vendredi 29 septembre 2006

Le secret pour écrire plus rapidement et avec plus de concentration; écrivez pendant votre sommeil !

L’un des outils les plus puissants parmi mon arsenal de créativité est ce que j’appelle la créativité inconsciente.

Non, je ne demande pas à quelqu’un de m’assommer avec un marteau et en vérité je n’ai même pas besoin d’être inconsciente. Ca se passe tout simplement lorsque je laisse mon inconscient faire le joli coup de lifting pour ma créativité. C’est l’utilisation de cette méthode qui m’a permis d’écrire rapidement lorsque je travaillais comme journaliste dans un journal et d’avoir produit plusieurs livres tout en ayant un travail exigeant à plein temps et en allant aussi à l’université.

Cette méthode repose sur l‘antique conseil de "dormir sur un problème." N’avez-vous jamais été préoccupé au sujet de prendre une décision ou lutté pour vous rappeler quelque chose d’important avant de vous endormir pour seulement vous réveiller le lendemain matin avec la réponse claire et nette dans votre esprit comme si c’était un cadeau du ciel ? C’est un genre de cadeau, sauf qu’aucune entreprise externe ne vous l’a livré. La réponse vous a été fournie par votre plus grand allié créatif ; votre subconscient.

La créativité de l’inconscient utilise le pouvoir de l’esprit inconscient. La technique la plus simple est l’incubation, où après avoir consciemment pensé au défi pendant une certaine période, ce dernier est mis de côté et oublié pour un petit moment. Souvent une solution surgira dans votre esprit d’une manière spontanée, puisque votre esprit continue à travailler sur le problème en dessous du niveau de votre conscience.

Le cerveau humain est un instrument merveilleux, hautement fonctionnel et nous n’utilisons cependant qu’une si petite partie de son pouvoir. Notre inconscient nous rend d’extraordinaires services. Il nous aide dans la coordination dont nous avons besoin quotidiennement pour effectuer des tâches utiles comme marcher, manger, respirer, conduire. Il emmagasine les souvenirs pour nous, il surveille constamment ces choses qui nous sont vraiment importantes (nos valeurs), il nous fait rappeler les choses en lesquelles nous croyons. La plupart du temps il fait tout ça (et une myriade de choses en plus) sans même que nous ayons à y réfléchir consciemment ; à propos, c’est pour ça qu’on l’appelle l’inconscient.

Cela dit, il fait quelque chose d’encore plus extraordinaire : il est capable de filtrer et de classer de vastes quantités de données (les choses que nous voyons, entendons, disons, ressentons, sentons, goûtons), de reconnaître des comportements et de créer des manières d’y répondre. Parfois il effectue ceci de façons merveilleusement créatives. On oublie souvent le potentiel de notre inconscient et on se retrouve à le laisser se préoccuper de futilités tel que le nom de notre dentiste ou si nous avons oublié ou non d’acheter du beurre de cacahuètes. Ca ne devrait plus se passer comme ça. Utiliser notre inconscient comme un outil créatif est très simple.

Passez quelque temps à penser consciemment à votre tâche ou défi d’écriture. Quels sont les critères de votre projet ? Quelles sont ses exigences particulières ? Quelles sont les idées que vous avez déjà réunies ? A quelles questions devrez vous répondre pour continuer votre travail ? Parfois le simple fait de noter les idées que vous détenez est une bonne idée en soi. Ne vous occupez pas de leur donner forme ou de les organiser. Notez-les juste sur une feuille de papier ou sauvegardez-les en un fichier document dans votre ordinateur. Peut-être n’aurez-vous même pas besoin d’eux plus tard, mais le seul fait de les noter constitue un bon moyen pour préparer votre subconscient à jouer son rôle.

Puis oubliez tout ! Oui, c’est ça. Passez à quelque chose d’autre de votre quotidien et pensez consciemment à quelque chose d’autre. Revoyez et corrigez un autre projet. Lisez pour vous instruire ou pour le plaisir.

