livre et lisez-le. Ensuite réécrivez le scénario le plus brièvement possible et de la façon la plus complète que vous pouvez. C’est ce scénario que vous allez utiliser pour écrire votre propre scénario à Best Seller.

Mais ne paniquez pas à l’idée d’utiliser ce livre, car ce n’est pas ce livre que vous utiliserez mais seulement son scénario.

Prenez le scénario que vous aurez écrit et modifiez le maximum d’éléments qu’il vous est possible de remplacer. Changez le genre, changez le temps, changez le lieu, changez les personnages et changez le but à atteindre.

S’il s’agit d’un roman à l’eau de rose, faites-en un western, s’il s’agit d’un western, faites en une science fiction. Si les personnages sont des femmes, remplacez les par des hommes, loups, des dinosauriens ou même des martiens !

Si les événements se déroulent dans le passé, les vôtres auront lieu dans le futur. Si ça se passe à Paris, pour votre scénario ça se passera au Japon, en Australie, à Hollywood ou n’importe quel endroit de votre choix.

Une fois que vous en aurez fini avec tous ces changements, vous aurez votre propre scénario à Best Seller tout prêt, vous pouvez en être sûr, et là vous pourrez commencer à écrire votre livre à succès en un temps record !

Sept secrets pour guérir tout blocage d'écriture

Quand on n’est pas écrivain professionnel expérimenté, il arrive souvent qu’on commence à écrire et qu’on tombe en panne assez vite et parfois même avant d’écrire la moindre phrase (il faut préciser aussi que même les écrivains professionnels souffrent de ce mal qui n’est heureusement pas inguérissable).

Il y a et il n’y aura toujours qu’un seul vrai coupable dans ce cas: la peur. Parfois une peur de ne pas être à la hauteur, peur de sa propre écriture, de ce qu’on pourrait écrire, une peur de l’inconnu. Des pensées telles « Vais-je me ridiculiser ? Passerai-je pour quelqu’un qui ne sait pas de quoi il parle ? »

Heureusement, il est possible de se préparer à ce genre d’appréhensions purement psychologiques qui n’ont pas lieu d’être, du moins pas au point de vous empêcher de réaliser vos projets et objectifs personnels, et vous pourrez renforcer cette partie de votre conscience qui elle sait parfaitement que vous pouvez tout à fait écrire ce que vous désirez tout comme le font les autres personnes qu’il vous est arrivé de voir ou de lire.

Pour ceux qui ont des difficultés à continuer d’écrire leur livre ou reprendre tout projet d’écriture suspendu pour une raison ou pour une autre, revoici sept 7 astuces rapides pour se débarrasser de ce blocage d’écriture, certaines astuces sont évidentes, d’autres le sont moins :

N’écrivez pas trop tôt :
Avant que vous ne commenciez à écrire, il est important que vous vous prépariez psychologiquement pendant quelques heures ou quelques jours (ça dépendra de la taille de votre projet.) Donc, préparez vous mentalement car c’est important, pensez à votre livre et dites vous bien que vous allez l’écrire sans aucun problème ! Tout comme les athlètes qui ont besoin de se préparer psychologiquement, donnez vous le temps de préparation nécessaire.

Préparez vous !
S’il s’agit d’une écriture interrompue, relisez tout ce que vous avez pu écrire, surlignez les idées importantes au marqueur jaune, ensuite relisez ces idées afin de bien assimiler chaque élément avant de commencer à écrire.

Tracez un plan tout simple :
Avant de vous mettre à l’écriture, préparez une petite liste des idées que vous allez développer ou des événements que vous allez conter, écrivez-les dans le désordre si vous le désirez mais réorganisez les ensuite dans l’ordre chronologique. Ca vous facilitera beaucoup votre tâche d’écriture.

Gardez les documents de référence à portée de main :
Lorsque vous vous asseyez pour écrire, n’oubliez pas de mettre vos documents à portée de main, que ce soit ce que vous avez déjà écrit ou de la documentation qui vous aidera dans votre œuvre. Vous pourrez ainsi relever des références rapides à tout moment et à chaque fois que vous le souhaitez sans interrompre votre élan d’écriture une fois que vous aurez commencé. Si vous voyez que vous avez besoin de prendre des références très souvent alors laissez les documents que vous consultez le plus grands ouverts, ainsi vous pourrez jeter des coups d’oeils rapides.

Commencez à écrire, tout simplement :
Il est enfin temps que vous commenciez à écrire. Une fois que vous vous serez préparé psychologiquement et procédé à tous les petits préparatifs, vous serez prêt à commencer à écrire et ce même si votre blocage continue à vous dire « non, » ne l’écoutez pas.
Contentez vous d’écrire tout ce qui vous passe par la tête, même si vous l’avez déjà écrit, c’est simple : mettez vous à l’aise et écrivez tout ce qui vous est possible d’écrire, mais surtout prenez plaisir à écrire ce que vous voulez. Vous forgerez votre rythme en un rien de temps, et les mots et les phrases continueront à se suivre.

Ne vous inquiétez pas à propos vos premiers brouillons :
Une fois que les mots et les phrases commencent à venir, ne vous préoccupez pas de les rendre parfaits du premier coup. Rappelez vous qu’il ne s’agit que de votre premier brouillon. Vous pourrez le réviser plus tard. Le plus important pour vous sera de réussir à écrire vos idées lorsque votre esprit vous les dictera.

Remotivez vous constamment pendant votre projet d’écriture
Une fois que vous aurez atteint un bon rythme d’écriture, motivez vous constamment à continuer de faire du bon boulot et surtout soyez fier de ce que vous écrivez. Pendant votre projet, pensez bien que vous êtes le meilleur, car tout simplement vous êtes le meilleur pour écrire ce que vous désirez et personne d’autre que vous ne pourra l’écrire, qui sait, peut être qu’avec un peu d’entraînement et en découvrant les astuces de mon prochain article, vous réussirez à écrire un Best Seller, Ni plus ni moins !

Allez je vous souhaite bonne chance et à très bientôt.

mardi 9 octobre 2007

Ecrire une histoire courte qui marche

Pour écrire histoire courte efficace il faut que vous appreniez à construire une sorte de squelette de base en utilisant le scénario, le thème, les personnages, le dénouement et la conclusion.

Les histoires courtes créatives et originales, sans se ressembler entre elles, ont toutes en commun une structure de base qui leur permet d’être efficaces. Elles entraînent dans la lecture, et sont amusantes ou profondes. Ceci implique l’apprentissage par l’auteur de certaines aptitudes basiques qui permettent un écrit qui a du succès. Une fois ces aptitudes développées, vous pourrez explorer plusieurs façons de les utiliser, ou même de briser les règles. Mais comme tous les artistes sérieux le savent, on doit d’abord connaître les règles avant qu’il nous soit possible de les briser.

Le premier brouillon plein de passion

Au début, l’écrivain doit avoir à la fois la passion et la patience. Lorsque vous écrivez, vous quittez le territoire du banal. Le premier brouillon de votre histoire ne devrait suivre aucune règle nécessaire, mais il devrait plutôt être un torrent de mots. Croyez en ce que vous êtes en train d’écrire. Explorez votre royaume intérieur, et arrachez les mots de votre chagrin, plaisir, joie, colère et douleur. Décrivez concrètement et précisément ce que vous voyez avec votre vision intérieure, comment vous vous sentez et ce qui vous arrive.

N’écrivez pas à partir de votre sens du devoir. Les bons écrivains n’essaient pas d’enseigner une leçon, ou d’être socialement ou politiquement corrects. Il est beaucoup plus facile de censurer notre bon écrivain, affin de projeter mentalement nos mamans ou proches qui nous guettent par-dessus nos épaules. Un premier brouillon devrait s’étaler sur la feuille spontanément, bourdonnant de jouissance de l’énergie créative, sans prendre en compte la forme ou la qualité du contenu. Alors que vous apprenez à écrire, les histoires tenderont à se donner forme elles-mêmes dans le premier brouillon, puisque les règles font désormais partie de la nature de l’auteur, mais l’écrivain débutant ne devrait pas se préoccuper si son premier brouillon est tout en désordre. Apprendre à écrire une histoire courte efficace, est identique à tout autre genre d’apprentissage : un enfant est tout tremblant sur une bicyclette à ses débuts, aussi, il trace son nom avec de gigantesques et grossières lettres. Il en est de même dans l’art d’écrire les histoires courtes.

Les révisions

Une fois que vous aurez écrit votre premier brouillon, ce serait une très bonne idée de laisser votre histoire reposer. Quelques jours, ou encore quelques semaines. C’est facile d’adorer sa propre écriture, tout comme chacun de nous aime sa propre façon de chanter, même si les autres ne supportent même pas d’écouter parfois ! Alors attendez un petit moment.

Lorsque vous reviendrez à votre histoire pour sa première révision, commencez à remarquer un certain nombre de choses. Votre histoire contient-elle les éléments de base ? A-t-elle un scénario vraisemblable ? Quel en est le thème, ou le sujet de l’histoire ? Les personnages sont-ils réalistes ? Comment le scénario rend-t-il le point culminant, là où tout est résolu dans le dénouement ? La conclusion est-elle satisfaisante ?

Les éléments de base:

Le scénario

Il réfère aux prémisses et à l’action qui ont lieu dans une histoire. Un scénario traditionnel requiert un conflit, et il existe toutes sortes de conflits qui peuvent être utilisés. Ceci inclut les conflits entre les gens, des conflits intérieurs concernant les décisions, conflits entre l’obligation et le désir ou même le bien contre le mal. Soyez conscient des conflits dans votre histoire. Aident-ils, font-ils avancer le scénario ? Le scénario est-il crédible en termes de motivation des personnages ?

Le thème

Le thème réfère au sujet que vous exprimez dans votre histoire. Ceci pourrait être très subtile. Le point résulte-t-il naturellement du développement du scénario, ou a-t-il l’air d’être forcé ou « imploré » ? Les histoires efficaces s’expriment elles même sans qu’on ait un sentiment de didactisme, ou qu’on nous fait une leçon de morale ; au lieu de ça, la leçon de l’histoire se trouve au cœur du scénario et le développement des personnages se déroule de façon naturelle, et donc avec puissance.

Les personnages

Dans les histoires qui marchent, les personnages sont bien plus que de simples marionettes avec des mains en bois. Lorsque vous lisez votre premier brouillon, intéressez vous à la motivation de vos personnages. Réagissent-ils en proportion des traits que vous leur aviez donnés ? Parlent-ils naturellement ? Ou le dialogue sonne-t-il comme si un comédien le lisait ? Ce serait une bonne idée d’écrire une histoire pour vos personnages, qui serait connue uniquement par vous, et qui ne serait pas nécessairement exprimée dans l’histoire. Un écrivain devrait en savoir davantage sur chacun de ses personnages, plus qu’il ou elle n’en dévoile. Ceci crée autour de chacun des personnages une aura de mystère et de crédibilité.

Le dénouement

« Denouement » chez nos amis anglophones, il se réfère à la façon avec laquelle les conflits arrivent à un point culminant dans le scénario et comment ils se concluent. La courte histoire -qui marche- s’occupe de ce point délicatement, puisque c’est habituellement là où le thème implicite soit brille, soit échoue. Les conflits se résolvent-ils eux-mêmes dans l’histoire ou pas ? Si on est perdu, ne sachant pas quelle direction le conflit a pris, l’histoire ne marchera probablement pas.

La conclusion

Comment l’histoire se conclue-t-elle ? Le personnage a-t-il changé de quelque façon qui soit ? A-t-il apprit quelque chose de la résolution du conflit ou pas ?

Rapprocher les éléments

Une fois ces éléments établis dans votre histoire courte, reprenez depuis le début et effacez tout mot, paragraphe ou page qui ne leur apportent aucune contribution. Vous pourriez avoir une magnifique description d’une ville sur la deuxième page mais qui n’a rien à voir avec l’histoire. Soyez sévère, gommez-là. Peut être un passage avec une action trépidante brillamment illustrée sur la page 3, qui ne trouve malheureusement pas sa place et qu’il faudra éliminer, puisque ça ne contribue pas aux éléments de base. Croyez-le ou pas, votre histoire s’en portera bien mieux sans eux, et sera plus facile à lire pour les autres, devenant ainsi un puissant véhicule d’expression artistique.
Une histoire courte n’est pas une nouvelle ; elle est bien plus proche d’un poème, où chaque mot et phrase comptent. Et vous rendrez ça possible en éliminant tout ce qui est superflu.

Laissez les autres lire votre histoire courte
Ecoutez aux conseils des autres. Si beaucoup de personnes sont distraites par une expression que vous adorez, pensez à la changer. N’ayez pas peur de réviser. Vous êtes le créateur de l’œuvre, l’écrivain, et vous avez en vous le pouvoir de produire quelque chose de merveilleux. Ceci veut dire « révision », qui n’est pas un acte de mutilation, mais de création, même si ça vous fait éprouver une sorte de douleur qui n’est heureusement que temporaire.

Relisez votre histoire avec un esprit critique lorsque vous êtes dans de différents états d’esprit, et réécrivez-là selon ces différents états. Une histoire qui marche ne se contente pas juste de « se produire », mais elle est aussi le fruit de la réécriture et de la révision. Vous découvrirez que vous la verrez différemment et trouverez différentes choses nouvelles lesquelles vous aurez envie d’ajouter de nouveaux éléments selon vos différents états d’esprits.

Conclusion

Une fois que vous aurez assimilé les bases, vous pourrez travailler avec votre propre style et votre voix unique. Mais ça viendra avec le temps. L’écriture d’histoires courtes demande des aptitudes ainsi qu’un tempérament artistique ; vous devez d’abord acquérir ces aptitudes avant de les transformer en œuvres d’art.

Le seul scénario dont vous aurez besoin

Vous voulez créer un excellent scénario ? Parfait, je vais vous parler du seul model de scénario dont vous aurez jamais besoin, suivez le guide.

Créer un scénario devient un jeu d’enfant lorsque vous découvrez le meilleur plan de scénario de tous les temps.

