mercredi 30 juillet 2008

L'autocritique

Après avoir écrit le brouillon de votre roman/nouvelle/histoire courte, La première question que vous devriez vous poser pourrait bien être : « Ai-je prouvé la morale (le sens profond) de mon histoire ? » Si vous vouliez montrer que l’avidité menait au bonheur, avez-vous réussi à le prouver dans votre histoire ? Ou était-ce quelque chose d’autre qui mène au bonheur ? Finalement, en ayant bien cherché, « Non, en fait c’était la chance la vraie cause du bonheur, » me répondriez vous.

Si c’est la chance et non l’avidité, alors vous devez réécrire votre brouillon d’une manière à ce que ce soit la chance et non l’avidité qui mène véritablement au bonheur. Vous aviez déjà décidé avant même de commencer d’écrire que vous croyiez en votre morale d’histoire, et que ça valait le coup de la démontrer.

Si vous n’avez pas prouvé la morale de votre histoire, vous devez revenir à votre manuscrit et regarder encore une fois ce que vous aviez planifié, regardez les causes et les effets, et décidez des changements que vous devez faire affin que votre histoire puisse prouver ce sens profond et caché.

Si vous décidez qu’avec un certain personnage, il s’était avéré qu’il ne s’agissait pas d’avidité, mais de sacrifice de soi à la fin de l’histoire qui a finit par mener au bonheur, alors vous devriez penser à modifier votre morale d’histoire même à ce stade d’écriture très avancé. Car si jamais vous deviez modifier votre morale d’histoire, il vous faudra réécrire votre livre d’une manière à ce que l’histoire puisse prouver effectivement cette nouvelle morale d’histoire.

Demandez-vous si vous avez touché les émotions de votre lecteur, et si vous lui avez permis de s’identifier au personnage. Y a-t-il une scène où un personnage sensé être sympathique se comporte soudain cruellement ou d’une manière stupide, ou encore faussement, jusqu’au point de perdre son tempérament sympathique ?

Vos personnages sont-ils en opposition ? Sont-ils toujours présentés de la manière la plus efficace, la plus cohérente et la plus complète ? Sont-ils suffisamment mis à l’épreuve, d’une manière à ce qu’ils ne puissent s’échapper de la confrontation avec le conflit ? Ont-ils des passions qui les font vibrer ? Sont-ils bien motivés ? Prennent-ils des décisions claires ? Sont ils déterminés ? Avez-vous évité les personnages-stéréotypes ? (Vous savez, les personnages dont le genre est beaucoup trop facile à identifier et pas original du tout, exemple : un John Wayne, un Superman…)

Votre personnage principal devrait se développer d’une manière complète, avez-vous développé votre personnage d’une manière suffisante ?

Avez-vous plongé vos personnages dans un conflit progressif ? Vos conflits sont ils statiques ? Font ils de petits bons des fois ?

Vos conflits sont-ils résolus d’une manière acceptable, d’une manière à ce qu’on puisse ressentir une très bonne cohérence? Votre lecteur a-t-il eu l’agréable impression que votre histoire lui a été racontée d’une manière complète ?

Les scènes et les incidents sont ils assez variés ? Les répétitions sont elles évitées ?

Votre histoire commence-t-elle là où il faut ?

Avez-vous commencé votre histoire trop tôt, d’une manière à ce que ça prenne trop de temps aux conflits pour décoller ? Avez-vous commencé votre histoire trop tard ? De façon à ce que votre lecteur soit plongé dans le conflit progressif sans avoir eu la chance de tisser un minimum d’intimité avec vos personnages ?

Les événements de votre histoire se développent-ils indépendamment l’un de l’autre ? Votre lecteur est il capable de suivre sans problème les étapes A, B, C et D de vos événements ?

Le point culminant de votre histoire est-il révolutionnaire ? Est-il satisfaisant ? La résolution de votre point culminant comporte-t-elle une surprise à l’intérieur ? La résolution de votre point culminant a-t-elle été exploitée à son potentiel maximal affin de générer des émotions fortes chez votre lecteur ?

Votre histoire contient-elle un peu de justice poétique ou paradoxale? S’il n’y en a pas, votre histoire accepterait-elle d’en contenir ?

Votre histoire montre-t-elle les multiples visages de vos personnages importants ? Avez-vous montré la diversité de leurs états émotionnels ?

Les personnages sont ils révélés dune manière complète à la fin ?

Y-a-t-il des événements qui risquent d’aller contre le point culminant de votre histoire ? Si vous en trouvez, éliminez-les.

Demandez vous si vous avez choisi la bonne voix narrative (la façon spéciale avec laquelle s’exprime votre personnage narratif imaginaire.) Est-ce agréable de lire votre histoire par cette voix là ?

Les flash-back que vous avez utilisé sont-ils tous nécessaires ?

Avez-vous épuisé tous les conflits qui méritaient d’être exploités dans le contexte de votre histoire ?

Les actions importantes ont-elles été décrites d’une manière efficace ?

Peut-on facilement identifier les conflits de votre histoire, si possible, dans les conflits de la vie réelle ?

Vérifiez chaque scène, est-elle propulsée par un conflit progressif ? Est-ce aussi trépidant que ça pourrait l’être ? Si certaines scènes n’accrochent pas le lecteur, et si votre histoire peut s’en passer, éliminez simplement ces scènes.

Vérifiez chaque phase des dialogues, servent-elles le conflit ? Contribuent-elles au développement des personnages ? Font-elles avancer l’histoire ? Les dialogues sont-ils frais, pleins de couleurs ? Sont ils les choses les plus intelligentes à faire dire à vos personnages?