Le temps de l’incubation varie selon la créativité de votre personnalité et bien sûr selon la taille de votre projet actuel. J’ai trouvé que le plus souvent quelques jours marchent le mieux, et ça peut être bénéfique même lorsque je m’accorde quelques heures seulement. Effectuer une tâche physique aide souvent pendant le temps d’incubation et parfois c’est le seul moment où je peux vraiment finir mon jardinage ou mon ménage !

Lorsque je travaille sur un roman je permets à mon subconscient de travailler scène par scène à travers le livre, et souvent lorsque je m’assieds en face de l’ordinateur, je trouve que les mots jaillissent à travers moi directement depuis la scène qui joue en même temps comme un film dans ma tête. J’ai entendu parler de plusieurs auteurs qui sont capables de programmer leurs rêves pouvant ainsi écrire littéralement pendant leur sommeil. Les rêves peuvent être aussi vivants qu’un tableau, aussi résonnants que la musique, et aussi symboliques que la poésie. En utilisant cette méthode je peux fréquemment écrire une scène par jour (parfois en moins d’une heure) ce qui représente un progrès tout à fait raisonnable en gardant simultanément un travail à plein temps et un train de vie normal.

Au moment où ça pourrait vous faire peur d’accorder votre confiance à votre subconscient au sujet de quelque chose d’aussi important que le projet d’écriture qui vous tient à cœur, ceci pourrait vous aider aussi à vous rappeler que votre cerveau est un muscle en quelque sorte. Votre inconscient contrôle pour vous en permanence plusieurs fonctions de vos muscles (essayez de penser à la façon avec laquelle vous marchez au moment où vous marchez vraiment. Je trébuche toujours lorsque je pense trop à l’action de marcher, pourtant ça ne m’arrive pas lorsque je n’y pense pas.)

C’est tout aussi vrai pour les grands athlètes. Ils parlent d’être "dans la zone." La zone est tout simplement le lieu où ils peuvent agir et réagir sans penser consciemment à ce qui à besoin d’être fait. Le corps et l’inconscient s’occupent de tous les détails. Penser trop fort peut vraiment interférer avec la zone, ce qui est tout aussi vrai pour l’écriture.
Chose intéressante, une récente étude faite avec des golfeurs professionnels et amateurs a montré que les golfeurs amateurs avaient un taux d’activité consciente significativement plus élevé que celui des golfeurs professionnels lors d’un swing. Je parierai que la même chose se produirait si les écrivains débutants et professionnels étaient étudiés.

Alors essayez la créativité de l’inconscient et voyez par vous-même jusqu’où ça pourra vous mener. Programmez simplement votre subconscient et laissez-le ensuite seul en incubation. Ca pourrait vous prendre quelque temps pour trouver la méthode pour libérer votre subconscient après votre période d’incubation. Que ce soit pour écrire librement ou pour le journalisme, appliquez vous à dévoiler les fruits de la labeur de votre inconscient. D’habitude, je m’assieds et j’entame mon travail du moment. Ca évolue souvent lentement au début mais je m’efforce d’aller de l’avant, et à un moment ou l’autre mon subconscient surgit, les mots commencent à jaillir et le clavier commence à cliqueter tout seul.

Je vous souhaite la meilleure des chances avec votre écriture !

Idées de Deanna Mascle, auteur de la newsletter (en anglais) : http://wordcraftonline.com/, et de la ressource pour l’écriture (toujours en anglais) : http://answersaboutwriting.com/, elle a publié trois romans ; écrit et édité des journaux, des magazines, des livres et des publications en ligne.

Traduction de l'anglais vers le français par Karim Benyagoub

dimanche 24 septembre 2006

Maintenir un bon train d’écriture : Faites l’inhabituel pour ne jamais tomber en panne

L’une des meilleures manières de briser le bel élan de jeu d’un tennisman pendant une partie est de lui faire un commentaire sur le bon jeu qu’il mène. Votre commentaire activera instantanément son esprit critique dans la partie gauche de son cerveau, déviant ainsi le courant de son attention et de sa concentration. En tennis, ceci est une manière sournoise de gagner contre son adversaire en le déconcertant.

Dans la vie de tous les jours, ceci nous arrive à tous quotidiennement, ça arrive même aux écrivains.