Vous voulez connaître les trois models de scénario de base avec lesquels vous travaillerez ? Que diriez vous des sept models de scénario de base ? Ou les 20, ou encore les 36 ? Eh bien, gardez votre sang froid parce que vous n’avez qu’un seul et unique plan de base de scénario, et si vous arrivez à comprendre ce concept de base vous détiendrez toutes les ficelles lors de l’écriture de votre livre.

Jetez un coup d’œil sur les listes des éditeurs et vous verrez que les scénarios de base présentent « personnage contre machine », ou « personnage contre la nature », ou « personnage contre lui-même » (ou elle-même) et ainsi de suite. Evidemment, les maisons d’édition offrent plein de variantes de ces thèmes, et là vous plongerez dans une grande liste de possibilités.



Vous aurez beau diviser, répertorier, analyser… les éditeurs de livres n’adorent qu’un seul model de scénario : la quête.

Peut importe le genre de fiction que vous écrivez, les éditeurs de livres adorent la quête. Et l’histoire toute entière se dévoue, directement ou non, à aider le protagoniste à atteindre et réaliser son but en traversant la quête.

Dans votre livre, le but à atteindre pourrait être une pierre précieuse, mettre un criminel sous le verrou, la stabilité du monde ou la paix intérieure du sens de la vie, ou encore sauver le monde d’une invasion souterraine. Atteindre le but, c’est la quête.

Dans le jargon des films, Alfred Hitchcock appelait le but le « McGuffin ». Un euphémisme. Peu importe ce que c’était. Ca devait être présent dans chaque bon film d’Hitchcock et ça l’est dans chaque bon livre. Atteindre le but est La Quête. C’est là où se passent tous les trucs intéressants.



Si vous n’avez pas de quête, vous n’aurez pas de nouvelle. Vous n’aurez même pas une raison d’introduire les personnages. Si le but est un verre de lait, et tout ce que doit faire le personnage c’est de marcher vers le réfrigérateur et de s’en servir un, eh bien, ceci pourrait être le but, mais il n’y aurait aucune quête du tout. Pas d’histoire, aucun intérêt.

Ceci nous amène à la différence entre la fiction littéraire et la fiction populaire. Presque toujours, la fiction littéraire possède un but intérieur, ou un but psychique. Et la quête est presque toujours psychologique. Le but pourrait être par exemple « devenir plus à l’aise avec la personne que vous êtes vraiment. » La quête est la série d’obstacles que le personnage doit traverser pour réaliser son but. Avec la fiction populaire, c’est le but du corps. Quelque chose de physique, de tangible, quelque chose qui peut être touché par les sens.

Le livre commence toujours par une introduction du personnage principal et, si possible, une introduction du personnage qui va présenter les obstacles. Ce serait bien si l’on pouvait voir quelques obstacles aussi, mais pas trop, vous ne voudriez pas dévoiler toute l’histoire dès le départ.



Bien sûr, nous devons voir le but aussi. Maintenant, le but à ce stade précoce, est habituellement soit présenté d’une manière détournée, soit vu comme un objet relativement minimalisé. Vous pouvez le cacher. Au fur et à mesure que l’histoire avance, l’objectif devient de plus en plus clair, plus important, et de là il mérite de plus en plus de ressources, de temps, d’argent et d’efforts.

Idéalement, le but à atteindre devrait se transformer de plus en plus en une question de vie ou de mort, et d’une gravité proche du besoin de risquer sa vie pour l’atteindre.

Ensuite nous avons la motivation. Pourquoi est-ce que le protagoniste veut atteindre le but ? Il doit y avoir une raison. Et une bonne raison, aussi. Ca peut commencer le plus simplement du monde. Accorder une faveur à quelqu’un, ça fait partie de son boulot, ou par simple curiosité. Mais la motivation devrait s’accroître d’une manière importante, et rapide. Rappelez vous, c’est une question de vie ou de mort, l’avenir du monde en dépend. La motivation, le but et la quête tous prennent de plus en plus d’envergure avec le déroulement de l’histoire.



Maintenant nous avons cette quête. Pensez à des escaliers. On monte les marches, un premier étage, on monte, un autre étage, on monte encore, un étage supérieur. Chaque montée introduit un nouvel obstacle. Quand l’obstacle est surmonté, c’est à la partie plate –l’étage- que le lecteur -et le protagoniste- doivent reprendre leur souffle. Remarquez que chaque étape mène le protagoniste plus haut. Chaque obstacle devient plus défiant et plus dangereux. Combien d’escaliers ? Combien d’obstacles ? Cela dépend de leur importance et de la longueur que vous voulez donner à votre livre. Et vous devriez bien y réfléchir.

Donc, si la fiction est votre but, réalisez-la en suivant la stratégie de la quête pour le développement de la quête. C’est une recette gagnante à tous les coups.

mardi 6 mars 2007

Ecrire un livre, cinq obstacles à éliminer

Le plus dur quand vous écrivez un livre c’est de commencer, continuer à écrire et surpasser les limites imposées par la compétition existante dans votre domaine. Mais ce qui accentue cette impression, ce sont en fait cinq obstacles majeurs qui ont l’air d’être insurmontables :

1- L’inertie
2- La peur
3- Ne pas avoir le temps
4- Une motivation vacillante
5- Un engagement flou

Bien sûr, aucun de ces obstacles n’est vraiment insurmontable. Voici quelques stratégies simples qui pourront pulvériser ces obstacles qui entravent votre projet d’écrire un livre.

Ecrire un livre, obstacle premier : L’inertie

L’inertie tend à naître dans l’écart existant entre l’idée et son application. Les idées semblent surgir à la conscience pratiquement sans effort, mais en parallèle ce n’est pas le cas pour les livres écrits et finis. Pour arriver à traverser cet écart qui prend de plus en plus d’ampleur entre ‘l’idée et le livre’ et son exploration complète en mots, vous aurez besoin d’une liste d’étapes spécifiques simples qui vous mèneront là où vous voulez arriver. Procurez vous d’abord un registre ou un bon carnet pour toutes vos notes concernant votre livre, premiers brouillons, croquis et autre gribouillages.

Votre liste pourrait ressembler à quelque chose comme ce qui suit :

1- Ecrire des notes dans mon journal sur la raison ou le message de mon livre
2- Ecrire toutes les idées de titres qui me viennent en tête
3- Ecrire brièvement les différents sujets de mes futurs textes sous forme de listes
4- Marquer les idées qui auront besoin de sources et sujets de recherche
5- Ecrire les sujets des différents chapitres, aussi bien que les idées de titres
6- Ordonner les différents contenus textuels à l’intérieur de chaque chapitre
7- Rechercher des livres déjà existants dans le même domaine spécifique de mon livre
8- Aménager un espace qui m’est spécialement réservé pour écrire
9- Réunir des livres similaires au livre que je voudrais écrire (pour avoir de l’inspiration et aussi pour les prendre comme modèles d’organisation, de clarté et d’autres critères)

Une fois que votre projet d’écrire un livre est lancé, c’est une bonne idée de continuer à lister des étapes d’écriture, mais d’une manière toujours plus spécifique et détaillée (c'est-à-dire : trouver des citations correctes d’auteurs, repérer des passages textuels portant sur les ambiguïtés du temps, trouver des données à propos de l’été dernier, et ainsi de suite.)
En vérité, il est absolument impossible d’ « écrire un livre ». Vous ne pourrez effectuer qu’un seul pas spécifique à la fois vers l’accomplissement d’un manuscrit de livre achevé.

Ceci pourrait paraître aberrant, pourtant presque tout le monde oublie ce fait. Ensite ils se retrouve inutilement accablés par la perspective de réaliser cette énorme tâche insurmontable qu’est « écrire un livre ».

Peu importe à quelle étape vous en êtes actuellement dans votre projet d’écrire un livre, il existe une étape suivante. La manière la plus efficace et la plus motivante pour continuer d’écrire un livre c’est de diviser chaque étape en cinq ou dix sous-étapes d’écriture. Vous avez besoin de savoir, exactement et précisément, ce qu’est chaque étape, pour pouvoir élaborer mentalement la façon dont vous allez la finir. Pensez à votre liste d’écriture comme à une sorte d’outil d’ « anti-accablement ».

Ecrire un livre, obstacle deuxième : La peur

Il est pratiquement indéniable, si un projet ne cause pas le moindre symptôme de peur (Serais-je vraiment capable de mettre la chose sur pied ?), que ça ne représente finalement pas un défi assez stimulant ou intéressant pour maintenir le niveau d’implication que vous aurez besoin de sentir pour pouvoir le voir aboutir jusqu’à la fin. Mais dites-moi donc, comment vous débrouillez-vous lorsque vous vous retrouvez à vous enfuir des tâches de l’écriture de votre livre ? Et que le simple fait d’y penser provoque chez vous des sentiments d’accablement de peurs, de doute de vous-même et … d’épuisement soudain ?

La réponse est si évidente, sauf que la plupart d’entre nous peuvent difficilement la trouver. Plongez dedans. Impliquez-vous dans le vrai travail à fournir. La peur disparaît immédiatement lorsque votre attention est engagée par le travail à portée de main. C’est la même chose qui arrive à l’attention d’un petit bébé : il est en train de pleurer, quand le tout petit chaton des voisin fait son entrée : les larmes s’arrêtent comme par magie, parce que l’animal à capturé toute son attention, si bien que le bébé en a complètement oublié de pleurer.
Centrez votre attention sur l’accomplissement de la prochaine étape de votre liste. Ainsi, la peur, le doute et cet épuisement terrible vont se dissoudre (au moins pour le court terme ; quand ils reviendront canalisez simplement votre attention immédiatement sur l’étape suivante, une fois de plus)

De plus, gardez toujours en tête la raison principale pour laquelle vous vouliez écrire un livre. Est-ce de vouloir communiquer un message, de s’engager dans une quête, de cultiver votre talent, ou d’exprimer l’inspiration que vous ressentez lorsque vous lisez le travail d’un autre auteur ? Si vous alliez l’inspiration (votre raison d’écrire) à l’engagement, la peur n’aura plus aucune chance.

Ecrire un livre, obstacle troisième : Le manque de temps

On a toujours tellement de choses à faire, et jamais le temps de le faire. Mais ce n’est pas une raison suffisante pour ne pas écrire un livre. En fait ce n’est qu’une excuse pour contourner votre version personnelle de « manquer de temps » pour écrire un livre. Cependant, on finit toujours par trouver le temps pour faire les choses qu’on veut.

Le plus souvent, ce n’est pas le manque de temps qui est un problème, c’est surtout le sentiment que ce travail à fournir soit juste trop important par rapport aux petits moments qui nous sont disponibles par intermittence.

Prenez la stratégie suivante comme un jeu auquel vous joueriez chaque jour qui passe : réalisez l’équivalent d’une heure de travail grâce à de mini sessions de cinq à dix minutes chacune. Pendant ces sessions vous aurez contribué à votre objectif d’écrire un livre (référez vous à vos petites listes de petites tâches spécifiques à réaliser, et si jamais elle demandent trop de temps, divisez-les en deux, en trois, ou en autant de mini étapes que vous désirez.)

Par exemple, vous pourriez passer vos dix minutes de libres entre vos rendez-vous de travail –ou tout autre lieux- à écrire des notes dans votre carnet concernant le chapitre sept, au lieu de perdre simplement ce temps à attendre en ne faisant rien du tout. Ce serait en effet une excellente idée que d’avoir un carnet spécialement dédié à votre projet d’écriture de livre, et que vous emmenez toujours partout où vous irez. Ecrivez-y toutes vos notes pour référence, et pour le plaisir de voir vos futurs écrits grandir, évoluer et gagner en consistance, grâce à de simples notes.

Une fois que vous aurez atteint l’équivalent d’une heure de travail grâce aux très courtes séances, trouvez un petit moyen de vous récompenser vous-même. Cette étape est très importante. Vous avez besoin de vous sentir bien par rapport à vos efforts continuels d’ajouts de petits volumes de travail dans l’écriture de votre livre.

Ces petits ajouts s’accumulent au fur et à mesure et peuvent vous faire arriver à destination. Il est important de vous récompenser vous-même, parce que la récompense ultime ne peut apparaître que sur le long terme ; ceci représente un aspect inévitable quand on écrit u livre. Les petites récompenses, dans ce cas, sont un moyen d’apprivoiser ce long retard de gratification.

Quand vous serez capables de réserver des moments moins brefs pour écrire votre livre, assurez vous de créer des sessions pour organiser votre travail. Regardez votre montre et comptez une ou deux heures, en vous disant : « D’accord, je bosserai sur mon livre de 19h à 21h ». Par contre ce serait moins facile de dire : « Tiens, je vais passer toute la journée à bosser sur mon livre », car c’est irraisonnable et vous risquez un accablement certain. Vous devez décider des heures de début et de fin de votre travail d’écriture.

Une fois que vous aurez travaillé une heure ou toute autre durée que vous vous serez fixé, prenez une pause et récompensez vos efforts. Ensuite, repartez sur une autre session de travail limitée dans le temps, suivie d’un repos. Psychologiquement, ceci vous encourage à travailler plus, mais sans vous accabler avec la pensée de passer un moment infini à écrire votre livre toute la journée. Le plus probable, c’est que vous passerez votre temps libre de la journée à faire tout sauf écriture. Par exemple, « Je commencerai par nettoyer le garage, le grenier et la cave, puis j’attaquerai l’écriture de mon livre ».

Une dernière chose : Assurez-vous de lister ce que vous comptez faire pendant cette heure ou ces deux heures que vous avez programmé. C’est une autre manière de préparer votre mental à accomplir –d’une manière certaine- cette session de travail requise pour écrire votre livre. Après avoir accompli chaque tâche, jetez un coup d’œil à ce que vous venez de réaliser. Bizarrement, cette démarche est satisfaisante. Elle vous permet aussi de garder un aperçu ou une mémoire visuelle de toutes les choses que vous avez accomplies pendant cette période de temps de travail particulière. Une image vaut mille mots.

Ecrire un livre, obstacle quatrième : Une motivation vacillante

Parfois vous aurez le sentiment qu’écrire votre livre est la chose la plus extraordinaire que vous puissiez imaginer de faire. D’autres fois vous sentirez que bosser sur toute autre chose est juste aussi motivant. Que faire dans ce cas ?

