lundi 29 octobre 2007

Une excellente raison pour écrire ou continuer l'écriture de votre livre

Quand on commence à écrire notre livre, on est tout plein d’énergie et d’enthousiasme, mais cet enthousiasme n’est pas éternel et pour preuve, le moment le plus difficile qu’on peut traverser lorsqu’on écrit, c’est lorsqu’on en est à 30 % de notre œuvre, car c’est là que ça commence vraiment à jazzer.

La fin semble être lointaine, lointaine, si lointaine. Heureusement, à 70% vous pouvez commencer à voir la couleur de la fin, c’est alors que votre enthousiasme refait son apparition. Vous l’aurez compris, le plus difficile c’est d’atteindre la moitié du chemin, réussir à écrire la moitié de votre œuvre, et c’est à ce moment que la grande majorité est tentée d’abandonner.

Voici pour vous quelques solutions :

- Imposez-vous un emploi du temps stricte, par exemple : écrivez 4 pages par jour seulement (prenez un jour de congé si vous voulez mais le jour suivant écrivez 8 pages, ou alors écrivez 6 pages pendant les deux jours qui suivent, ce qui serait plus raisonnable,)
Pour que vous ayez une idée claire :

1 page par jour = 1 livre par an
(Avez-vous écrit un livre durant l’année qui vient de s’écouler ? Le temps passe vite, si vous avez jamais eu l’envie d’écrire un livre c’est le moment ou jamais ! Si vous avez déjà entamé un ouvrage alors mettez en pratique ce conseil tout simple : une seule page par jour fera pour vous des miracles, alors ne pensez plus à aucune de vos peurs ou incertitudes, passez à l’action aujourd’hui même)

2 pages par jour = 1 livre en six mois = 2 livres par an
(Déjà 4 livres en deux ans, pas mal pour deux petites pages par jour.)

4 pages par jour = 1 livre chaque trois mois… = 4 livres par an !
(N’est-ce pas merveilleux ?)

Evidemment vous pouvez écrire plus que 4 pages par jour, mais le plus important c’est d’écrire quelque chose chaque jour, TOUS les jours, afin de créer une bonne habitude d’écriture à long terme, mais surtout ne vous forcez jamais, écrivez selon votre rythme, pourvu que ce soit constant, tous les jours, c’est très important.

- Dites à vos amis et à vos connaissances « Je suis en train d’écrire un livre ! » N’écrivez pas votre livre en secret, car vous manquerez de motivation en général. Par contre, en le disant aux personnes que vous connaissez et à celles que vous aimez bien (et qui vous encourageront,) là vous ne pourrez plus faire marche arrière facilement. Alors lancez-vous le défi en publique,

- Essayez d’obtenir les impressions des lecteurs dès le début de votre écriture si possible. Même s’il ne s’agit que d’un seul lecteur, vous n’aurez jamais l’impression de perdre votre temps. Vous pouvez vous amuser en faisant votre possible pour que votre lecteur soit le plus intéressé et le plus attiré possible par ce que vous écrivez, vous serez alors étonné par l’énergie et la créativité que vous aurez à chaque fois que vous écrivez,

- Ne vous inquiétez pas de vos erreurs d’orthographe ou de frappe. Beaucoup de personnes ont une orthographe irréprochable, pourtant elles n’écrivent pas grand-chose. Lorsque vous voulez créer, concentrez vous sur votre création en donnant libre cours à votre créativité,

Le plus important c’est votre création, ce que vous écrivez. Alors écrivez ce que vous avez envie de dire, écrivez et amusez-vous, surpassez vos limites et faites ressortir le meilleur de vous-même. Vous avez une grande envie d’écrire et c’est une chose merveilleuse, beaucoup n’ont pas cette chance.

Maintenant rappelez-vous toujours que le moment le plus difficile, c’est lorsque vous en êtes à la moitié de votre écrit. Armez vous de discipline et d’encouragements et vous terminerez votre livre bien plus facilement et avec plus de plaisir.

Je vous souhaite bon courage et à bientôt !

samedi 27 octobre 2007

Ecrire votre premier best-seller

Alors comme ça vous vous êtes dit « Allez ! J’écris mon best-seller ! Si les autres peuvent le faire alors moi aussi ! » Et là vous prenez votre courage à deux mains et y allez à fond dans votre projet. Après avoir dépensé beaucoup d’efforts et de temps -comme toutes les autres personnes qui ont tenté l’aventure avant vous-, vous aurez réussi à écrire votre propre scénario, mais de là à en faire un best-seller… Bref, nous en avons tous rêvé un jour ou l’autre, et dès qu’on décide de passer à l’action on se rend compte que ce n’est ni évident ni facile, mais ne désespérez pas car vous serez étonné par la réponse à cette question :

Comment pourrait-on écrire un best-seller, le plus facilement et le plus rapidement possible ?