Dans l’écriture, la même chose arrive aussitôt que le côté droit du cerveau, l’hémisphère droit, fait une pause, et c’est le côté gauche qui commence à s’occuper du travail éditorial. Même si le côté gauche vous complimente pour vos progrès ou pour la durée du temps que vous aurez consacré à votre travail, il dévie toujours votre élan. Votre élan se fige, attrape le hoquet, et l’écriture ou l’idée ne passe plus à l’étape suivante.

C’est un événement qui nous affecte tous et pas seulement lorsqu’on écrit.

Il n’existe aucun moment particulier lorsque ceci arrive non plus. Ca peut vous arriver lorsque vous écrivez quelque chose de court, un article, un mémo ou un email. Ou bien ça pourrait ne vous arriver qu’au bout du sixième chapitre de votre livre. C’est pour cette raison que l’exercice de l’écriture libre marche si bien. Ca permet à votre côté droit du cerveau de dire au côte gauche de se la fermer un peu pour une certaine période de temps.

En vérité, il n’existe qu’une seule façon de relancer son élan d’écriture, et c’est en faisant quelque chose d’inhabituel. Lorsque vous faites quelque chose qui vous est inhabituelle, le côté gauche ne sait pas comment y répondre avec logique, et ainsi, il lâche prise. L’élan de l’écriture, l’intuition, et les idées reviennent naturellement avec un rythme renouvelé.

A chaque fois que j’essaie de décrire quelque chose, ma partie logique fait surface et réduit l’action suivante à une halte. C’est là où on commence à se dire : "mais quels sont ces mots qui pourraient décrire un aussi merveilleux lever du soleil ?". Alors, puisque dessiner n’est pas une activité qui m’est familière, je prends quelques crayons à dessin ou un pinceau de peinture à l’eau et je m’amuse. Le dessin n’est pas quelque chose que je fais très souvent. Si c’était le cas, ce serait devenu une habitude et ce fait en lui-même me stopperait net. Ce qui est bien c’est que ça ne prend que quelques minutes à faire quelque chose d’inhabituel avant que l’élan de l’écriture ne refleurisse, et je suis de nouveau capable de revenir à ma description ou à l’écriture.

Rappelez vous toujours, que tous les mots que nous utilisons dans nos brouillons ont l’air d’être des mots ordinaires. Ce n’est qu’après que leur apparence se transforme en extraordinaire.

La partie gauche qui nous fait, nous dit que les scènes ou les objets de tous les jours ne sont qu’ordinaires… Une simple bouteille de bière se trouvant au bas d’un trottoir peut recevoir le message suivant : "Et alors ?". Lorsqu’on pousse la situation, on pose en général cette question : "Comment puis-je faire vivre ce tableau ?" En élaborant quelque chose d’inhabituel dans l’esprit ou à travers une action choisie, nous pouvons délivrer le côté droit à la liberté de trouver les mots. Faites le en regardant l’ordinaire. En faisant la description de l’ordinaire. A ce moment là vous commencerez à utiliser les deux côtés du cerveau. Je vous garantis que tout ce que vous écrirez ne sera jamais ordinaire. L’écriture extraordinaire c’est l’écriture ordinaire mûrie par la pratique.

Idées de Catherine Franz, business coach et experte en marketing, spécialisée dans le développement d’info-produits, site -en anglais- : http://www.abundancecenter.com/

Traduction de l’anglais vers le français par karim Benyagoub

lundi 18 septembre 2006

Surmonter le trou noir (blocage) de l’écrivain... ne tombez pas dans ce piège !

Autant le dire franchement. Le trou noir -ou le blocage- de l’écrivain, j’en suis convaincu, n’existe pas. Le plus souvent, je pense que les écrivains utilisent le trou noir de l’écrivain comme une excuse pour s’expliquer à eux-mêmes, à un éditeur, ou à une épouse soucieuse la raison pour laquelle le livre n’est pas encore terminé ou le chapitre pas encore incorporé au restant de l’œuvre.