Apprenez à reconnaître le genre de difficulté qui altère votre motivation: Soit il s’agit d’une forme de peur simple, d’un manque de confiance, soit il s’agit d’une forme sournoise d’épuisement, car vous auriez passé trop de temps à exécuter toujours les mêmes tâches d’écriture, sans assez de variations stimulantes.

Etudiez donc vos sentiments, qu’est-ce qui altère votre motivation ? S’il s’agit d’un sentiment de peur, passez à l’engagement dans le travail d’écriture associé à une motivation externe, affin de franchir cet obstacle. S’il s’agit d’un sentiment d’ennui, ou d’épuisement, essayez de trouver lequel, parmi les nouveaux aspect de travail, celui qui peut raviver votre flamme. Quel est ce truc que vous pourriez trouver amusant de faire ?

Une autre technique pour rester motivé(e) est de pratiquer le « Mantra de travail tripartite » : Même heure, Même endroit, Chaque jour. En d’autres termes, organisez vos journées de manière à ce que vous puissiez travailler au minimum pendant une demi heure d’écriture chaque jour (plus tôt dans la journée mieux ce sera,) travailler à écrire votre livre dans le même espace physique.

Vous créerez alors une sphère d’énergie productrice, non seulement dans votre espace où vous écrivez, mais aussi dans la qualité de « pratique habituelle » de travail d’écriture. Si vous répondez présent et écrivez tous les jours à la même heure, vous gagnerez une tendance naturelle à passer facilement au travail d’écriture, grâce à une mémorisation inconsciente de votre rythme de travail d’écriture. Vous pouvez tirer profit de ce phénomène pour bien progresser dans votre projet d’écrire un livre, avec bien moins d’efforts.

Ecrire un livre, obstacle cinquième : Un engagement flou

Votre engagement à écrire votre livre est votre objectif primordial, car c’est ce que vous souhaitez réaliser le plus, en voyant votre livre entrer en compétition avec les autres.

Parfois, certains commencent à travailler sur l’écriture d’un livre avec une idée vague sur leur raison principale. C’est alors qu’ils souffrent d’une amnésie aigue à propos de ces vagues raisons pendant les inévitables périodes de faible énergie et, donc, d’un engagement et intérêt faibles.
Pour protéger votre projet et votre engagement envers ce dernier, préparez une phrase précise expliquant pourquoi vous voulez écrire votre livre. Quels sont les points que vous voulez réaliser, et pourquoi voulez-vous les réaliser ? Soyez aussi précis que possible. Puis affichez vos raisons visiblement dans votre espace de travail, ainsi que sur la couverture de votre carnet d’écriture.

Si vous trouvez que vous avez dépassé et multiplié vos raisons d’écrire un livre par rapport au premier jour, parce que votre sujet aura évolué au fil des premiers chapitres, alors vous n’avez qu’à réécrire simplement votre phrase d’objectif premier. Ceci dit, restez lucide concernant ces raisons. Cela vous permettra de conserver votre énergie et enthousiasme intérieurement (ce qui vous motive,) ce qui constituera finalement votre livre.

Ecrire un livre n’est peut être pas « facile », mais très gratifiant, ça pourra vous offrir plus de récompenses que toute autre activité. Pour commencer à écrire un livre, continuer de l’écrire et franchir la ligne de vos compétiteurs, rappelez vous toujours qu’il existe des solutions pratiques et faciles pour éradiquer l’Inertie, la Peur, le Manque de temps, la Motivation vacillante et l’Engagement flou, d’une manière littéralement instantanée.

vendredi 2 mars 2007

Ecrire un livre

Pourriez-vous écrire un livre ? Voudriez vous écrire un livre ? Devriez-vous écrire un livre? Autant de questions auxquelles nous tenterons d’apporter des réponses.

Ceux qui voudraient savoir comment écrire un livre sont très nombreux. Mais ceux qui entretiennent un tel rêve sont en général spécialisés dans un domaine qui n'est pas vraiment lié à celui d'écrire un livre. Pourquoi se casser la tête à vouloir devenir écrivain alors?

Trois raisons à vouloir écrire un livre : Professionnelle, Personnelle, et une Pression de Talent Potentiel. Ces trois éléments se rejoignent dans un point commun: l'écart existant entre "Je voudrais écrire un livre" et "je suis en train d'écrire un livre." Qu'est-ce qui nous donne l'impression que cet écart est si vaste entre ces deux phrases?

La meilleure réponse vient des trois premières questions de ce même post, et à chaque fois qu'on répond à une de ces questions, une nouvelle possibilité fait son apparition, cette dernière visera à couvrir l'écart existant entre « je voudrais être l'auteur d'un livre » et « J’écris un livre »

Pourriez vous écrire un livre?

Vous êtes un professionnel, quelqu’un qui a travaillé dans son domaine de professionnalisme pendant plusieurs années. Ce que vous savez pourrait être contenu dans un livre. Mais écrire des information sur des centaines de pages, et déployer des messages assez puissants pour assurer un traitement de longueur de livre, sont deux choses très différentes.

Qu'est-ce qu'un message puissant? Il s'agit de votre perspective unique (peut être une philosophie ou un système, et ses applications détaillées.) Si vous avez des messages substantifs, aussi denses qu'attrayants, et que rien d'équivalent ne soit encore apparu dans un livre publié durant les cinq dernières années, alors vous pourriez écrire un livre.

Supposez que vous soyez quelqu’un qui soit arrivé à un certain point dans la vie, là où rien n'est plus un défi, et là où votre expérience se retrouve un petit peu blasée. Vous n'arrivez plus vraiment à vous reposer et restez un petit peu malheureux. Vous avez pensé à exorciser ce malaise en écrivant un mémoire. Que vous passiez à l'acte d'écrire un livre où non n'est finalement qu'une question d'engagement.

Sans le profond désire de trouver des réponses, votre livre souffrira en essayant de contourner le fait de ne pas être heureux. Mais si vous vous concentrez vraiment bien sur votre quête intérieure, alors vous pourrez écrire un mémoire, écrire un livre.

Vous êtes, disons, quelqu’un qui a toujours senti un désir pour écrire. A chaque fois que les mots d'un auteur exprimaient vos pensées, vous sentiez un pincement au coeur. Vous voulez écrire, mais vous ne l'avez encore jamais fait, et si jamais ce que vous aurez écrit était affreux, vous vous sentiriez humilié.
Pour quelqu’un avec un talent endormi, l'aptitude de pouvoir se concentrer sur quoi écrire, au lieu d'avoir peur d'écrire d'une manière "horrible," est une aptitude cruciale. Si vous pouvez placer votre attention sur le plaisir d'apprendre à utiliser la langue de manières de plus en plus satisfaisantes, vous pourrez écrire un livre avec le temps.

Voudriez vous écrire un livre?

Qu'est-ce qui vous empêche d'écrire un livre au fait? Pour le professionnel, c'est l'énormité du travail à fournir, en regard des demandes d'une pratique. La solution? Un court emploi du temps, des tâches précises (écrivez des notes sur le contenu de votre livre, disons, à de courts intervalles pendant votre temps libre,) ne vous horrifiez pas avec de longs devoirs inutiles.
Après avoir atteint une heure petit à petit, récompensez-vous. Concentrez vous uniquement sur la tâche à portée de main qu’il vous est possible de réaliser lorsque vous vous rappellerez votre message principal. Tout ce qui viendrait de plus ne sera que de la résistance.

Pour l'auteur de la quête intérieure, ne pas tolérer la frustration est toujours une entrave. Vous devriez vous concentrer sur de petites tâches à réaliser, sur un objectif d'ensemble, et cultiver une habitude d'écriture (le même endroit, le même espace, chaque jour.) La patience de déterrer une matière qui vous mène à la compréhension, et la persévérance de voir les fruits pousser dans la signification, complètent les compétences dont vous avez besoin pour écrire un livre.

Pour beaucoup d'auteurs qui cultivent leur talent, le fait que votre ego ait peur de la honte peut causer un implacable dénigrement de votre propre personne. Laissez votre ego de côté, bâillonnez-le. Réalisez qu'il existe plusieurs genres de talents d'écriture. Faites-en votre objectif de repérer ces choses que vous réussissez et dans lesquelles vous excellez. Aussi, lisez avec appétit, lisez beaucoup, étudiez les techniques utilisées, analysez les styles, et ayez du plaisir à le faire.

Devriez-vous écrire un livre?

Quels sont les avantages à écrire un livre? Pour le professionnel, un livre est attendu par une vaste arène publique. Ayant ajouté une contribution à votre domaine de prédilection, cette crédibilité améliorée vous permet de présenter votre livre régionalement, nationalement, même internationalement, avec d'autant plus de facilité. Etre un porte-parole est constamment votre prochain pas d'évolution dans votre carrière de praticien.

Pour la quête personnelle de l'auteur, un livre est préliminairement un accomplissement intérieur. Si votre livre exprime profondément des thèmes universels, alors vous devriez publier, et découvrir de nouvelles portes entrouvertes qui mènent vers la prochaine étape de votre vie.

Pour l'auteur qui cultive ses talents, la joie d'exprimer vos talents est votre récompense même. Si vous avez beaucoup d'expériences, vous devriez écrire un livre assez tôt. Si vous commencez tôt à écrire dans votre vie, cultivez le jardin de vos capacités, et ignorez les mirages de notre culture que sont renommée et fortune. Et alors un jour, vous devriez écrire un livre.

Comme dans chaque pratique demandant une habitude et discipline d'engagement journaliers (travail,) une concentration délibérée sur ce qui compte (objectif et message,) et l'inébranlable patience et persévérance (revenir, encore et encore, à commencer de nouveau,) votre écriture joindra le monde intérieur avec une forme externe qui se perfectionne progressivement (votre livre, écrit avec un seul mot à la fois.)

samedi 14 octobre 2006

Création de personnages

Création de personnages: Qu'est-ce qui fait qu'une histoire fait tilt dans la tête du lecteur?

Communément, c’est possible en incorporant un développement de personnages plus riche et plus de dialogues. Il s'agit de la façon avec laquelle un personnage est décrit dans l'oeuvre, souvent en quelques mots seulement, et qui permet à ce personnage de se démarquer des autres.

Pour vous aider à créer vos personnages, je vous avais concocté une liste de questions essentielles dont les réponses serviront à dresser le profile de chacun de vos personnages, jetez un coup d’œil sur mon poste précédent.

On pourrait comparer la création de personnages avec le mélange des couleurs en peinture; par exemple, en mélangeant le rouge et le jaune on obtient l'orange, puis on recherche les bonnes nuances dont on a envie (selon qu'on ajoute plus de rouge ou de jaune, du blanc, une couleur sombre, etc.)

Pour créer un personnage, il suffit d'emprunter des petits bouts et morceaux de personnes de la vie réelle, puis les mélanger et les travailler pour obtenir notre personnage, en nuançant les tempéraments et les caractéristiques comme on le veut. Exploitez votre imagination et donnez libre cours à votre créativité.

Une fois que vous aurez ébauché les principaux traits de votre personnage, vous devrez faire sentir sa présence au lecteur en le faisant connaître à travers l’action, le dialogue, et le conflit. C'est là où le profile du personnage entre en jeu.

Beaucoup de questions touchent aux activités des personnages et aux lieux où ils vont :

Comment se porte votre personnage au sein de sa famille ? A quoi votre personnage aime-t-il jouer ? Qu’est-ce qu’il aime lire ? Est-il du genre à lire un livre en entier, interrompe-t-il souvent sa lecture ? Où part-il en vacances ? Va-t-il faire du camping pendant ses vacances ou partira-t-il au parc d'attractions ? C’est quoi son endroit préféré ? Ses cachettes secrètes ? Que fait votre personnage après le travail/après les cours et en fin de semaine ?

Les réponses à ces questions sont celles qui vont révéler la personnalité de votre personnage..

Il y a aussi les questions sur son style de parler et ses expressions favorites. Ceci donne au lecteur une idée sur l'expérience du personnage, son éducation, son age et son état d'esprit. A-t-il une basse ou une haute estime de lui-même? Est-ce un ancien yéyé? Fait-il des projections sur les autres? Tous ces éléments peuvent être exprimés à travers les dialogues.

Le scénario de l'histoire peut être constitué en fournissant la réponse à cette question :Que veut vraiment le personnage, et qu'est-ce qui se dresse sur son chemin? L'essence d'un personnage est sa capacité de s'intéresser à quelque chose. Le personnage principal est intéressé par son objectif, il rencontrera un adversaire qui a un intérêt contraire : l'éloigner de cet objectif. Ceci est une manière de construire un conflit dans votre histoire, et ce conflit renforcera à son tour le scénario.

Une autre manière de créer un conflit consiste à montrer comment le personnage réagit vis-à-vis des autres ; pour vous aider, demandez vous cette question : comment le personnage est-il vu par les autres ?

Répondez aux 50 questions du post précédent affin de créer un profile pour chacun de vos personnages. Et en parcourant en suite les résultats de leurs différents profiles, vous aurez besoin de choisir soigneusement les détails à incorporer dans votre histoire.

Qu’est-ce qui poussera votre personnage à l’action et qu’est-ce qui créera des réactions chez lui ? N’essayez pas d’utiliser toute vos information à partir des profiles sinon vous finirez par accabler vos lecteurs. Mais chaque réponse à ces questions vous est précieuse parce que ça vous rappellera toujours qui est votre personnage.

Création du profile d'un personnage, 50 questions utiles

En donnant la réponse à ces questions concernant chacun de vos personnages, vous pourrez constituer leurs différents profiles de base, ce qui vous aidera beaucoup dans l'écriture du scénario, et aussi pour vous remémorer à chaque instant qui sont vos personnages. C'est parti.

1- Prénom (et deuxième prénom) du personnage, nom de famille, surnoms (pseudonymes et sobriquets)?

2- De sexe masculin/féminin? Lieu et date de naissance (jour/mois/année)?

3- Adresse; rue, ville, région, pays, et comment repérer sa maison?

4- A quoi ressemble sa maison, vue de l'extérieur, de l'intérieur?

5- La couleur des yeux? Des cheveux? La taille, le poids, et les mensurations (type de physique)

6- Qualité de la voix, style de parler, expressions favorites?