Bonne nouvelle, après quelques recherches je vous ai découvert une technique secrète qu’utilisent certains auteurs pour écrire de véritables best-sellers ! Je vais vous expliquer comment faire et vous verrez que c’est si facile, que vous vous demanderez pourquoi vous n’y aviez jamais pensé auparavant.

Premier avantage à cette technique secrète : votre scénario s’écrira presque de lui-même!

Si vous parlez aux agents des maisons d’éditions, vous verrez qu’ils ne se plaigneront pas du fait que les auteurs n’écrivent pas ou ne savent pas écrire, mais se plaignent plutôt du fait qu’ils ne peuvent pas créer un scénario qui puisse accrocher l’attention des maisons d’édition.

Vous entendrez l’un dire « Vous savez, tout le monde peut écrire. » Et un autre « Au moins ça qu’ils peuvent écrire assez bien pour que leur travail soit facilement édité. Mais ce qui leur manque c’est l’aptitude à écrire une vraie histoire, un véritable scénario! »

Car voyez-vous, un éditeur sera toujours à la recherche d’un scénario qui fera un best-seller, le genre de scénario qui accaparera toute son attention et son intérêt. Un bon éditeur peut repérer très rapidement un écrit pour lequel il aura intérêt à signer un contrat et un chèque assez rapidement, car il sera quasiment certain que ça fera un best-seller. Sans plus attendre, passons donc à cette technique miraculeuse qui vous permet d’écrire votre best seller à la vitesse la plus rapide au monde !

- Pour commencer, partez à la bibliothèque ou à votre librairie, trouvez un livre qui soit sorti il y a cinq ou dix ans, et sur lequel vous pourrez lire sur la couverture « Best Seller. » Mais attention faites la différence entre Best Seller et « auteur à Best Seller, » nous ne sommes à la recherche d’un livre écrit par un auteur qui a déjà écrit un ou plusieurs Best Seller, nous cherchons à obtenir un Best Seller.

Lorsque vous vous serez procuré un Best Seller, pensez bien que cet ouvrage a déjà été écrit, édité et publié, ce qui veut dire déjà que le publieur avait aimé le scénario pour éditer ce livre, et ça veut dire aussi que ce livre a été lancé sur le marché. Mieux encore, les lecteurs du marché ont tellement aimé le scénario de ce livre qu’ils en ont acheté des centaines, et rapidement des milliers d’exemplaires, ce qui en a fait un Best Seller.

Ca veut dire que ce même scénario que vous tenez entre vos mains est un scénario à Best Seller. Et il n’y aura aucune ambiguïté ni aucun doute là-dessus. Le scénario de ce livre est un scénario qui est celui d’un livre qui bat les records de vente, un véritable scénario de Best Seller.

Qu’allez-vous faire à présent ? Simple, achetez ce livre et lisez-le. Ensuite réécrivez le scénario le plus brièvement possible et de la façon la plus complète que vous pouvez. C’est ce scénario que vous allez utiliser pour écrire votre propre scénario à Best Seller.

Mais ne paniquez pas à l’idée d’utiliser ce livre, car ce n’est pas ce livre que vous utiliserez mais seulement son scénario.

Prenez le scénario que vous aurez écrit et modifiez le maximum d’éléments qu’il vous est possible de remplacer. Changez le genre, changez le temps, changez le lieu, changez les personnages et changez le but à atteindre.

S’il s’agit d’un roman à l’eau de rose, faites-en un western, s’il s’agit d’un western, faites en une science fiction. Si les personnages sont des femmes, remplacez les par des hommes, loups, des dinosauriens ou même des martiens !

Si les événements se déroulent dans le passé, les vôtres auront lieu dans le futur. Si ça se passe à Paris, pour votre scénario ça se passera au Japon, en Australie, à Hollywood ou n’importe quel endroit de votre choix.

Une fois que vous en aurez fini avec tous ces changements, vous aurez votre propre scénario à Best Seller tout prêt, vous pouvez en être sûr, et là vous pourrez commencer à écrire votre livre à succès en un temps record !