Écrire c’est parler sur le papier. Parfois littéralement, et vous n’entendrez jamais quelqu’un dire : "je ne peux plus parler. J’ai le trou noir de l’écrivain. C’est juste que les mots ne me viennent pas à l’esprit."

Ainsi, il existe plusieurs pièges communs dans lesquels les écrivains débutants tombent tout spécialement ; et ces pièges stoppent la progression de toute écriture.

Le Volume Est Important
L’un des pièges les plus faciles est celui de se laisser intimider par le volume présumé de l’ouvrage, ce qui, comme on l’a déjà dit, stoppe l’écriture. La perspective d’écrire 300 pages est assez intimidante, et tout spécialement ce premier jour où vous vous êtes bien installé pour commencer. Il est très facile, surtout si vous êtes inexpérimenté ou moralement éreinté, de vous effondrer sous la charge mentale de tout ce travail qui vous attend.

L’astuce mentale que je vous propose, et de ne pas penser à ces genres de chiffres lorsque vous écrivez. Vous devrez vous mettre en objectif des blocs textuels raisonnables en ne concentrant votre énergie et préoccupation que sur la partie que vous vous êtes fixé pour la journée.

Si vous choisissez d’écrire le matin avant de partir à votre boulot de tous les jours, peut-être devriez vous atteindre l’objectif de mille mots par jour. Mille mots pourraient peut être vous paraître un peu exagérés, mais c’est en fait un objectif très réalisable. Et si vous vous donnez un rythme régulier, par exemple mille mots par jour, à la fin de la semaine vous aurez probablement un chapitre déjà terminé. Et au bout de quatre mois, vous aurez fini votre livre. C’est comme ça que ça marche.

N’entamez pas l’écriture tous les jours en gardant en tête le fardeau de devoir écrire 80 000 mots ou 300 pages. Installez vous à chaque fois avec l’intention d’écrire quelques centaines de mots. Ca fera toute la différence.

Mauvaise Métrique
Une deuxième pierre d’achoppement est liée à la première. Au moment ou les écrivains, les rédacteurs et les éditeurs ont en commun d’utiliser des mesures comme les mots ou les pages pour déterminer la taille que devrait avoir un livre, vous ne construirez pas vraiment votre livre avec des mots ou des pages. Les livres requièrent plutôt une concentration sur les blocs de construction. De ce fait, et tout spécialement lorsque vous vous efforcez de vous frayer un chemin à travers les premiers chapitres d’un livre (ce sont toujours les plus difficiles pour moi, pour être franc), vous ne pouvez pas penser à des choses comme : "Bien, maintenant j’ai besoin d’écrire mille mots." Au lieu de ça, vous aurez besoin de vous asseoir et d’écrire un livre en construisant un, deux, ou trois blocs.

Laissez moi vous donner un exemple ici. Lorsque j’écris un livre sur les ordinateurs ou sur la technologie, à la base, tout ce que je fais c’est d’enchaîner des descriptions de faits, des instructions pour utiliser certains outils, et des exemples de la vie réelle. Ce sont les blocs que j’utilise pour écrire un livre.

Si j’écris, par exemple, sur comment utiliser un outil de vérification de grammaire qui corrige des mots, je commencerai par écrire un paragraphe qui explique ce que cet outil peut faire. En suite, je continuerais en offrant une description, disons, des six étapes que vous devez suivre pour utiliser cet outil. En fin, je conclurais la discussion en montrant comment utiliser cet outil sur un exemple de texte réel. Et une fois que j’aurai fini d’écrire ces trois blocs de construction, j’aurai obtenu mes mille mots.

Voyez vous à quel point c’est différent de dire que vous allez écrire mille mots ? Mille mots représentent le but à atteindre. Mais cet objectif ne vous aide vraiment pas à vous frayer votre chemin à travers votre écriture. Pour comparer, dire que vous allez décrire brièvement un objet, donner des instructions à suivre pas à pas et donner un exemple, c’est du concret. Ces éléments concrets vous aident bien à avoir une bonne immersion dans votre écriture.