7- Caractères distinctifs ou gestuels (se ronge les ongles de la main, boite en marchant...)?

8- Style d'habillement? Vêtements favoris?

9- Instruction et expérience? Les sujets où il est le plus calé, le plus mauvais? Ses sujets de discussion préférés?

10- Historique de ses emplois?

11- Ses objectifs de carrière?

12- Les parents vivent-ils toujours? Si non, quand et comment sont-ils décédés?

13- S'ils vivent toujours, quels sont leurs expériences et carrières?

14- Qui sont les autres membres importants de la famille? (Frères et soeurs, parents adoptifs...)?

15- Comment se porte le personnage au sein de sa famille?

16- Comment va santé en général?

17- Quel est le type de sa personnalité? Son état mental? Sa nature de base?

18- Son tempérament? Son état émotionnel?

19- Ses handicaps? Peurs? Inhibitions (blocages intellectuels ou affectifs)?

20- A quoi le personnage aime-t-il jouer?

21- Qu'est-ce qu'il aime lire? Lit-il les livres en entier ou interrompe-t-il souvent sa lecture?

22- Où part-il en vacances?

23- Ses lieux favoris? Ses Cachettes secrètes?

24- Que fait-il après le travail/après les cours et en fin de semaine?

25- Quelle est la chose qu'il aime vraiment?

26- Quelle rubrique du journal lit-il en premier?

27- A-t-il jamais eu des animaux de compagnie? Expliquez.

28- Qu'est-ce qui fait rire le personnage?

29- Qui sont les gens qui aident le personnage? Qui sont ses amis? Pourquoi?

30- Qui sont ceux qui se posent en travers du chemin du personnage? Quelle genre de relations entretiennent-ils avec lui?

31- Qu'est-ce qui est important pour le personnage? Ses ambitions? ses rêves? Pour quoi?

32- Quel est le genre de choses qui dérangent le personnage? les animaux domestiques le mettent-il en rogne?

33- Comment le personnage voit-il la vie?

34- Comment le personnage se voit-il lui même?

35- Qui sont les héros du personnage? Qui sont ses idoles? Sur quelles personnes pose-t-il son regard le plus souvent?

36- le personnage a-t-il un intérêt romantique? De l'expérience en amour?

37- Quel genre de voiture conduit-il ou voudrait-il conduire?

38- Comment le personnage est-il vu par les autres?

39- Qu'est-ce qui distingue le personnage de toute autre personne?

40- Les lecteurs vont-ils aimer ou détester ce personnage? Se rappelleront-ils de lui?

41- De quoi ce personnage est-il fière?

42- A quel propos le personnage est-il embarrassé?

43- Quelle a été la plus grande joie du personnage? Son plus grand frisson ou émotion?

44- Quelle a été sa plus grande déception?

45- Quels sont ses passe-temps préférés, ses passions?

46- Quels sont les goûts du personnage: couleur préférée, musiques, livres, films, émissions télé, nourriture, parfum de crème glacée, boisson, sports, arts, genre de personnes, personnages (livres, films...), jeux, endroits, sujets de discussion, revues, animaux, blagues, groupe de musique...?

47- Dans la question précédente, qu'est-ce que le personnage aime-t-il le moins, que déteste-t-il?

48- Ecrivez une phrase qui décrit ce personnage.

49- Dans cette histoire, que veut le personnage? Obtiendra-t-il ce qu'il veut? Comment?

50- Dans cette histoire, quel est le plus grand problème de votre personnage? Comment sa situation pourra-t-elle empirer? Comment pourra-t-elle être résolue?

Voilà! J'espère que cette liste vous sera utile, prenez bon plaisir dans votre écriture.

vendredi 6 octobre 2006

Ecrire des histoires, Le chemin vers la publication en une année

Il existe un moyen pour pratiquement garantir votre publication au bout d’une seule année. Non, ça n’a rien à voir avec l’auto publication. Cette voie n’est pas pour les dilettantes, et vous poussera à vos limites, mais ça a marché pour des dizaines de mes étudiants, et ça marchera pour vous.

Elle est basée sur les principes de l’écriture qui ont été proposés au début par deux géants du secteur de la publication ; les auteurs de science-fiction Ray Bradbury et Robert Heinlein, il y a plus de trente ans de cela. Et non, vous n’aurez pas besoin d’être un auteur de science-fiction. Peu importe l’objectif ULTIME que vous vous êtes fixé ; romans, scénarios, dramaturge, ou poète, vous pouvez adapter cette méthode. Elle est conçue pour faire face à littéralement chaque problème important que vous rencontrez ou que vous pourriez rencontrer en tant qu’écrivain.

1) Ecrivez une histoire chaque semaine, ou une histoire chaque deux semaines.

2) Lisez dix fois plus que ce que vous écrivez.

3) Mettez vos histoires dans le courrier. Gardez-les dans le courrier jusqu’à ce qu’ils commencent à vendre.

4) Ne réécrivez jamais, excepté pour des demandes éditoriales.

Voilà ! Maintenant revoyons ces étapes pour un peu plus d’explications.

1) Ecrivez une histoire par semaine, ou une histoire chaque deux semaines. Elle peut être aussi courte qu’il vous plaira. Non, peu importe si vous voulez écrire des romans, ou si vos idées tendent vers l’émergence de votre subconscient en long format. Si vous étiez un coureur novice qui s’entraîne pour un marathon, vous commenceriez par courir du côté de chez vous, n’est-ce pas ? Vous ne commenceriez pas par courir sur 26 kilomètres, ça c’est sûre ! Tout ce dont vous avez besoin de savoir pour écrire un livre est contenu dans une petite histoire, et écrire 100.000 mots en petites histoires améliorera de loin votre écriture, plus efficacement que ces mêmes 100.000 mots dédiés à un seul roman. Ecriture de script ? Avant que vous ne puissiez écrire un script, vous devez être certain que vous comprenez ce que c’est que le conte. Je veux dire VRAIMENT le comprendre, subconsciemment. Les petites histoires vous donnent une chance d’affûter vos talents. Poésie ? Bien, dans ce cas, composez un poème par semaine ! Rédaction ? Sûr ! Rédigez un article par semaine !

2) Lisez dix fois plus que ce que vous écrivez. Il n’y a rien de plus triste qu’un jeune écrivain qui ne lit pas de peur de la "contamination de son style." Ceci est une illusion personnelle totale. Un écrivain a désespérément besoin de lire tout ce dont il peut mettre la main dessus… et de ce qui est vraiment de la meilleure qualité. Personnellement, je lis un acte de Shakespeare à vive voix chaque matin, pour améliorer à la fois mon écriture et mon parler.

3) Mettez vos histoires dans le courrier. Chaque semaine, ou chaque deux semaines, une de vos histoires devrait être soumise à un éditeur qui vous paye avec de l’argent pour vous publier. Franchement, peu importe combien. L’argent est une équation très froide, quelque chose de différent que les tapes dans le dos, les bravos, les copies de contributeurs ou même les prix remportés. Lorsqu’un éditeur vous signe un cheque, il y manque les chaleureux sentiments peluchés, et un pesant "est-ce que mes lecteurs vont aimer" qui est complètement différent des acclamations ou de la critique de votre groupe ou classe d’écriture. CEUX-LA sont les réactions dont vous avez besoin : un chèque qui liquide la banque. Lancez vos histoires ! La publication Web est déjà une bonne idée dans ce contexte, aussi longtemps qu’il y aura de l’argent à en tirer. Même un centime par mot –ou moins !- est très acceptable.

4) Ne réécrivez pas, excepté pour des demandes éditoriales. Une fois votre histoire finie et initialement réécrite, poursuivez votre chemin. Ne réécrivez pas éternellement, en essayant de rendre votre écrit "parfait." Vous apprendrez plus en écrivant une nouvelle histoire qu’en réécrivant indéfiniment une vieille histoire.

Si vous faites tout ça, je vous promets vos premières
ventes au bout de cinquante histoires. Avec le rythme
d’une histoire par semaine, ça se fera en un an ! En un an
seulement à partir d’aujourd’hui, vous pouvez devenir un
auteur qui gagne sa vie. Et pour tout autres écrivains
accomplis, ceci pourrait constituer une idée assez
excitante pour qu’ils restent éveillés tard, et pour qu’ils se
lèvent tôt, en écrivant encore plus, sachant que ce
premier chèque d’acceptation est à moins de 365 jours de
leur portée.


Idées de Steven Barnes, l’auteur à best sellers du New York Times. Il a publié plus de trois millions de mots de fiction, et a écrit l’ouvrage qui remporta un Emmy "A Stitch In Time" qui est un épisode de "Outer Limits." Il est le créateur de " Lifewriting ™ performance system for writers". Son site (en anglais) : http://www.lifewriting.biz/

Traduction de l’anglais vers le français : Karim Benyagoub.

jeudi 5 octobre 2006

Pourquoi l’édition d’histoires améliore-t-elle la qualité de votre fiction?

N’avez-vous jamais lu une histoire, un roman ou une petite nouvelle, qui vous a tellement plu que vous l’avez lu et relu plusieurs fois encore et encore ? Après chaque relecture, vous aviez même noté quelque chose de différent et aviez compris un nouveau message. Savez vous ce que plusieurs de ces genres d’histoires ont en commun ? Un bon éditeur d’histoires. C’est bien ça. Ces romans ont été édités pour des valeurs de développement d’histoire, et c’est pour ça que l’œuvre est si mémorable.

Comme écrivain de fiction, n’est-ce pas cet effet que vous voudriez que votre livre produise ; résonner avec les lecteurs longtemps après qu’ils aient refermé votre livre ? N’aimeriez vous pas que vos lecteurs soulignent des passages et lisent votre livre jusqu’à ce que les pages en deviennent cornées et tâchées de café ? Comme romancier, je sais que ça me plairait.

Quel est donc cet ingrédient magique qui entre en jeux lorsque votre roman se trouve entre les mains d’un éditeur d’histoires talentueux ? Le lien. Oui, ce simple mot, lien.

Laissez moi emprunter une comparaison avec un scénario de la vie réelle. Un bébé peut être nourri, gardé au propre et bénéficier de soins adéquats, mais si les liens ne s’établissent pas entre la maman (ou la personne à charge) et l’enfant, cet enfant ne se développera pas. Ce syndrome a été découvert au début dans les orphelinats où les bébés souffraient d’un abattement et affaiblissement dus à un manque de liens affectifs. Ce syndrome a été appelé la "privation maternelle."

Ce processus de liens est analogue à ce qui a besoin de se passer entre l’écrivain et le lecteur. Dans la lecture, si les liens émotionnels n’ont pas lieu entre le lecteur et l’histoire, l’écrivain perdra le lecteur. Le lecteur, en un sens, disparaîtra ou s’abattra comme un bébé en situation de privation maternelle.

Par exemple, j’ai entendu plusieurs clubs de livres dire ; "Cette histoire était plate," ou encore "Je n’ai pas pu encourager ou établir une connexion avec les personnages." Souvent, ce problème aurait pu être évité grâce à un bon éditeur d’histoires.

Voici juste quelques uns des avantages de travailler avec un bon éditeur d’histoires.

Un bon éditeur d’histoires vous aide à :

- devenir un meilleur écrivain,

- trouver des trous dans votre scénario,

- 'montrer' en opposition avec 'raconter votre histoire'

- ficeler les rebondissements de l’intrigue et répondre aux questions de l’histoire,

- développer des personnages réalistes et capturer des comportements humains dans toutes leurs subtilités,

- faire évoquer des émotions chez votre lecteur,

- écrire des dialogues plus envoûtants,

- faire en sorte que vos personnages de fiction aient l’air de personnes réelles,

- creuser dans votre cœur et produire directement de votre poitrine,

- découvrir le voyage vers la vérité ou le thème de votre œuvre.

Alors pourquoi ne pas profiter des talents d’un professionnel d’édition d’histoires pour aider vos lecteurs à se lier avec votre histoire ?

Une structure d'histoire à essayer

La plupart des écrivains "experts" accordent une faveur particulière à une certaine façon de voir le scénario, et ils y adhèreront pour des années ou pour toute leur carrière. C’est très bien, mais il est important de réaliser que toute façon de modeler une histoire ne va pas plus loin que ça ; un model, et non pas les profondeurs et l’essence vivante de l’histoire elle-même.

Les problèmes se posent lorsque de jeunes écrivains (ou même expérimentés !) confondent une structure simplifiée avec une sorte de vérité profonde et éternelle. Il vaut beaucoup mieux examiner de multiples structures, voir quels sont leurs points forts et leurs faiblesses, et essayer d’entrevoir la vérité qu’elles essayent de transmettre.

L’authentique "vérité" d’une histoire se trouve au-delà de toute structure, mais elles pointent toutes vers la même direction, vers cette métaphorique et mystique montagne cachée, que tous les conteurs ont toujours gravi depuis le début des temps. Aussi longtemps qu’on ne confondra pas le doigt de la main avec la montagne, les structures peuvent être en effet assez utiles.

Le pire des models d’histoire qui est le moins utile pourrait être quelque chose comme : "ça a un début, un milieu, et une fin." Eh bien, oui, mais un bout de ficelle aussi.

Un peu plus utile, essayez : Objectif, Obstacle, Aboutissement. En d’autres termes, un personnage veut quelque chose, et quelque chose se dresse sur son chemin. Il essaie différentes choses pour résoudre la difficulté, menant ainsi à un éventuel point culminant.

Celui-ci est encore plus utile :

Situation, Personnage, Objectif, Adversaire, Désastre. Utilisant le film classique de James Bond "Goldfinger" (littéralement: le doigt d'or) comme model (les films d’actions sont bons sur ce point, parce que leur structure est habituellement d’une clarté cristalline) :

Situation : Lorsque l’or est sorti en contrebande d’Angleterre en grandes quantités,

Personnage : James Bond l’agent secret 007

Objectif : Il est désigné pour découvrir comment ça se passe. Mais il est loin de se douter que

Adversaire : l’industriel milliardaire Auric Goldfinger

Désastre : est en train de faire sortir l’or en contrebande pour financer sa véritable opération ; la destruction du fort de Knox avec une bombe atomique !
(Note: le Fort de Knox est un camp militaire, situé dans le Kentucky, où est enfermée la principale réserve d’or des Etats Unis)
Pouvez vous voir comment ce model aide à clarifier les différents aspects basiques de votre histoire ? Le héros doit avoir un objectif, et il doit y avoir des forces en opposition. Plus encore, le but initial du héros et son but ultime peuvent très bien changer au cours de l’histoire, puisque ces buts vont vers une compréhension de plus en plus complète de la situation. Une telle structure d’histoire implique à la fois des motivations internes et externes, et met en place une structure dynamique qui s’écrit pratiquement d’elle-même !