Sept secrets pour guérir tout blocage d'écriture

Quand on n’est pas écrivain professionnel expérimenté, il arrive souvent qu’on commence à écrire et qu’on tombe en panne assez vite et parfois même avant d’écrire la moindre phrase (il faut préciser aussi que même les écrivains professionnels souffrent de ce mal qui n’est heureusement pas inguérissable).

Il y a et il n’y aura toujours qu’un seul vrai coupable dans ce cas: la peur. Parfois une peur de ne pas être à la hauteur, peur de sa propre écriture, de ce qu’on pourrait écrire, une peur de l’inconnu. Des pensées telles « Vais-je me ridiculiser ? Passerai-je pour quelqu’un qui ne sait pas de quoi il parle ? »

Heureusement, il est possible de se préparer à ce genre d’appréhensions purement psychologiques qui n’ont pas lieu d’être, du moins pas au point de vous empêcher de réaliser vos projets et objectifs personnels, et vous pourrez renforcer cette partie de votre conscience qui elle sait parfaitement que vous pouvez tout à fait écrire ce que vous désirez tout comme le font les autres personnes qu’il vous est arrivé de voir ou de lire.

Pour ceux qui ont des difficultés à continuer d’écrire leur livre ou reprendre tout projet d’écriture suspendu pour une raison ou pour une autre, revoici sept 7 astuces rapides pour se débarrasser de ce blocage d’écriture, certaines astuces sont évidentes, d’autres le sont moins :

N’écrivez pas trop tôt :
Avant que vous ne commenciez à écrire, il est important que vous vous prépariez psychologiquement pendant quelques heures ou quelques jours (ça dépendra de la taille de votre projet.) Donc, préparez vous mentalement car c’est important, pensez à votre livre et dites vous bien que vous allez l’écrire sans aucun problème ! Tout comme les athlètes qui ont besoin de se préparer psychologiquement, donnez vous le temps de préparation nécessaire.

Préparez vous !
S’il s’agit d’une écriture interrompue, relisez tout ce que vous avez pu écrire, surlignez les idées importantes au marqueur jaune, ensuite relisez ces idées afin de bien assimiler chaque élément avant de commencer à écrire.

Tracez un plan tout simple :
Avant de vous mettre à l’écriture, préparez une petite liste des idées que vous allez développer ou des événements que vous allez conter, écrivez-les dans le désordre si vous le désirez mais réorganisez les ensuite dans l’ordre chronologique. Ca vous facilitera beaucoup votre tâche d’écriture.

Gardez les documents de référence à portée de main :
Lorsque vous vous asseyez pour écrire, n’oubliez pas de mettre vos documents à portée de main, que ce soit ce que vous avez déjà écrit ou de la documentation qui vous aidera dans votre œuvre. Vous pourrez ainsi relever des références rapides à tout moment et à chaque fois que vous le souhaitez sans interrompre votre élan d’écriture une fois que vous aurez commencé. Si vous voyez que vous avez besoin de prendre des références très souvent alors laissez les documents que vous consultez le plus grands ouverts, ainsi vous pourrez jeter des coups d’oeils rapides.

Commencez à écrire, tout simplement :
Il est enfin temps que vous commenciez à écrire. Une fois que vous vous serez préparé psychologiquement et procédé à tous les petits préparatifs, vous serez prêt à commencer à écrire et ce même si votre blocage continue à vous dire « non, » ne l’écoutez pas.
Contentez vous d’écrire tout ce qui vous passe par la tête, même si vous l’avez déjà écrit, c’est simple : mettez vous à l’aise et écrivez tout ce qui vous est possible d’écrire, mais surtout prenez plaisir à écrire ce que vous voulez. Vous forgerez votre rythme en un rien de temps, et les mots et les phrases continueront à se suivre.

Ne vous inquiétez pas à propos vos premiers brouillons :
Une fois que les mots et les phrases commencent à venir, ne vous préoccupez pas de les rendre parfaits du premier coup. Rappelez vous qu’il ne s’agit que de votre premier brouillon. Vous pourrez le réviser plus tard. Le plus important pour vous sera de réussir à écrire vos idées lorsque votre esprit vous les dictera.

Remotivez vous constamment pendant votre projet d’écriture
Une fois que vous aurez atteint un bon rythme d’écriture, motivez vous constamment à continuer de faire du bon boulot et surtout soyez fier de ce que vous écrivez. Pendant votre projet, pensez bien que vous êtes le meilleur, car tout simplement vous êtes le meilleur pour écrire ce que vous désirez et personne d’autre que vous ne pourra l’écrire, qui sait, peut être qu’avec un peu d’entraînement et en découvrant les astuces de mon prochain article, vous réussirez à écrire un Best Seller, Ni plus ni moins !