Vous n’allez probablement pas écrire des livres du genre "Comment faire pour…" traitant d’un sujet technologique. Mais vous trouverez que vous aussi vous construisez votre livre en utilisant une assez petite panoplie de blocs bien spécifiques au genre de livres que vous traitez.

Les auteurs de fiction ne le font-ils pas, par exemple ? L’auteur de romans décrit des scènes, dépeint des actions, travaille des dialogues et ainsi de suite. Et ce que ceci veut dire, encore une fois –rappelez vous que nous sommes en train de parler du mythe du trou noir de l’écrivain-, c’est que si vous êtes en train d’écrire un roman traitant d’un mystère, vous ne vous asseyez pas pour écrire avec votre seul objectif d’écrire vos mille mots. C’est trop abstrait.

Vous avez besoin de vous asseoir avec l’intention d’écrire une série de blocs de construction. Peut être que vous allez décrire aujourd’hui le pavillon de chasse exactement comme il l’était lorsque Petra et Michael avaient découvert le corps du vieil homme. Et demain peut être, vous travaillerez le dialogue qui s’était passé lorsque la police interrogea Langston à propos des tableaux à l’huile manquants.

Dans le cas particulier où vous aurez des difficultés à atteindre le nombre de mots que vous vous serez fixé par jour –et probablement même si ce n’est pas le cas-, vous aurez besoin d’utiliser des blocs de construction standard pour construire votre livre. Le bloc de construction vous permettra d’obtenir le contenu sur la page.

Petites Idées, Synonymes De Grands Ennuis
Laissez moi aussi revisiter un fait que j’ai vu très souvent lorsque j’étais un éditeur de livres. Parfois, le vrai problème qui touche un écrivain c’est d’essayer de transformer une petite idée en un grand livre. Ceci est souvent diagnostiqué à tort comme étant un cas de trou noir de l’écrivain. Certains sujets ne méritent pas un livre. Peut-être sont-ils de grands sujets, mais peut-être aussi qu’un traitement optimal ne demande que dix pages ou cinquante pages. Alors qu’un livre à besoin d’être plus grand que cela.

Je suggère que vous testiez votre idée en écrivant quelques exemples de chapitres et vous assurer en suite qu’il n’y a pas de redondance entre eux et qu’il vous reste toujours du contenu en réserve pour deux ou trois autres chapitres uniques. Cette technique devrait marcher. Mais supposons que vous ne saviez pas tout ça lorsque vous aviez accepté d’écrire un livre sur un certain sujet. Ou bien que la technique que je vous avais suggérée, malheureusement, n’ait pas marché dans votre cas particulier. Que pouvez vous faire ?

Dans ce cas vous êtes dans un sacré embarras. Vous aurez besoin d’élargir le champ de votre livre sans en altérer l’objectif et la justification d’origine. Si j’étais vous et que je me retrouvais dans cette position, j’essaierais de me rendre compte à quel point j’ai été court. Comme : aurais-je été court de cinquante pages ? Court de cent pages ? Une fois que j’aurais trouvé cette information, je plancherais sur le développement d’une liste de sujets liés les uns aux autres et que je pourrais utiliser pour rembourrer le livre ou pour l’étoffer.

En fin, si le livre avait déjà été mis à la vente, eh bien, je modèrerais sûrement ma fierté et j’aurais une conversation honnête avec l’éditeur.

Si vous trouvez que vous n’avez été qu’un tout petit peu court, la solution est souvent assez facile. Les éditeurs peuvent rendre un livre paraître plus grand en mettant moins de texte sur une page ou en utilisant un genre de papier plus volumineux. Si vous êtes en train d’écrire un livre de non-fiction, peut être pourriez vous y laisser une appendice qui couvre des sujets qui y sont indirectement liés ou quelque bibliographie étendue ou glossaire. Si vous écrivez un ouvrage de fiction, je ne sais pas ce que vous devriez faire, ce n’est pas mon domaine d’expertise. Devriez vous rajouter des personnages ? Une intrigue secondaire ? Je ne sais pas. Vous feriez mieux dans ce cas d’en parler à votre éditeur.