La meilleure des structures d’écriture serait ce qui est connu comme "Le Voyage du Héros" ("Hero's Journey") créé par Joseph Campbell, et exploré par les anthropologues et les différents experts du monde entier. Il y en a plusieurs interprétations, mais en essence, ça peut être représenté comme ce qui suit :

1) Le Héros Confronté A Un Défi
2) Le Héros rejette le défi
3) Le Héros accepte le défi
4) Le Chemin des Epreuves
5) Rencontre avec des alliés et gains en puissance
6) Confrontation avec le mal et défaite
7) La Sombre Nuit de l’Esprit
Rebond de Confiance
9) Confrontation avec le Mal et Victoire
10) L’Elève Devient le Maître

Cette disposition implique automatiquement les désirs ardents, peurs, obstacles, efforts, dépression profonde et transportations de joie des vraies vies humaines. C’est la raison pour laquelle cette disposition, plus que toute autre, est tout aussi bien utile aux écrivains débutants que confirmés. Parce que ça reflète nos vies, l’écrivain peut adapter le plus facilement sa propre compréhension de la vie et de l’univers dans son œuvre.

Si vous organisez votre œuvre dans cette disposition, les lecteurs ou les spectateurs du monde entier reconnaîtront instantanément vos efforts comme étant une "histoire." Ecrire une mauvaise ou une "bonne" histoire dépendra entièrement du talent et de la créativité que vous apporterez dans votre œuvre ; la qualité inestimable de l’"art" qui est au-delà de toute description directe.

Il existe, bien sûr, plusieurs autres dispositions, et un écrivain ambitieux ou étudiant ferait bien de lister la plupart des variantes côte à côte, et d’analyser ce qu’elles disent. Aucune d’entre elles n’est "vérité," mais toutes sont des doigts utiles pointant vers cette montagne.

mercredi 4 octobre 2006

Perfectionnisme et écriture : Avantage ou handicap ?

Pendant plusieurs années, je me suis toujours flattée pour mes tendances perfectionnistes. "Où est le mal à vouloir être parfaite ?" Aurais-je pu m’interroger. Le terme "parfait" n’est-il pas un mot merveilleux, positif ? Les gens ne se souviennent-ils pas de la célèbre gymnaste Nadia Comaneci pour son dix parfait ? Pourquoi se contenter d’un B lorsque vous pouvez obtenir un A, lorsque vous pouvez être le meilleur une bonne fois pour toutes ?

Et ce perfectionnisme m’a servi de plusieurs façons. J’ai été une très bonne élève à l’école. J’ai adoré la lecture parce que je la pratiquais si bien, et l’écriture aussi à cause des notes et des acclamations que je recevais de mes professeurs d’anglais et de mes amis. J’ai utilisé mon énergie à vouloir être parfaite comme une boussole pour orienter ma vie vers où je le voulais ; si j’étais bonne dans une discipline (et que je recevais un prix pour ça), je m’y mettais encore plus. Et si je ne l’étais pas dans une autre, je la laissais tomber comme on laisse tomber un objet brûlant d’entre les mains.

Prenons l’art par exemple. Depuis l’age où j’ai pu tenir un crayon dans la main, j’ai toujours adoré dessiner. Bien que je n’aie jamais reçu d’éducation artistique officielle, je me suis essayée à la peinture à l’eau, à la craie, à l’encre, au fusain et à la peinture acrylique depuis l’enfance jusqu’à l’adolescence. Ma maman n’a pas juste collé mes dessins sur la portière du réfrigérateur, elle en a encadré certains. J’ai toujours cru que j’étais destinée à dessiner les cartes de vœux et à illustrer les livres pour enfants… jusqu’à ma première année secondaire, lorsque j’ai reçu un cours d’art d’un professeur où j’ai eu un C. Je n’ai plus jamais pris de cours d’art à l’école, je m’étais décidée à devenir écrivain.

Mais je n’avais pas idée que mon perfectionnisme allait devenir aussi le plus grand obstacle qui se dresserait sur mon chemin vers le rêve de l’écriture, pour plusieurs années durant. Car loin d’être un trait de caractère "merveilleux" ou "positif", ça m’avait en fait retenue, raillée, réprimandée, culpabilisée et méprisé mon envie ardente de devenir une écrivain. Restée sans les caresses constantes de mon ego par les professeurs et leurs encouragements dont j’avais tellement besoin, j’avais perdu pied et tergiversé, je m’étais débattue et avais fui.

Il m’a fallu beaucoup de temps pour réaliser la vraie raison pour laquelle je n’écrivais pas. Je rejetais la responsabilité sur le manque de discipline, ou le manque de temps, ou alors je venais occasionnellement à la conclusion que je n’étais tout simplement pas faite pour devenir écrivain. Et alors je tombais par hasard sur une vieille histoire ou essai que j’avais écrite, j’y reconnaissais l’habileté et le talent, me rappelais la joie et la satisfaction que je ressentais pendant l’écriture, ce qui me redonnais un souffle nouveau pour écrire pour la publication.

Mais jamais rien n’était encore assez parfait pour que je publie. Ou bien, parmi ces rares occasions où j’avais effectivement envoyé une histoire ou une demande pour considération, j’ai vu chaque rejet comme étant la confirmation que je n’étais simplement pas assez bonne. Des mois, parfois des années s’étaient passées, avant que je ne réessaye encore une fois.

Vous reconnaissez vous à travers ces mots ? Es-ce que votre propre perfectionnisme vous bloque, vous fige, vous empêche de soumettre votre travail ou vos idées ?

Croyez moi lorsque je vous dis ceci : le perfectionnisme n’est pas l’ami d’un écrivain. Si j’avais continué à succomber à cette tendance, je n’aurai jamais connu la joie et la satisfaction de voir mes articles publiés, je n’aurai jamais commencé ma newsletter (lettres d’informations) pour écrivains ou réalisé mon site web. Si vous aussi vous êtes un ou une perfectionniste, et que vous laissez ce trait de caractère orienter votre vie, vous non plus ne pourrez le faire.
Parce que le perfectionnisme est un syndrome enraciné dans un désir d’enfance de plaire et d’être remarqué, il n’existe pas de solutions rapides ou faciles pour en venir à bout. En plus, même si vous le surmontez dans le but de finir un projet, ce perfectionnisme remontrera sa vilaine face pour en contrecarrer d’autres ; j’ai plusieurs projets à demi achevés qui l’attestent. Cependant, j’ai aussi pour vous quelques indices qui pourraient vous aider à vous débarrasser de votre habitude perfectionniste, ou bien au moins arriver à s’adapter avec elle encore et encore :
1. Exposez la bête à travers votre écriture. écrivez sur votre perfectionnisme dans votre journal, ou écrivez un essai sur l’expérience que vous en avez. Comment es-ce que ça a gêné votre vie dans le passé, comment es-ce que ça vous a empêché de vous consacrer à des choses que vous aimiez beaucoup ? D’où cette tendance est-elle venue, comment a-t-elle évolué ? Allez vous laisser ce seul trait de caractère continuer à saper la passion et l’enthousiasme de votre vie ?
2. Lisez sur le perfectionnisme et comment le surmonter ou travailler avec. Deux livres que je recommande (en anglais) sont Never Good Enough: How to Use Perfectionism to Your Advantage Without Letting it Ruin Your Life (Jamais assez bon: comment utiliser le perfectionnisme à votre avantage sans le laisser vous ruiner la vie) par Monica Ramirez Basco (http://tinyurl.com/2gc9c), et If You Can Talk, You Can Write (Si vous pouvez parler, vous pouvez écrire) par Joel Saltzman (http://tinyurl.com/2tjje).
3. Retenez vous de penser que vous ou votre travail devez être "les meilleurs", et au lieu de ça visez seulement de faire "de votre mieux". Ne faites pas tout votre possible pour la perfection, mais pour le meilleur de ce que vous pouvez donner. Et alors soumettez votre meilleur travail, puis passez au projet suivant sans regarder vers l’arrière.
Avec le temps, vous verrez qu’envoyer votre travail "imparfait" et vous concentrer sur le prochain livre, histoire ou article deviendra de plus en plus facile, et votre écriture se portera de mieux en mieux.

4. Rappelez vous continuellement la raison pour laquelle vous vouliez écrire à l’origine. Essayez d’écrire juste par pur plaisir, ou pour toucher un certain genre de personnes ou d’audience, ou pour capturer une idée, une émotion, une croyance, une mémoire, un personnage ou une scène.5. Si vous vous sentez être désespérément au point mort et que vous ayez besoin de recevoir des échos et des encouragements pour revenir dans l’écriture, rejoignez un atelier d'écriture (workshop). Vous trouverez d’excellents ateliers d'écriture en ligne (en anglais) sur http://writesuccess.com/workshops_for_writers.htm

Le perfectionnisme et l’écriture, comme l’huile et l’eau, ne se mélangent jamais—le premier fera tout pour entraver le second, vous faire douter de votre propre talent, et souvent pour vous sucer votre enthousiasme envers l’écriture et votre énergie jusqu’à l’os. Donnez vous la permission d’être imparfaits, de vous y essayer et d’explorer et travailler votre art d’écrire, d’envoyer vos meilleurs efforts pour être considérés par autrui. Vous trouverez que le seul fait d’essayer donne beaucoup plus de satisfaction et de récompenses que le besoin d’être parfait.

Idées de Mary Anne Hahn, éditrice de "WriteSuccess", le magazine électronique (e-zine) gratuit bihebdomadaire (en anglais) de ressources, d’information et d’inspiration pour les personnes qui veulent se constituer des carrières d’écritures réussies. Vous pouvez vous inscrire sur le site (en anglais) http://writesuccess.com/
Traduction de l’anglais vers le français : Karim Benyagoub.

Comment identifier de grandes idées d’écriture de livres et opportunités intéressantes

La première et probablement la plus importante des étapes pour écrire un livre c’est de trouver une grande idée qui va faire un livre vraiment utile et intéressant. Une grande idée rend l’écriture agréable. Une grande idée rend le livre plus facile à vendre pour un éditeur. Enfin, une grande idée veut dire que vous avez une belle occasion de bien gagner votre vie de votre écriture. Malheureusement, beaucoup d’écrivains débutants n’ont pas la moindre idée sur la façon de procéder. Par conséquence, je vous offre les petites astuces suivantes qui sont basées sur les quelques 150 livres que j’ai écrits et sur les trois vingtaines de livres que j’ai publiés :

Ne vous attaquez pas à quelque chose de gros et d’évident…

Le premier livre approfondi sur tout sujet important : l’année dernière, le grand succès actuel en business, la prochaine découverte en médecine, peut devenir un bon livre qui réussit jusqu’au point même de devenir un best seller. Mais je vous suggèrerai respectueusement de laisser les grands sujets aux grands écrivains. Le problème avec les grands sujets, qui sont bien connus, c’est le fait même qu’ils sont justement bien connus. Et ceci voudra très probablement dire que les grands éditeurs sont déjà en train de parler aux grands auteurs pour écrire certains livres. Désolé. Mais c’est la réalité.

Trouvez votre propre espace…

Un point lié à cette idée de rester loin des sujets vraiment grands, est le fait que vous avez besoin de trouver votre propre espace. Si vous attaquez quelque chose qui a déjà été fait –et tout spécialement si vous êtes un écrivain qui débute-, vous trouverez qu’il sera difficile d’en faire une réussite. Les éditeurs, les vendeurs de livres et les lecteurs vont trop facilement répondre à votre livre ou à l’idée de votre livre par le sentiment : "Oui, bon, mais [le nom d’un auteur très connu de best seller] ne l’a-t-il pas déjà fait ?" Cela dit, en innovant, vous serez capable de vous trouver votre propre espace libre ; une niche qui n’a pas encore été occupée par quelque livre, séries, ou auteur à succès.

Heureusement, le plus souvent vous n’aurez pas besoin d’être extrêmement innovateur pour créer l’illusion d’exister dans un nouvel espace. L’innovation par ajout constant de valeurs marche bien d’habitude. Tout ce dont vous aurez besoin, parfois, c’est d’être assez différent pour que les éditeurs, les vendeurs de livres et les lecteurs puissent se dire : "Oh, ce siège est libre."

Toutefois, un avertissement s’impose. Votre innovation ne peut pas être celle d’"écrire un meilleur livre." Ce qui ne veut pas dire qu’écrire un meilleur livre soit une mauvaise idée. C’est juste qu’"écrire un meilleur livre" ne soit pas une innovation. Trop d’écrivains ont cette idée en tête.

Testez l’attrait que suscite votre idée sur le marché…

Voici une autre technique pour filtrer et affiner vos idées : Vous devriez écrire un communiqué de presse traitant de votre idée pour vérifier que le livre final se vendra bien comme concept. Le communiqué de presse est un article informatif d’une page qui fera la promotion de votre livre et prouvera aux personnes qui aideront à le vendre et à le promouvoir –distributeurs, grossistes, vendeurs de livres et éditeurs de magazines- que votre livre est spécial et unique, et qu’il mérite qu’on y jette un coup d’œil. Votre communiqué de presse donne à votre livre la chance de se démarquer des autres piles de livres et d’être remarqué. Toute idée qui ne peut être distillée en un communiqué de presse est une idée risquée.

Vous pouvez voir de quoi ont l’air les communiqués de presse pour livres en visitant les sites Web des éditeurs. Vous voudrez visiter ces sites Web et rechercher des communiqués de presse pour les livres du même genre que celui que votre idée pourrait produire. Pendant cette démarche, recherchez aussi tout magazine qui fait des critiques de livres du même genre que celui que vous contemplez. Ayez une idée sur les genres de livres dont les gens parlent.