Allez je vous souhaite bonne chance et à très bientôt.

mardi 9 octobre 2007

Ecrire une histoire courte qui marche

Pour écrire histoire courte efficace il faut que vous appreniez à construire une sorte de squelette de base en utilisant le scénario, le thème, les personnages, le dénouement et la conclusion.

Les histoires courtes créatives et originales, sans se ressembler entre elles, ont toutes en commun une structure de base qui leur permet d’être efficaces. Elles entraînent dans la lecture, et sont amusantes ou profondes. Ceci implique l’apprentissage par l’auteur de certaines aptitudes basiques qui permettent un écrit qui a du succès. Une fois ces aptitudes développées, vous pourrez explorer plusieurs façons de les utiliser, ou même de briser les règles. Mais comme tous les artistes sérieux le savent, on doit d’abord connaître les règles avant qu’il nous soit possible de les briser.

Le premier brouillon plein de passion

Au début, l’écrivain doit avoir à la fois la passion et la patience. Lorsque vous écrivez, vous quittez le territoire du banal. Le premier brouillon de votre histoire ne devrait suivre aucune règle nécessaire, mais il devrait plutôt être un torrent de mots. Croyez en ce que vous êtes en train d’écrire. Explorez votre royaume intérieur, et arrachez les mots de votre chagrin, plaisir, joie, colère et douleur. Décrivez concrètement et précisément ce que vous voyez avec votre vision intérieure, comment vous vous sentez et ce qui vous arrive.

N’écrivez pas à partir de votre sens du devoir. Les bons écrivains n’essaient pas d’enseigner une leçon, ou d’être socialement ou politiquement corrects. Il est beaucoup plus facile de censurer notre bon écrivain, affin de projeter mentalement nos mamans ou proches qui nous guettent par-dessus nos épaules. Un premier brouillon devrait s’étaler sur la feuille spontanément, bourdonnant de jouissance de l’énergie créative, sans prendre en compte la forme ou la qualité du contenu. Alors que vous apprenez à écrire, les histoires tenderont à se donner forme elles-mêmes dans le premier brouillon, puisque les règles font désormais partie de la nature de l’auteur, mais l’écrivain débutant ne devrait pas se préoccuper si son premier brouillon est tout en désordre. Apprendre à écrire une histoire courte efficace, est identique à tout autre genre d’apprentissage : un enfant est tout tremblant sur une bicyclette à ses débuts, aussi, il trace son nom avec de gigantesques et grossières lettres. Il en est de même dans l’art d’écrire les histoires courtes.

Les révisions

Une fois que vous aurez écrit votre premier brouillon, ce serait une très bonne idée de laisser votre histoire reposer. Quelques jours, ou encore quelques semaines. C’est facile d’adorer sa propre écriture, tout comme chacun de nous aime sa propre façon de chanter, même si les autres ne supportent même pas d’écouter parfois ! Alors attendez un petit moment.

Lorsque vous reviendrez à votre histoire pour sa première révision, commencez à remarquer un certain nombre de choses. Votre histoire contient-elle les éléments de base ? A-t-elle un scénario vraisemblable ? Quel en est le thème, ou le sujet de l’histoire ? Les personnages sont-ils réalistes ? Comment le scénario rend-t-il le point culminant, là où tout est résolu dans le dénouement ? La conclusion est-elle satisfaisante ?

Les éléments de base:

Le scénario

Il réfère aux prémisses et à l’action qui ont lieu dans une histoire. Un scénario traditionnel requiert un conflit, et il existe toutes sortes de conflits qui peuvent être utilisés. Ceci inclut les conflits entre les gens, des conflits intérieurs concernant les décisions, conflits entre l’obligation et le désir ou même le bien contre le mal. Soyez conscient des conflits dans votre histoire. Aident-ils, font-ils avancer le scénario ? Le scénario est-il crédible en termes de motivation des personnages ?

Le thème

Le thème réfère au sujet que vous exprimez dans votre histoire. Ceci pourrait être très subtile. Le point résulte-t-il naturellement du développement du scénario, ou a-t-il l’air d’être forcé ou « imploré » ? Les histoires efficaces s’expriment elles même sans qu’on ait un sentiment de didactisme, ou qu’on nous fait une leçon de morale ; au lieu de ça, la leçon de l’histoire se trouve au cœur du scénario et le développement des personnages se déroule de façon naturelle, et donc avec puissance.