Idées de Stephen L. Nelson, il est l’auteur de Quicken for Dummies et QuickBooks for dummies ainsi que de 100 autres ouvrages (Tous en anglais). site en anglais: http://www.stephenlnelson.com/

Traduction de l’anglais vers le français par Karim Benyagoub

samedi 16 septembre 2006

Apprendre à écrire comme un écrivain, une introduction au monde de l'écriture

Présentation

Alors, vous voulez devenir écrivain ? Vous avez probablement déjà fait un petit parcours dans l’écriture, peut-être aviez vous de bons résultats à l’école dans ce domaine, ou vous avez tout simplement toujours aimé l’idée d’écrire pour le plaisir et même pour gagner de l’argent.

Au moment où vous possédez la volonté d’écrire, vous n’êtes pas certain de savoir où aller à partir de là et comment démarrer. Eh bien, si cette description s’applique sur vous, cet article vous est destiné.
Beaucoup de personnes ont été exactement dans cette même embarcation lorsqu'ils ont commencé à écrire, et chacun finit par trouver sa voie à travers une marée de confusions qui apparaît toujours lorsqu’on commence quelque chose pour la première fois.

A moins d’être extraordinairement talentueux, comme certains écrivains amateurs, la grande plupart tomberont dans les mêmes pièges et les mêmes défis qu'il faudra relever quand on est débutant. Et bien que je ne puisse pas vous dire quoi écrire (je vous donnerai des idées pour que vous trouviez tout seul), je peux vous donner des astuces sur comment écrire.

Tout de suite, nous allons discuter la question suivante.

Comment devenir un bon écrivain?

Ce n’est pas une sorte de secret mystique, mais ces astuces ne sont pas connues par tout le monde, et aussi basiques soient-elles, elles sont les plus valeureuses et premières étapes qui doivent être suivies pour bien démarrer.

1- Devenez un lecteur avide

Les premiers pas pour devenir un grand écrivain c’est de devenir un lecteur avide. Les meilleurs écrivains sont généralement ceux qui sont bien cultivés dans une variété de sujets différents.

La lecture nous permet d’absorber la façon avec laquelle un livre ou un article sont construits, la meilleure manière de favoriser un bon flux d’écriture de mots, et comment structurer votre écrit pour que le résultat soit cohérent.

Si on devient un bon lecteur, rapide, compréhensif et avide, on bâtit la fondation mentale requise pour être un bon écrivain.

Que devrait-on lire ? Par quoi devrait-on commencer ? Combien de fois un écrivain ambitieux devrait-il prendre un bon livre entre ses mains ?

Eh bien, chacun devrait lire quelque chose qui lui plaise, quelque chose qu’on trouve intéressant. Ceux qui lisent des choses amusantes ou intéressantes ont une meilleure chance d’être capables d’écrire quelque chose d’une aussi bonne qualité.

Toute lecture ennuyeuse ou sèche n’est pas recommandée à lire, mais lire quelque chose de substantif d’un bon auteur, ou chroniqueur, constituera une bonne séance d’entraînement.

La lecture est une aptitude, non pas un talent, et elle peut être développée par la pratique pour ceux qui ne sont pas les meilleurs des lecteurs.

Comme règle générale, en attendant d’être englouti dans sa propre écriture et ne plus avoir le temps de lire quoi que ce soit d’autre, chacun devrait toujours avoir au moins un livre qu’il compte finir de lire.

Livre de fiction ou d’éducation, lire toujours quelque chose d’agréable améliorera les capacités de lecture, et de ce fait, les capacités d’écriture aussi.

Eventuellement, on sera capable de repérer ses propres fautes dans son écriture, et peut-être même dans l’écriture des autres à travers la pure pratique.

Toute personne qui se déciderait à ne pas lire n’aura aucune espérance d’être capable d’écrire assez bien pour être louable.

2- Apprenez à conter l'histoire

Il est important aussi d’apprendre les bases du conte, et l’une des meilleures façons à part la lecture avec avidité c’est de regarder les films ou la télé.

Au moment où les livres comportent généralement plus de substance et de profondeur que des médias regardables, regarder des émissions télé bien écrites ou de bons films peut aider à développer de bonnes habitudes de conteur d’histoire et peuvent contribuer à savoir comment créer un flux d’écriture d’histoire décent.