Constituez une liste de périodiques qui vous feront une annonce publicitaire…

Si vous pensez à un livre de non-fiction, vous devriez être capable de faire une liste de quelques périodiques d’intérêt spécifique (magazines, lettres d’informations –newsletters-, journaux etc.) qui auront prouvé que les gens sont intéressés par le sujet de votre livre. Si vous voulez écrire un livre sur l’élevage des cochons d’inde, les théories de conspiration concernant le dernier président, ou sur la politique monétaire des économies émergeantes, par exemple, l’une des meilleures manières de prédire avec assurance que les gens achèteront et liront votre livre est de vérifier qu’ils sont déjà en train d’acheter et de lire des périodiques portant sur le même sujet.

Si vous réunissez une telle liste, incorporez les informations qui la concernent et le nombre des abonnés à la proposition que vous ferez à un éditeur. L’éditeur pourra utiliser votre liste pour vous faire de la publicité. En fait, étant moi-même ancien éditeur, je peux vous promettre qu’un éditeur considérera encore plus sérieusement toute autre proposition qui témoignera d’un tel niveau de perspicacité de la part d’un auteur concernant le marketing d’un livre.

Essayez d’incorporer votre idée à une série déjà existante…

En voici une autre technique. Si vous pouvez incorporer votre idée à une série d’un éditeur déjà existante, vous devriez essayez cette approche. Au moment où, bien sûr, nous les écrivains trouvons plus satisfaisant d’y aller à notre propre manière créativement, vous trouverez qu’il est beaucoup plus facile de vendre une autre idée qui trouve sa place dans une série à succès.

J’ai toujours écrit sur comment utiliser la technologie dans le business ou pour des finances personnelles. C’est mon espace. Et j’ai beaucoup d’idées intéressantes pour faire des livres. Mais mon livre qui a le mieux marché est "Quicken for Dummies" –"Accéléré pour Débutants"- (Hungry Minds 1993-2005). Voudrais-je écrire encore d’autres genres de livres de gestion financière personnelle ? La réponse est oui. Mais jusqu’à présent, Quicken for Dummies s’est vendu à un million d’exemplaires à travers ses nombreuses éditions. Les droits d’auteur que j’en perçois ont de quoi panser tout échec créatif.

Concentrez vous sur une petite niche…

Ce dernier chiffre que j’ai mentionné, ce million d’exemplaires de Quicken for Dummies, soulève un point important. Puisque vous gérez vous même votre temps de recherche, vous pouvez vous faire beaucoup d’argent d’un livre qui se vend à dix mille exemplaires. Peut être jusqu’à 12000£. Un livre qui se vend à 20.000 copies ou plus représente une affaire juteuse aussi bien pour vous que pour votre éditeur. Et ceci veut dire que le plus souvent, votre meilleure chance est de rechercher une niche bien particulière. N’écrivez pas seulement un autre mystère de série noire, écrivez une série noire pour enfants. Mieux encore, écrivez une série noire pour enfants chrétiens, musulmans ou juifs. Et alors, ne faites pas la promotion de votre livre de la seule manière avec laquelle le font les autres éditeurs des séries noires, mais en utilisant aussi des périodiques d’éducation religieuse qui vont vers les églises, les mosquées ou les synagogues.

Ne vous inquiétez pas si vous ne touchez plus qu’une petite partie du marché. Très peu de livres –et pratiquement aucun- se vendent à plus de 10.000 ou 20.000 exemplaires. Si vous trouvez un groupe de 100.000 ou d’un million de personnes qui ont un intérêt spécifique –même si ça ne représente qu’une toute petite partie parmi les billions d’habitants de notre planète- l’idée de votre livre peut produire une œuvre à grand succès.

Vérifiez que votre idée est assez grande pour un livre…

Encore une dernière idée, et celle-ci est particulièrement importante pour les auteurs qui débutent dans le métier. Vous allez devoir vous assurer que votre idée est assez grande pour en faire un livre ; le volume du contenu que vous allez créer devra être assez important pour couvrir 250 pages ou 500 pages ou plus. Les auteurs expérimentés peuvent réaliser cela intuitivement. Je connais quelles sont parmi mes idées qui demandent 200 pages ou quatre pages d’écriture. Mais souvent les nouveaux écrivains ne peuvent pas jauger ceci très très bien. N’avez vous jamais lu un livre où vers le troisième chapitre l’auteur n’a fait que ressasser des éléments déjà couverts aux chapitres 1 et 2 ? C’était un livre où l’idée n’était pas assez grande.

Et tout particulièrement pour les livres de non fiction, vous devriez essayer d’écrire quelques exemples de chapitres – peut être le chapitre 1 et 4 - pour vous assurer d’avoir un grand sujet. Vos chapitres n’ont pas besoin d’être pures ou parfaits. Mais assurez vous que vous pouvez écrire quelques bons et riches chapitres qui ne sont pas redondants. Lorsque vous en aurez fini avec ces chapitres, cherchez quels autres sujets vous voulez aussi couvrir et assurez vous qu’il vous en reste encore pour au moins deux ou trois chapitres intéressants de plus. Un tout petit peu de répétition est acceptable, je pense. Mais vous ne voudriez pas que vos lecteurs se rabâchent sur la télécommande au deuxième chapitre.

Idées de Stephen L.Nelson, il est l’auteur de Quicken for Dummies et QuickBooks for dummies ainsi que de 100 autres ouvrages. Ses livres se sont vendus à 4.000.000 d’exemplaires en anglais et ont été traduits à une douzaine d’autres langues. Son site en anglais: http://www.stephenlnelson.com

Traduction de l’anglais vers le français par Karim Benyagoub

lundi 2 octobre 2006

Ecrire vingt romans (en dix étapes faciles)

Lors d’une récente conversation téléphonique, j’ai mentionné avoir envoyé les dernières révisions concernant mes vingt romans ; "Great Sky Woman" (La Grande Femme du Ciel.) Il y eut un silence à l’autre bout du fil, suivi par la question "mais par quel diable pouvez vous faire ça ? Vingt romans !"

La vérité c’est que je connais beaucoup d’écrivains qui ont écris beaucoup plus que vingt romans. Ce n’est pas si rare que ça. En fait, si vous êtes un écrivain qui a un travail, votre fréquence de production "parfaite" est très proche de l’ordre d’un livre par an. Un peu moins souvent que ça, et les lecteurs arrêteront d’anticiper votre prochain livre et iront s’émerveiller devant l’étalage littéraire d’un autre auteur.

Il existe un point commun entre les types de comportements des écrivains qui réussissent, et un point commun entre les types de comportements des écrivains qui n’arrivent pas à se lancer, qui ne peuvent pas finir leur œuvre, ou qui calent à leur premier ou troisième livre.

Les écrivains qui réussissent, qui créent en abondance :

1) Ecrivent tous les jours. Ils font ça CHAQUE jour. Ils s’asseyent, ils s’ouvrent leurs veines, et saignent dans leurs ordinateurs. Oui, ça peut faire mal, mais si vous ne maintenez pas ce genre de régularité, la rouille se glissera en silence. La connexion entre le cœur, l’esprit et les doigts est rompue. Et on confond la lutte avec notre état naturel.

2) Lisent chaque jour. La lecture c’est amorcer la pompe. C’est modeler les comportements de la réussite. C’est enrichir son vocabulaire, c’est étudier les intrigues et les peintures des personnages, et amuser les petits anges et démons du subconscient qui feront en réalité tout le travail de fond. Ne négligez jamais la lecture.


3) Etablissent les délais et les quotas. Il y a une certaine quantité de travail qui doit être accomplie, quotidiennement. Ca n’a pas besoin d’être une quantité énorme ; une page par jour créera un livre par an !

4) Se créent un espace d’écriture, un endroit où ils se sentent à leur aise. Ceci est à la fois un espace physique (un bureau) et un espace psychologique (créé de musique, posters, objets familiers, etc.) Il devrait aussi être un lieu temporel ; une période spécifique de la journée ou de la nuit où ils écrivent.

5) Ont des objectifs spécifiques. Ils se sont engagés à être des écrivains professionnels. C’est ainsi qu’ils se définissent, et ils ne l’oublient jamais. Si vous acceptez cette définition, alors vous DEVEZ vous comporter comme un écrivain professionnel, au quotidien, sinon, ça vous causera un malaise émotionnel. Ils sont prêts à accepter cette petite tape amicale.

6) N’écoutent pas à ces voies négatives qui sont dans leurs têtes. Chacun les a dans la sienne. Les voies vous disent que vous ne pouvez pas, que vous ne devez pas, que ce n’est pas assez bon. Vous devez trouver un moyen pour dire à ces voies de la fermer un peu, pour les ignorer, ou pour les faire taire. Toute activité basée sur la progression vous aidera ici : méditation, Thaïchi et exercices de respiration, yoga, faire du jogging, arts martiaux… la liste est illimitée. Trouvez vous en une.

7) Se sont engagés pour le long terme. Ils savent que s’ils passent une heure ou trois heures par jour, chaque jour, pour une décennie, ils bâtiront leur carrière.

S’exposent à la critique et au rejet. En d’autres termes, ils FINISSENT leurs projets, puis SOUMETTENT ces projets achevés aux éditeurs et agents.

9) Incorporent d’autres personnes dans leur groupe de "master mind." Les écrivains qui réussissent connaissent d’autres écrivains. Et lecteurs. Et éditeurs. Et agents. Ils se prennent d’amitié pour eux, reçoivent des réactions venant de leur part. Ce sont leurs "brain-trust" (groupe de spécialistes qui les secondent.) Les écrivains qui ne réussissent pas se cachent dans leurs bureaux, ne finissent jamais leur travail, ne l’envoient jamais affronter le risque d’être rejeté.

10) S’arment du C.Q.C ; ils oeuvreront Coûte Que Coûte pour réaliser éthiquement leur rêves, pour être les meilleurs qu’il leur est possible d’être. Ils n’abandonnent jamais. Ils savent que le succès est moins basé sur le talent ou "ceux que vous connaissez" que sur la persistance, le dur travail, et l’honnêteté.

Il y a plus de distinctions, mais il ne me reste plus de temps ; je dois commencer à travailler sur le livre vingt et un !

Idées de Steven Barnes, l’auteur à best seller de New York Times. Il a émit des conférences sur le conte et la créativité à l’USC, UCLA, la Seattle University, et au Smithston Institute. Créateur du "first whole-mind high performance system for writers" (premier système à hautes performances de l’esprit pour écrivains), il peut être contacté sur les sites (en anglais) http://www.lifewrite.com/ et http://www.lifewriting.biz

Traduction de l’anglais vers le français par Karim Benyagoub.

vendredi 29 septembre 2006

Le secret pour écrire plus rapidement et avec plus de concentration; écrivez pendant votre sommeil !

L’un des outils les plus puissants parmi mon arsenal de créativité est ce que j’appelle la créativité inconsciente.

Non, je ne demande pas à quelqu’un de m’assommer avec un marteau et en vérité je n’ai même pas besoin d’être inconsciente. Ca se passe tout simplement lorsque je laisse mon inconscient faire le joli coup de lifting pour ma créativité. C’est l’utilisation de cette méthode qui m’a permis d’écrire rapidement lorsque je travaillais comme journaliste dans un journal et d’avoir produit plusieurs livres tout en ayant un travail exigeant à plein temps et en allant aussi à l’université.

Cette méthode repose sur l‘antique conseil de "dormir sur un problème." N’avez-vous jamais été préoccupé au sujet de prendre une décision ou lutté pour vous rappeler quelque chose d’important avant de vous endormir pour seulement vous réveiller le lendemain matin avec la réponse claire et nette dans votre esprit comme si c’était un cadeau du ciel ? C’est un genre de cadeau, sauf qu’aucune entreprise externe ne vous l’a livré. La réponse vous a été fournie par votre plus grand allié créatif ; votre subconscient.

La créativité de l’inconscient utilise le pouvoir de l’esprit inconscient. La technique la plus simple est l’incubation, où après avoir consciemment pensé au défi pendant une certaine période, ce dernier est mis de côté et oublié pour un petit moment. Souvent une solution surgira dans votre esprit d’une manière spontanée, puisque votre esprit continue à travailler sur le problème en dessous du niveau de votre conscience.

Le cerveau humain est un instrument merveilleux, hautement fonctionnel et nous n’utilisons cependant qu’une si petite partie de son pouvoir. Notre inconscient nous rend d’extraordinaires services. Il nous aide dans la coordination dont nous avons besoin quotidiennement pour effectuer des tâches utiles comme marcher, manger, respirer, conduire. Il emmagasine les souvenirs pour nous, il surveille constamment ces choses qui nous sont vraiment importantes (nos valeurs), il nous fait rappeler les choses en lesquelles nous croyons. La plupart du temps il fait tout ça (et une myriade de choses en plus) sans même que nous ayons à y réfléchir consciemment ; à propos, c’est pour ça qu’on l’appelle l’inconscient.

Cela dit, il fait quelque chose d’encore plus extraordinaire : il est capable de filtrer et de classer de vastes quantités de données (les choses que nous voyons, entendons, disons, ressentons, sentons, goûtons), de reconnaître des comportements et de créer des manières d’y répondre. Parfois il effectue ceci de façons merveilleusement créatives. On oublie souvent le potentiel de notre inconscient et on se retrouve à le laisser se préoccuper de futilités tel que le nom de notre dentiste ou si nous avons oublié ou non d’acheter du beurre de cacahuètes. Ca ne devrait plus se passer comme ça. Utiliser notre inconscient comme un outil créatif est très simple.

Passez quelque temps à penser consciemment à votre tâche ou défi d’écriture. Quels sont les critères de votre projet ? Quelles sont ses exigences particulières ? Quelles sont les idées que vous avez déjà réunies ? A quelles questions devrez vous répondre pour continuer votre travail ? Parfois le simple fait de noter les idées que vous détenez est une bonne idée en soi. Ne vous occupez pas de leur donner forme ou de les organiser. Notez-les juste sur une feuille de papier ou sauvegardez-les en un fichier document dans votre ordinateur. Peut-être n’aurez-vous même pas besoin d’eux plus tard, mais le seul fait de les noter constitue un bon moyen pour préparer votre subconscient à jouer son rôle.