Les personnages

Dans les histoires qui marchent, les personnages sont bien plus que de simples marionettes avec des mains en bois. Lorsque vous lisez votre premier brouillon, intéressez vous à la motivation de vos personnages. Réagissent-ils en proportion des traits que vous leur aviez donnés ? Parlent-ils naturellement ? Ou le dialogue sonne-t-il comme si un comédien le lisait ? Ce serait une bonne idée d’écrire une histoire pour vos personnages, qui serait connue uniquement par vous, et qui ne serait pas nécessairement exprimée dans l’histoire. Un écrivain devrait en savoir davantage sur chacun de ses personnages, plus qu’il ou elle n’en dévoile. Ceci crée autour de chacun des personnages une aura de mystère et de crédibilité.

Le dénouement

« Denouement » chez nos amis anglophones, il se réfère à la façon avec laquelle les conflits arrivent à un point culminant dans le scénario et comment ils se concluent. La courte histoire -qui marche- s’occupe de ce point délicatement, puisque c’est habituellement là où le thème implicite soit brille, soit échoue. Les conflits se résolvent-ils eux-mêmes dans l’histoire ou pas ? Si on est perdu, ne sachant pas quelle direction le conflit a pris, l’histoire ne marchera probablement pas.

La conclusion

Comment l’histoire se conclue-t-elle ? Le personnage a-t-il changé de quelque façon qui soit ? A-t-il apprit quelque chose de la résolution du conflit ou pas ?

Rapprocher les éléments

Une fois ces éléments établis dans votre histoire courte, reprenez depuis le début et effacez tout mot, paragraphe ou page qui ne leur apportent aucune contribution. Vous pourriez avoir une magnifique description d’une ville sur la deuxième page mais qui n’a rien à voir avec l’histoire. Soyez sévère, gommez-là. Peut être un passage avec une action trépidante brillamment illustrée sur la page 3, qui ne trouve malheureusement pas sa place et qu’il faudra éliminer, puisque ça ne contribue pas aux éléments de base. Croyez-le ou pas, votre histoire s’en portera bien mieux sans eux, et sera plus facile à lire pour les autres, devenant ainsi un puissant véhicule d’expression artistique.
Une histoire courte n’est pas une nouvelle ; elle est bien plus proche d’un poème, où chaque mot et phrase comptent. Et vous rendrez ça possible en éliminant tout ce qui est superflu.

Laissez les autres lire votre histoire courte
Ecoutez aux conseils des autres. Si beaucoup de personnes sont distraites par une expression que vous adorez, pensez à la changer. N’ayez pas peur de réviser. Vous êtes le créateur de l’œuvre, l’écrivain, et vous avez en vous le pouvoir de produire quelque chose de merveilleux. Ceci veut dire « révision », qui n’est pas un acte de mutilation, mais de création, même si ça vous fait éprouver une sorte de douleur qui n’est heureusement que temporaire.

Relisez votre histoire avec un esprit critique lorsque vous êtes dans de différents états d’esprit, et réécrivez-là selon ces différents états. Une histoire qui marche ne se contente pas juste de « se produire », mais elle est aussi le fruit de la réécriture et de la révision. Vous découvrirez que vous la verrez différemment et trouverez différentes choses nouvelles lesquelles vous aurez envie d’ajouter de nouveaux éléments selon vos différents états d’esprits.

Conclusion

Une fois que vous aurez assimilé les bases, vous pourrez travailler avec votre propre style et votre voix unique. Mais ça viendra avec le temps. L’écriture d’histoires courtes demande des aptitudes ainsi qu’un tempérament artistique ; vous devez d’abord acquérir ces aptitudes avant de les transformer en œuvres d’art.

Le seul scénario dont vous aurez besoin

Vous voulez créer un excellent scénario ? Parfait, je vais vous parler du seul model de scénario dont vous aurez jamais besoin, suivez le guide.

Créer un scénario devient un jeu d’enfant lorsque vous découvrez le meilleur plan de scénario de tous les temps.

Vous voulez connaître les trois models de scénario de base avec lesquels vous travaillerez ? Que diriez vous des sept models de scénario de base ? Ou les 20, ou encore les 36 ? Eh bien, gardez votre sang froid parce que vous n’avez qu’un seul et unique plan de base de scénario, et si vous arrivez à comprendre ce concept de base vous détiendrez toutes les ficelles lors de l’écriture de votre livre.