Regardez des émissions qui sont amusantes, passionnantes, divertissantes, celles qui gardent le spectateur sur le devant de son fauteuil, celles qui ont un bon timing et un bon dialogue.

Toutes ces choses peuvent s’appliquer sur un écrivain qui débute. Aux Etats Unis, la personne moyenne regarde beaucoup la télé juste comme elle est, mais combien la regardent-ils dans l’objectif d’analyser comment l’histoire est contée ?

Regarder un bon film avec l’intention de le disséquer mentalement peut apporter beaucoup à ceux qui cherchent à devenir un bon conteur d’histoire, et ceci est en général plus rapide à étudier que de voir dans d’autres livres pour avoir les mêmes astuces.

3- Choisissez vos influences

L’étape suivante de ce parcours pour devenir un écrivain est de choisir de bonnes influences. Tout comme dans l’art de l’illustration, les auteurs qui nous intéressent vont en fin de compte donner forme à notre propre style d’écriture.

Choisissez les auteurs de vos livres préférés et lisez les souvent. N’en volez jamais rien, puisque ceci est un énorme interdit, mais lire et étudier comment ils écrivent, comment ils structurent les choses et font fluctuer diffèrents éléments, peut aider à développer un style unique.

Il y a ceux qui ont automatiquement leur propre style et savent comment ils veulent écrire. Mais pour la plupart, ce n’est pas le cas, et le style est quelque chose qui doit être développé avec le temps.

4- Chassez le trou noir de l'écrivain (ou blocage de l'écrivain)

L’un des plus grands et menaçants des obstacles pour les écrivains aussi bien expérimentés que débutants est la malédiction du blocage de l’écrivain (le trou noir.)

Il y a des jours où l’auteur ; d’habitude au début d’un nouveau chapitre ou article, semble tout simplement ne pas pouvoir former une pensée assez cohérente pour écrire, c'est un passage à vide. L’une des choses les plus difficiles pour un nouvel écrivain c’est de commencer.

Quel est le remède pour ce problème frustrant ? En fait c’est assez simple : commencer et c’est tout. Tout ce dont on a besoin de faire c’est de commencer à écrire un truc, ça peut être tout et n’importe quoi. Si rien ne vient à l’esprit, commencez à écrire quand même, au hasard. Et à partir de là, continuez jusqu’à ce que le blocage mental commence à se dissiper.

Ca peut être surprenant de voir à quel point quelqu’un peut bien faire alors que quelques moments plutôt cette même personne ne savait désespéramment pas quoi faire. Il y a des chances, que ce qui a été écrit pour commencer ne soit pas assez bon pour être gardé. Dans ce cas, il suffit que vous y reveniez et le répariez.

Cela dit, dans d’autres cas ça pourra générer beaucoup de nouvelles idées et concepts tombés directement du ciel. Parce que lorsqu’on fait l’expérience du blocage de l’écrivain, le seul moyen de le dépasser c’est d’atteindre une zone se trouvant au-delà des limites de sa propre conscience, penser au-delà de la boite pour ainsi dire.

Dans cet état mental, il y a des occasions où apparaît une écriture vraiment brillante, qui n’aurait pas pu surgir de la pensée autrement. Dans ces circonstances donc, le blocage de l’écrivain peut se révéler l’ami d’un auteur plutôt que son ennemi. Sauf que d’habitude, il est effectivement l’ennemi, alors le meilleur moyen de le traverser c’est de lui rentrer en plein dedans.

5- Combien devrait-on écrire ?

Il est facile de n’écrire que lorsqu’on le sent. Au moment où ça rend l’écriture plus facile et nous fait échapper habituellement au défi de savoir quoi écrire, ça ne développera pas de bonnes habitudes d’écriture.

On devrait écrire un petit quelque chose chaque jour, peu importe à quel point c’est court. Ecrire simplement toutes les idées qui viennent à l’esprit pendant la semaine peut aider à soulager un certain poids du cerveau, et servir dans de futures sessions d’écriture.