Puis oubliez tout ! Oui, c’est ça. Passez à quelque chose d’autre de votre quotidien et pensez consciemment à quelque chose d’autre. Revoyez et corrigez un autre projet. Lisez pour vous instruire ou pour le plaisir.

Le temps de l’incubation varie selon la créativité de votre personnalité et bien sûr selon la taille de votre projet actuel. J’ai trouvé que le plus souvent quelques jours marchent le mieux, et ça peut être bénéfique même lorsque je m’accorde quelques heures seulement. Effectuer une tâche physique aide souvent pendant le temps d’incubation et parfois c’est le seul moment où je peux vraiment finir mon jardinage ou mon ménage !

Lorsque je travaille sur un roman je permets à mon subconscient de travailler scène par scène à travers le livre, et souvent lorsque je m’assieds en face de l’ordinateur, je trouve que les mots jaillissent à travers moi directement depuis la scène qui joue en même temps comme un film dans ma tête. J’ai entendu parler de plusieurs auteurs qui sont capables de programmer leurs rêves pouvant ainsi écrire littéralement pendant leur sommeil. Les rêves peuvent être aussi vivants qu’un tableau, aussi résonnants que la musique, et aussi symboliques que la poésie. En utilisant cette méthode je peux fréquemment écrire une scène par jour (parfois en moins d’une heure) ce qui représente un progrès tout à fait raisonnable en gardant simultanément un travail à plein temps et un train de vie normal.

Au moment où ça pourrait vous faire peur d’accorder votre confiance à votre subconscient au sujet de quelque chose d’aussi important que le projet d’écriture qui vous tient à cœur, ceci pourrait vous aider aussi à vous rappeler que votre cerveau est un muscle en quelque sorte. Votre inconscient contrôle pour vous en permanence plusieurs fonctions de vos muscles (essayez de penser à la façon avec laquelle vous marchez au moment où vous marchez vraiment. Je trébuche toujours lorsque je pense trop à l’action de marcher, pourtant ça ne m’arrive pas lorsque je n’y pense pas.)

C’est tout aussi vrai pour les grands athlètes. Ils parlent d’être "dans la zone." La zone est tout simplement le lieu où ils peuvent agir et réagir sans penser consciemment à ce qui à besoin d’être fait. Le corps et l’inconscient s’occupent de tous les détails. Penser trop fort peut vraiment interférer avec la zone, ce qui est tout aussi vrai pour l’écriture.
Chose intéressante, une récente étude faite avec des golfeurs professionnels et amateurs a montré que les golfeurs amateurs avaient un taux d’activité consciente significativement plus élevé que celui des golfeurs professionnels lors d’un swing. Je parierai que la même chose se produirait si les écrivains débutants et professionnels étaient étudiés.

Alors essayez la créativité de l’inconscient et voyez par vous-même jusqu’où ça pourra vous mener. Programmez simplement votre subconscient et laissez-le ensuite seul en incubation. Ca pourrait vous prendre quelque temps pour trouver la méthode pour libérer votre subconscient après votre période d’incubation. Que ce soit pour écrire librement ou pour le journalisme, appliquez vous à dévoiler les fruits de la labeur de votre inconscient. D’habitude, je m’assieds et j’entame mon travaille du moment. Ca évolue souvent lentement au début mais je m’efforce d’aller de l’avant, et à un moment ou l’autre mon subconscient surgit, les mots commencent à jaillir et le clavier commence à cliqueter tout seul.

Je vous souhaite la meilleure des chances avec votre écriture !

Idées de Deanna Mascle, auteur de la newsletter (en anglais) : http://wordcraftonline.com/, et de la ressource pour l’écriture (toujours en anglais) : http://answersaboutwriting.com/, elle a publié trois romans ; écrit et édité des journaux, des magazines, des livres et des publications en ligne.

Traduction de l'anglais vers le français par Karim Benyagoub

dimanche 24 septembre 2006

Maintenir un bon train d’écriture : Faites l’inhabituel pour ne jamais tomber en panne

L’une des meilleures manières de briser le bel élan de jeu d’un tennisman pendant une partie est de lui faire un commentaire sur le bon jeu qu’il mène. Votre commentaire activera instantanément son esprit critique dans la partie gauche de son cerveau, déviant ainsi le courant de son attention et de sa concentration. En tennis, ceci est une manière sournoise de gagner contre son adversaire en le déconcertant.

Dans la vie de tous les jours, ceci nous arrive à tous quotidiennement, ça arrive même aux écrivains.

Dans l’écriture, la même chose arrive aussitôt que le côté droit du cerveau, l’hémisphère droit, fait une pause, et c’est le côté gauche qui commence à s’occuper du travail éditorial. Même si le côté gauche vous complimente pour vos progrès ou pour la durée du temps que vous aurez consacré à votre travail, il dévie toujours votre élan. Votre élan se fige, attrape le hoquet, et l’écriture ou l’idée ne passe plus à l’étape suivante.

C’est un événement qui nous affecte tous et pas seulement lorsqu’on écrit.

Il n’existe aucun moment particulier lorsque ceci arrive non plus. Ca peut vous arriver lorsque vous écrivez quelque chose de court, un article, un mémo ou un email. Ou bien ça pourrait ne vous arriver qu’au bout du sixième chapitre de votre livre. C’est pour cette raison que l’exercice de l’écriture libre marche si bien. Ca permet à votre côté droit du cerveau de dire au côte gauche de se la fermer un peu pour une certaine période de temps.

En vérité, il n’existe qu’une seule façon de relancer son élan d’écriture, et c’est en faisant quelque chose d’inhabituel. Lorsque vous faites quelque chose qui vous est inhabituelle, le côté gauche ne sait pas comment y répondre avec logique, et ainsi, il lâche prise. L’élan de l’écriture, l’intuition, et les idées reviennent naturellement avec un rythme renouvelé.

A chaque fois que j’essaie de décrire quelque chose, ma partie logique fait surface et réduit l’action suivante à une halte. C’est là où on commence à se dire : "mais quels sont ces mots qui pourraient décrire un aussi merveilleux lever du soleil ?". Alors, puisque dessiner n’est pas une activité qui m’est familière, je prends quelques crayons à dessin ou un pinceau de peinture à l’eau et je m’amuse. Le dessin n’est pas quelque chose que je fais très souvent. Si c’était le cas, ce serait devenu une habitude et ce fait en lui-même me stopperait net. Ce qui est bien c’est que ça ne prend que quelques minutes à faire quelque chose d’inhabituel avant que l’élan de l’écriture ne refleurisse, et je suis de nouveau capable de revenir à ma description ou à l’écriture.

Rappelez vous toujours, que tous les mots que nous utilisons dans nos brouillons ont l’air d’être des mots ordinaires. Ce n’est qu’après que leur apparence se transforme en extraordinaire.

La partie gauche qui nous fait, nous dit que les scènes ou les objets de tous les jours ne sont qu’ordinaires… Une simple bouteille de bière se trouvant au bas d’un trottoir peut recevoir le message suivant : "Et alors ?". Lorsqu’on pousse la situation, on pose en général cette question : "Comment puis-je faire vivre ce tableau ?" En élaborant quelque chose d’inhabituel dans l’esprit ou à travers une action choisie, nous pouvons délivrer le côté droit à la liberté de trouver les mots. Faites le en regardant l’ordinaire. En faisant la description de l’ordinaire. A ce moment là vous commencerez à utiliser les deux côtés du cerveau. Je vous garantis que tout ce que vous écrirez ne sera jamais ordinaire. L’écriture extraordinaire c’est l’écriture ordinaire mûrie par la pratique.

Idées de Catherine Franz, business coach et experte en marketing, spécialisée dans le développement d’info-produits, site -en anglais- : http://www.abundancecenter.com/

Traduction de l’anglais vers le français par karim Benyagoub

lundi 18 septembre 2006

Surmonter le trou noir (blocage) de l’écrivain... ne tombez pas dans ce piège !

Autant le dire franchement. Le trou noir -ou le blocage- de l’écrivain, j’en suis convaincu, n’existe pas. Le plus souvent, je pense que les écrivains utilisent le trou noir de l’écrivain comme une excuse pour s’expliquer à eux-mêmes, à un éditeur, ou à une épouse soucieuse la raison pour laquelle le livre n’est pas encore terminé ou le chapitre pas encore incorporé au restant de l’œuvre.

Écrire c’est parler sur le papier. Parfois littéralement, et vous n’entendrez jamais quelqu’un dire : "je ne peux plus parler. J’ai le trou noir de l’écrivain. C’est juste que les mots ne me viennent pas à l’esprit."

Ainsi, il existe plusieurs pièges communs dans lesquels les écrivains débutants tombent tout spécialement ; et ces pièges stoppent la progression de toute écriture.

Le Volume Est Important
L’un des pièges les plus faciles est celui de se laisser intimider par le volume présumé de l’ouvrage, ce qui, comme on l’a déjà dit, stoppe l’écriture. La perspective d’écrire 300 pages est assez intimidante, et tout spécialement ce premier jour où vous vous êtes bien installé pour commencer. Il est très facile, surtout si vous êtes inexpérimenté ou moralement éreinté, de vous effondrer sous la charge mentale de tout ce travail qui vous attend.

L’astuce mentale que je vous propose, et de ne pas penser à ces genres de chiffres lorsque vous écrivez. Vous devrez vous mettre en objectif des blocs textuels raisonnables en ne concentrant votre énergie et préoccupation que sur la partie que vous vous êtes fixé pour la journée.

Si vous choisissez d’écrire le matin avant de partir à votre boulot de tous les jours, peut-être devriez vous atteindre l’objectif de mille mots par jour. Mille mots pourraient peut être vous paraître un peu exagérés, mais c’est en fait un objectif très réalisable. Et si vous vous donnez un rythme régulier, par exemple mille mots par jour, à la fin de la semaine vous aurez probablement un chapitre déjà terminé. Et au bout de quatre mois, vous aurez fini votre livre. C’est comme ça que ça marche.

N’entamez pas l’écriture tous les jours en gardant en tête le fardeau de devoir écrire 80 000 mots ou 300 pages. Installez vous à chaque fois avec l’intention d’écrire quelques centaines de mots. Ca fera toute la différence.

Mauvaise Métrique
Une deuxième pierre d’achoppement est liée à la première. Au moment ou les écrivains, les rédacteurs et les éditeurs ont en commun d’utiliser des mesures comme les mots ou les pages pour déterminer la taille que devrait avoir un livre, vous ne construirez pas vraiment votre livre avec des mots ou des pages. Les livres requièrent plutôt une concentration sur les blocs de construction. De ce fait, et tout spécialement lorsque vous vous efforcez de vous frayer un chemin à travers les premiers chapitres d’un livre (ce sont toujours les plus difficiles pour moi, pour être franc), vous ne pouvez pas penser à des choses comme : "Bien, maintenant j’ai besoin d’écrire mille mots." Au lieu de ça, vous aurez besoin de vous asseoir et d’écrire un livre en construisant un, deux, ou trois blocs.

Laissez moi vous donner un exemple ici. Lorsque j’écris un livre sur les ordinateurs ou sur la technologie, à la base, tout ce que je fais c’est d’enchaîner des descriptions de faits, des instructions pour utiliser certains outils, et des exemples de la vie réelle. Ce sont les blocs que j’utilise pour écrire un livre.

Si j’écris, par exemple, sur comment utiliser un outil de vérification de grammaire qui corrige des mots, je commencerai par écrire un paragraphe qui explique ce que cet outil peut faire. En suite, je continuerais en offrant une description, disons, des six étapes que vous devez suivre pour utiliser cet outil. En fin, je conclurais la discussion en montrant comment utiliser cet outil sur un exemple de texte réel. Et une fois que j’aurai fini d’écrire ces trois blocs de construction, j’aurai obtenu mes mille mots.

Voyez vous à quel point c’est différent de dire que vous allez écrire mille mots ? Mille mots représentent le but à atteindre. Mais cet objectif ne vous aide vraiment pas à vous frayer votre chemin à travers votre écriture. Pour comparer, dire que vous allez décrire brièvement un objet, donner des instructions à suivre pas à pas et donner un exemple, c’est du concret. Ces éléments concrets vous aident bien à avoir une bonne immersion dans votre écriture.

Vous n’allez probablement pas écrire des livres du genre "Comment faire pour…" traitant d’un sujet technologique. Mais vous trouverez que vous aussi vous construisez votre livre en utilisant une assez petite panoplie de blocs bien spécifiques au genre de livres que vous traitez.

Les auteurs de fiction ne le font-ils pas, par exemple ? L’auteur de romans décrit des scènes, dépeint des actions, travaille des dialogues et ainsi de suite. Et ce que ceci veut dire, encore une fois –rappelez vous que nous sommes en train de parler du mythe du trou noir de l’écrivain-, c’est que si vous êtes en train d’écrire un roman traitant d’un mystère, vous ne vous asseyez pas pour écrire avec votre seul objectif d’écrire vos mille mots. C’est trop abstrait.

Vous avez besoin de vous asseoir avec l’intention d’écrire une série de blocs de construction. Peut être que vous allez décrire aujourd’hui le pavillon de chasse exactement comme il l’était lorsque Petra et Michael avaient découvert le corps du vieil homme. Et demain peut être, vous travaillerez le dialogue qui s’était passé lorsque la police interrogea Langston à propos des tableaux à l’huile manquants.

Dans le cas particulier où vous aurez des difficultés à atteindre le nombre de mots que vous vous serez fixé par jour –et probablement même si ce n’est pas le cas-, vous aurez besoin d’utiliser des blocs de construction standard pour construire votre livre. Le bloc de construction vous permettra d’obtenir le contenu sur la page.

Petites Idées, Synonymes De Grands Ennuis
Laissez moi aussi revisiter un fait que j’ai vu très souvent lorsque j’étais un éditeur de livres. Parfois, le vrai problème qui touche un écrivain c’est d’essayer de transformer une petite idée en un grand livre. Ceci est souvent diagnostiqué à tort comme étant un cas de trou noir de l’écrivain. Certains sujets ne méritent pas un livre. Peut-être sont-ils de grands sujets, mais peut-être aussi qu’un traitement optimal ne demande que dix pages ou cinquante pages. Alors qu’un livre à besoin d’être plus grand que cela.