Jetez un coup d’œil sur les listes des éditeurs et vous verrez que les scénarios de base présentent « personnage contre machine », ou « personnage contre la nature », ou « personnage contre lui-même » (ou elle-même) et ainsi de suite. Evidemment, les maisons d’édition offrent plein de variantes de ces thèmes, et là vous plongerez dans une grande liste de possibilités.



Vous aurez beau diviser, répertorier, analyser… les éditeurs de livres n’adorent qu’un seul model de scénario : la quête.

Peut importe le genre de fiction que vous écrivez, les éditeurs de livres adorent la quête. Et l’histoire toute entière se dévoue, directement ou non, à aider le protagoniste à atteindre et réaliser son but en traversant la quête.

Dans votre livre, le but à atteindre pourrait être une pierre précieuse, mettre un criminel sous le verrou, la stabilité du monde ou la paix intérieure du sens de la vie, ou encore sauver le monde d’une invasion souterraine. Atteindre le but, c’est la quête.

Dans le jargon des films, Alfred Hitchcock appelait le but le « McGuffin ». Un euphémisme. Peu importe ce que c’était. Ca devait être présent dans chaque bon film d’Hitchcock et ça l’est dans chaque bon livre. Atteindre le but est La Quête. C’est là où se passent tous les trucs intéressants.



Si vous n’avez pas de quête, vous n’aurez pas de nouvelle. Vous n’aurez même pas une raison d’introduire les personnages. Si le but est un verre de lait, et tout ce que doit faire le personnage c’est de marcher vers le réfrigérateur et de s’en servir un, eh bien, ceci pourrait être le but, mais il n’y aurait aucune quête du tout. Pas d’histoire, aucun intérêt.

Ceci nous amène à la différence entre la fiction littéraire et la fiction populaire. Presque toujours, la fiction littéraire possède un but intérieur, ou un but psychique. Et la quête est presque toujours psychologique. Le but pourrait être par exemple « devenir plus à l’aise avec la personne que vous êtes vraiment. » La quête est la série d’obstacles que le personnage doit traverser pour réaliser son but. Avec la fiction populaire, c’est le but du corps. Quelque chose de physique, de tangible, quelque chose qui peut être touché par les sens.

Le livre commence toujours par une introduction du personnage principal et, si possible, une introduction du personnage qui va présenter les obstacles. Ce serait bien si l’on pouvait voir quelques obstacles aussi, mais pas trop, vous ne voudriez pas dévoiler toute l’histoire dès le départ.



Bien sûr, nous devons voir le but aussi. Maintenant, le but à ce stade précoce, est habituellement soit présenté d’une manière détournée, soit vu comme un objet relativement minimalisé. Vous pouvez le cacher. Au fur et à mesure que l’histoire avance, l’objectif devient de plus en plus clair, plus important, et de là il mérite de plus en plus de ressources, de temps, d’argent et d’efforts.

Idéalement, le but à atteindre devrait se transformer de plus en plus en une question de vie ou de mort, et d’une gravité proche du besoin de risquer sa vie pour l’atteindre.

Ensuite nous avons la motivation. Pourquoi est-ce que le protagoniste veut atteindre le but ? Il doit y avoir une raison. Et une bonne raison, aussi. Ca peut commencer le plus simplement du monde. Accorder une faveur à quelqu’un, ça fait partie de son boulot, ou par simple curiosité. Mais la motivation devrait s’accroître d’une manière importante, et rapide. Rappelez vous, c’est une question de vie ou de mort, l’avenir du monde en dépend. La motivation, le but et la quête tous prennent de plus en plus d’envergure avec le déroulement de l’histoire.



Maintenant nous avons cette quête. Pensez à des escaliers. On monte les marches, un premier étage, on monte, un autre étage, on monte encore, un étage supérieur. Chaque montée introduit un nouvel obstacle. Quand l’obstacle est surmonté, c’est à la partie plate –l’étage- que le lecteur -et le protagoniste- doivent reprendre leur souffle. Remarquez que chaque étape mène le protagoniste plus haut. Chaque obstacle devient plus défiant et plus dangereux. Combien d’escaliers ? Combien d’obstacles ? Cela dépend de leur importance et de la longueur que vous voulez donner à votre livre. Et vous devriez bien y réfléchir.

Donc, si la fiction est votre but, réalisez-la en suivant la stratégie de la quête pour le développement de la quête. C’est une recette gagnante à tous les coups.