Un seul paragraphe par jour peut réaliser assez de progrès pour garder une pensée fraîche et maintenir une vitesse de croisière dans sa propre écriture. Parfois, il est facile de s’installer avec l’intention de n’écrire qu’un tout petit peu, à la fin on finit par écrire bien plus que ce qu’on avait prévu.

Alors consacrer seulement une demi heure par jour pour écrire constitue un bon exercice, de peur d’attraper la rouille ou que les concepts commencent à disparaître de la mémoire.

6- Quoi écrire?

Maintenant que nous avons fait le tour des principales démarches pour apprendre comment écrire, on peut maintenant se pencher sur les défis de savoir quoi écrire. Ce n’est pas le but de cet article de donner au lecteur des idées sur quoi écrire, mais plutôt comment développer ses propres idées.

La plus évidente et la plus banale des astuces c’est d’écrire ce qu’on sait. Si on écrit d’expérience ou sur quelque chose qu’on ressent très fort et qu’on connaît à fond, cela rend l’écriture plus facile et rend l’écrit plus vraisemblable et lui évite de paraître distant ou impersonnel.

Qu’en est-il de ceux qui veulent écrire tout simplement sur quelque chose qui les intéresse mais dont ils savent très peu de choses ? Ca arrive beaucoup trop souvent, malheureusement.

Cependant, la vérité sur ce point c’est qu’on peut écrire sur quelque chose qu’on ne connaît pas forcément au début.
La meilleure idée reste d’en savoir assez pour écrire sur le sujet le moment venu.

C’est pourquoi il est important d’effectuer une recherche suffisante sur un sujet pour écrire d’une manière convaincante. Savoir juste les fondements d’un sujet peut rendre votre écriture tellement vraisemblable et utile surtout, et améliore tellement la qualité de votre écrit.

7- Ecrivez avec originalité

Peu importe quel sont les idées qu’on peut avoir, et peu importe combien d’autres personnes ont pu utiliser des idées similaires dans le passé, il est important d’écrire d’une manière originale.

De nos jours, trop d’histoires sont de pâles copies carbonisées les unes des autres, ou des montages illégitimes d’œuvres à succès populaires. Certains copieurs vont loin, tandis que que d’autres se retrouvent rejetés.

C’est difficile de trouver un concept original, puisque tout a déjà été fait et refait dans une forme ou dans une autre. Mais si un vieux concept peut être présenté sous un jour nouveau ou d’une manière tout à fait différente, ça peut rendre l’œuvre intéressante pour le lecteur, et amusante pour l’écrivain.

Certaines originalités de l’écriture concernent le style, mais la plupart du temps il s’agit de la structuration d’une histoire et de ses concepts en une manière qui est au moins un tout petit peu différente.

Lancer quelques virages et tournants au lecteur assurera que l’œuvre reste séparée de l’amas des productions qui manquent tout à fait d’originalité et d’inspiration et qui habitent dans les étagères des librairies ces derniers temps.

Cela dit, peut être que le concept le plus important et qui arrive lorsqu’on ne fait que diviser ce que nous écrivons c’est justement d’écrire pour soi-même. Les auteurs doivent écrire pour eux-mêmes et non pas exclusivement pour le bonheur du lecteur.

Lorsqu’on trouve des idées, on ne devrait pas se poser cette question ‘qu’est-ce que les gens aimeraient lire ?’ Ceci aide l’auteur à écrire avec une certaine passion et intérêt, et ça se verra dans l’œuvre définitive et poussera les autres à devenir aussi passionnés et intéressés par l’œuvre que l’auteur lui même.

Pour finir, et tout spécialement lorsqu’ils écrivent des livres, les écrivains qui écrivent en s’imaginant qu’ils sont le lecteur en même temps, ont généralement les meilleurs résultats.

Voilà, c’est presque tout pour cette introduction au monde de l’écriture. Les deux choses les plus importantes sont savoir comment écrire et savoir quoi écrire. J’espère que cet article aura pu aider à diriger un auteur ambitieux vers la bonne voie. Bonne chance et bonne continuation !