Je suggère que vous testiez votre idée en écrivant quelques exemples de chapitres et vous assurer en suite qu’il n’y a pas de redondance entre eux et qu’il vous reste toujours du contenu en réserve pour deux ou trois autres chapitres uniques. Cette technique devrait marcher. Mais supposons que vous ne saviez pas tout ça lorsque vous aviez accepté d’écrire un livre sur un certain sujet. Ou bien que la technique que je vous avais suggérée, malheureusement, n’ait pas marché dans votre cas particulier. Que pouvez vous faire ?

Dans ce cas vous êtes dans un sacré embarras. Vous aurez besoin d’élargir le champ de votre livre sans en altérer l’objectif et la justification d’origine. Si j’étais vous et que je me retrouvais dans cette position, j’essaierais de me rendre compte à quel point j’ai été court. Comme : aurais-je été court de cinquante pages ? Court de cent pages ? Une fois que j’aurais trouvé cette information, je plancherais sur le développement d’une liste de sujets liés les uns aux autres et que je pourrais utiliser pour rembourrer le livre ou pour l’étoffer.

En fin, si le livre avait déjà été mis à la vente, eh bien, je modèrerais sûrement ma fierté et j’aurais une conversation honnête avec l’éditeur.

Si vous trouvez que vous n’avez été qu’un tout petit peu court, la solution est souvent assez facile. Les éditeurs peuvent rendre un livre paraître plus grand en mettant moins de texte sur une page ou en utilisant un genre de papier plus volumineux. Si vous êtes en train d’écrire un livre de non-fiction, peut être pourriez vous y laisser une appendice qui couvre des sujets qui y sont indirectement liés ou quelque bibliographie étendue ou glossaire. Si vous écrivez un ouvrage de fiction, je ne sais pas ce que vous devriez faire, ce n’est pas mon domaine d’expertise. Devriez vous rajouter des personnages ? Une intrigue secondaire ? Je ne sais pas. Vous feriez mieux dans ce cas d’en parler à votre éditeur.

Idées de Stephen L. Nelson, il est l’auteur de Quicken for Dummies et QuickBooks for dummies ainsi que de 100 autres ouvrages (Tous en anglais). site en anglais: http://www.stephenlnelson.com/

Traduction de l’anglais vers le français par Karim Benyagoub

samedi 16 septembre 2006

Apprendre à écrire comme un écrivain, une introduction au monde de l'écriture

Présentation

Alors, vous voulez devenir écrivain ? Vous avez probablement déjà fait un petit parcours dans l’écriture, peut-être aviez vous de bons résultats à l’école dans ce domaine, ou vous avez tout simplement toujours aimé l’idée d’écrire pour le plaisir et même pour gagner de l’argent.

Au moment où vous possédez la volonté d’écrire, vous n’êtes pas certain de savoir où aller à partir de là et comment démarrer. Eh bien, si cette description s’applique sur vous, cet article vous est destiné.
Beaucoup de personnes ont été exactement dans cette même embarcation lorsqu'ils ont commencé à écrire, et chacun finit par trouver sa voie à travers une marée de confusions qui apparaît toujours lorsqu’on commence quelque chose pour la première fois.

A moins d’être extraordinairement talentueux, comme certains écrivains amateurs, la grande plupart tomberont dans les mêmes pièges et les mêmes défis qu'il faudra relever quand on est débutant. Et bien que je ne puisse pas vous dire quoi écrire (je vous donnerai des idées pour que vous trouviez tout seul), je peux vous donner des astuces sur comment écrire.

Tout de suite, nous allons discuter la question suivante.

Comment devenir un bon écrivain?

Ce n’est pas une sorte de secret mystique, mais ces astuces ne sont pas connues par tout le monde, et aussi basiques soient-elles, elles sont les plus valeureuses et premières étapes qui doivent être suivies pour bien démarrer.

1- Devenez un lecteur avide

Les premiers pas pour devenir un grand écrivain c’est de devenir un lecteur avide. Les meilleurs écrivains sont généralement ceux qui sont bien cultivés dans une variété de sujets différents.

La lecture nous permet d’absorber la façon avec laquelle un livre ou un article sont construits, la meilleure manière de favoriser un bon flux d’écriture de mots, et comment structurer votre écrit pour que le résultat soit cohérent.

Si on devient un bon lecteur, rapide, compréhensif et avide, on bâtit la fondation mentale requise pour être un bon écrivain.

Que devrait-on lire ? Par quoi devrait-on commencer ? Combien de fois un écrivain ambitieux devrait-il prendre un bon livre entre ses mains ?

Eh bien, chacun devrait lire quelque chose qui lui plaise, quelque chose qu’on trouve intéressant. Ceux qui lisent des choses amusantes ou intéressantes ont une meilleure chance d’être capables d’écrire quelque chose d’une aussi bonne qualité.

Toute lecture ennuyeuse ou sèche n’est pas recommandée à lire, mais lire quelque chose de substantif d’un bon auteur, ou chroniqueur, constituera une bonne séance d’entraînement.

La lecture est une aptitude, non pas un talent, et elle peut être développée par la pratique pour ceux qui ne sont pas les meilleurs des lecteurs.

Comme règle générale, en attendant d’être englouti dans sa propre écriture et ne plus avoir le temps de lire quoi que ce soit d’autre, chacun devrait toujours avoir au moins un livre qu’il compte finir de lire.

Livre de fiction ou d’éducation, lire toujours quelque chose d’agréable améliorera les capacités de lecture, et de ce fait, les capacités d’écriture aussi.

Eventuellement, on sera capable de repérer ses propres fautes dans son écriture, et peut-être même dans l’écriture des autres à travers la pure pratique.

Toute personne qui se déciderait à ne pas lire n’aura aucune espérance d’être capable d’écrire assez bien pour être louable.

2- Apprenez à conter l'histoire

Il est important aussi d’apprendre les bases du conte, et l’une des meilleures façons à part la lecture avec avidité c’est de regarder les films ou la télé.

Au moment où les livres comportent généralement plus de substance et de profondeur que des médias regardables, regarder des émissions télé bien écrites ou de bons films peut aider à développer de bonnes habitudes de conteur d’histoire et peuvent contribuer à savoir comment créer un flux d’écriture d’histoire décent.

Regardez des émissions qui sont amusantes, passionnantes, divertissantes, celles qui gardent le spectateur sur le devant de son fauteuil, celles qui ont un bon timing et un bon dialogue.

Toutes ces choses peuvent s’appliquer sur un écrivain qui débute. Aux Etats Unis, la personne moyenne regarde beaucoup la télé juste comme elle est, mais combien la regardent-ils dans l’objectif d’analyser comment l’histoire est contée ?

Regarder un bon film avec l’intention de le disséquer mentalement peut apporter beaucoup à ceux qui cherchent à devenir un bon conteur d’histoire, et ceci est en général plus rapide à étudier que de voir dans d’autres livres pour avoir les mêmes astuces.

3- Choisissez vos influences

L’étape suivante de ce parcours pour devenir un écrivain est de choisir de bonnes influences. Tout comme dans l’art de l’illustration, les auteurs qui nous intéressent vont en fin de compte donner forme à notre propre style d’écriture.

Choisissez les auteurs de vos livres préférés et lisez les souvent. N’en volez jamais rien, puisque ceci est un énorme interdit, mais lire et étudier comment ils écrivent, comment ils structurent les choses et font fluctuer diffèrents éléments, peut aider à développer un style unique.

Il y a ceux qui ont automatiquement leur propre style et savent comment ils veulent écrire. Mais pour la plupart, ce n’est pas le cas, et le style est quelque chose qui doit être développé avec le temps.

4- Chassez le trou noir de l'écrivain (ou blocage de l'écrivain)

L’un des plus grands et menaçants des obstacles pour les écrivains aussi bien expérimentés que débutants est la malédiction du blocage de l’écrivain (le trou noir.)

Il y a des jours où l’auteur ; d’habitude au début d’un nouveau chapitre ou article, semble tout simplement ne pas pouvoir former une pensée assez cohérente pour écrire, c'est un passage à vide. L’une des choses les plus difficiles pour un nouvel écrivain c’est de commencer.

Quel est le remède pour ce problème frustrant ? En fait c’est assez simple : commencer et c’est tout. Tout ce dont on a besoin de faire c’est de commencer à écrire un truc, ça peut être tout et n’importe quoi. Si rien ne vient à l’esprit, commencez à écrire quand même, au hasard. Et à partir de là, continuez jusqu’à ce que le blocage mental commence à se dissiper.

Ca peut être surprenant de voir à quel point quelqu’un peut bien faire alors que quelques moments plutôt cette même personne ne savait désespéramment pas quoi faire. Il y a des chances, que ce qui a été écrit pour commencer ne soit pas assez bon pour être gardé. Dans ce cas, il suffit que vous y reveniez et le répariez.

Cela dit, dans d’autres cas ça pourra générer beaucoup de nouvelles idées et concepts tombés directement du ciel. Parce que lorsqu’on fait l’expérience du blocage de l’écrivain, le seul moyen de le dépasser c’est d’atteindre une zone se trouvant au-delà des limites de sa propre conscience, penser au-delà de la boite pour ainsi dire.

Dans cet état mental, il y a des occasions où apparaît une écriture vraiment brillante, qui n’aurait pas pu surgir de la pensée autrement. Dans ces circonstances donc, le blocage de l’écrivain peut se révéler l’ami d’un auteur plutôt que son ennemi. Sauf que d’habitude, il est effectivement l’ennemi, alors le meilleur moyen de le traverser c’est de lui rentrer en plein dedans.

5- Combien devrait-on écrire ?

Il est facile de n’écrire que lorsqu’on le sent. Au moment où ça rend l’écriture plus facile et nous fait échapper habituellement au défi de savoir quoi écrire, ça ne développera pas de bonnes habitudes d’écriture.

On devrait écrire un petit quelque chose chaque jour, peu importe à quel point c’est court. Ecrire simplement toutes les idées qui viennent à l’esprit pendant la semaine peut aider à soulager un certain poids du cerveau, et servir dans de futures sessions d’écriture.

Un seul paragraphe par jour peut réaliser assez de progrès pour garder une pensée fraîche et maintenir une vitesse de croisière dans sa propre écriture. Parfois, il est facile de s’installer avec l’intention de n’écrire qu’un tout petit peu, à la fin on finit par écrire bien plus que ce qu’on avait prévu.

Alors consacrer seulement une demi heure par jour pour écrire constitue un bon exercice, de peur d’attraper la rouille ou que les concepts commencent à disparaître de la mémoire.

6- Quoi écrire?

Maintenant que nous avons fait le tour des principales démarches pour apprendre comment écrire, on peut maintenant se pencher sur les défis de savoir quoi écrire. Ce n’est pas le but de cet article de donner au lecteur des idées sur quoi écrire, mais plutôt comment développer ses propres idées.

La plus évidente et la plus banale des astuces c’est d’écrire ce qu’on sait. Si on écrit d’expérience ou sur quelque chose qu’on ressent très fort et qu’on connaît à fond, cela rend l’écriture plus facile et rend l’écrit plus vraisemblable et lui évite de paraître distant ou impersonnel.

Qu’en est-il de ceux qui veulent écrire tout simplement sur quelque chose qui les intéresse mais dont ils savent très peu de choses ? Ca arrive beaucoup trop souvent, malheureusement.

Cependant, la vérité sur ce point c’est qu’on peut écrire sur quelque chose qu’on ne connaît pas forcément au début.
La meilleure idée reste d’en savoir assez pour écrire sur le sujet le moment venu.

C’est pourquoi il est important d’effectuer une recherche suffisante sur un sujet pour écrire d’une manière convaincante. Savoir juste les fondements d’un sujet peut rendre votre écriture tellement vraisemblable et utile surtout, et améliore tellement la qualité de votre écrit.

7- Ecrivez avec originalité

Peu importe quel sont les idées qu’on peut avoir, et peu importe combien d’autres personnes ont pu utiliser des idées similaires dans le passé, il est important d’écrire d’une manière originale.

De nos jours, trop d’histoires sont de pâles copies carbonisées les unes des autres, ou des montages illégitimes d’œuvres à succès populaires. Certains copieurs vont loin, tandis que que d’autres se retrouvent rejetés.

C’est difficile de trouver un concept original, puisque tout a déjà été fait et refait dans une forme ou dans une autre. Mais si un vieux concept peut être présenté sous un jour nouveau ou d’une manière tout à fait différente, ça peut rendre l’œuvre intéressante pour le lecteur, et amusante pour l’écrivain.

Certaines originalités de l’écriture concernent le style, mais la plupart du temps il s’agit de la structuration d’une histoire et de ses concepts en une manière qui est au moins un tout petit peu différente.

Lancer quelques virages et tournants au lecteur assurera que l’œuvre reste séparée de l’amas des productions qui manquent tout à fait d’originalité et d’inspiration et qui habitent dans les étagères des librairies ces derniers temps.

Cela dit, peut être que le concept le plus important et qui arrive lorsqu’on ne fait que diviser ce que nous écrivons c’est justement d’écrire pour soi-même. Les auteurs doivent écrire pour eux-mêmes et non pas exclusivement pour le bonheur du lecteur.

Lorsqu’on trouve des idées, on ne devrait pas se poser cette question ‘qu’est-ce que les gens aimeraient lire ?’ Ceci aide l’auteur à écrire avec une certaine passion et intérêt, et ça se verra dans l’œuvre définitive et poussera les autres à devenir aussi passionnés et intéressés par l’œuvre que l’auteur lui même.

Pour finir, et tout spécialement lorsqu’ils écrivent des livres, les écrivains qui écrivent en s’imaginant qu’ils sont le lecteur en même temps, ont généralement les meilleurs résultats.

Voilà, c’est presque tout pour cette introduction au monde de l’écriture. Les deux choses les plus importantes sont savoir comment écrire et savoir quoi écrire. J’espère que cet article aura pu aider à diriger un auteur ambitieux vers la bonne voie. Bonne chance et bonne continuation !