L’écriture est-elle charismatique ? Votre écriture ouvre-t-elle l’appétit du lecteur ? Donne-t-elle envie à votre lecteur de sentir, écouter, voir, toucher et utiliser son sixième sens ?

Les occasions de faire de l’humour ont-elles bien été saisies ?

La voie passive a-t-elle été utilisée au moment où elle devait être active ? Les choix de vos verbes ont-ils bénéficié d’une attention toute particulière de votre part ? Avez-vous écrit d’une manière précise et spécifique au lieu d’une manière généralisée ? Y a-t-il une bonne densité temporelle et textuelle dans vos écrits ? Votre écriture a-t-elle été vigoureuse et pleine de conviction, ou alors boitillante et insipide ?

On dit qu’Ernest Hemingway n’hésitait jamais à réécrire ses scènes jusqu’à ce qu’elle lui plaisent, souvent jusqu’à trente ou quarante fois ! Les critiques de Hemingway disent qu’il était un génie.

Mais en y réfléchissant bien, était-ce le génie de Hemingway qui le poussait constamment à travailler très dur, ou alors était-ce son dur travail qui a donné naissance à des œuvres de génie ? Je vous laisse méditer sur cette question et en attendant, je vous souhaite plein de plaisir dans votre travail et la meilleure des satisfactions.

jeudi 24 juillet 2008

Astuces pour jeunes écrivains en herbe (3ème partie) V- planification de scènes, dialogues, décors, VI- écriture, VII- révision

V- Les scènes : comment montrer ton scénario :

- Décide de comment tu veux montrer l’action : scénario, personnages, interactions, leçons, apprentissage de ton personnage principal, etc. Exemple : ne te contentes pas de dire « Louis était timide, » laisse Louis démontrer sa timidité par la manière avec laquelle il interagit avec les autres. Plus tard, montre que Louis a réussi à surmonter sa timidité en lui faisant rencontrer une fois de plus quelqu’un dont il avait peur auparavant.

- Chaque scène a besoin d’un début, d’un milieu et d’une fin. Essaie d’utiliser la fin d’une scène comme d’une transition vers le début d’une autre scène, et continue à le faire durant toute ton histoire.

- N’écris pas une scène courte pour un événement très important, et ne crée aucune scène pour un élément qui n’ajoutera rien à ton histoire. Par exemple, si plusieurs jours doivent s’écouler avant que ton personnage ne reçoive d’importants résultats d’un test, ne vas pas écrire l’équivalent de plusieurs jours d’attente qui risquent d’être ennuyeux à mourir. Saute directement au jour des résultats de ce test et contentes toi de montrer que ton personnage avait attendu pendant quelques jours.

Le dialogue :

Le dialogue offre beaucoup de choses à ton histoire :

- Il révèle ton personnage, et tout particulièrement à travers ses réactions,

- Il fait avancer le scénario,

- Donne de la vie aux scènes,

- Il régule le rythme de ton histoire,

- Prend de l’espace… : commence un nouveau paragraphe à chaque fois que l’un de tes personnages prend la parole, ça prendra plus d’espace, et ca peut être une astuce si tu as besoin d’écrire une histoire qui doit atteindre un certain nombre de pages. D’autre part, ça donnera plus de clarté au lecteur et il comprendra plus facilement qui est en train de parler.

Astuces pour écrire le dialogue :

Evite les longues salutations et les au-revoir. Ca risque de ralentir ton histoire, sans y ajouter grand-chose. Laisse ton lecteur imaginer ton personnage en montrant ses réaction et sa façon de parler.

N’utilise pas le dialogue comme un substitut à l’action. Exemple : si tu as un tremblement de terre dans ton histoire, écris une bonne scène de tremblement de terre avec beaucoup d’action. Ne te contente pas de faire dire à ton personnage « Oh ! Un tremblement de terre ! » Raconte tout ce qui se passe.

Les décors :

- Planifie tes décors, et garde les en tête après lorsque tu écriras. Ca donnera plus de vie à ton histoire.

- Le décors t’aide à éviter les scènes qui flottent, et éviter de créer des conversations ou des actions banales qui pourraient avoir lieux partout ailleurs. Le décors ajoute une ambiance aux scènes. Exemple : dans une histoire au bord de la plage, un personnage pourrait comparer tante Fabienne à un goéland, à cause des hurlements qu’elle pousse. Tandis que dans une histoire en pleine ville, tante Fabienne pourrait nous faire rappeler une alarme antivol :)

- Dans certains livres, certains décors apparaissent comme un personnage. Exemple : dans « Alice au pays des merveilles, » les décors prennent vie, les maisons, les arbres et les objets se mettent à parler et ont un comportement qui leur est propre, ils illustrent bien cette idée de décor-personnage.

- Commence ton histoire avec un « Boum ! » c'est-à-dire un événement très important. Commence par un jour qui est différend de celui où ton personnage est appelé à l’aventure. Fais tout ton possible pour commencer ton histoire avec un grand événement.

- Montre bien l’évènement principal, montre bien ton personnage principal et son problème, ou alors des allusions à son problème.

- Utilise l’action pour faire marcher ton histoire, crée des actions qui donneront vraiment envie à tes lecteurs de découvrir ce qui va se passer par la suite.

VI- Ecris :

N’écris qu’une fois que tu auras bien planifié : ton personnage, conflits, scènes, et avec une attention particulière à ton introduction.

Dans ton brouillon, tu n’auras qu’à te concentrer à mettre tout ce que tu avais planifié sur papier. Tu pourras y revenir plus tard pour faire des corrections et des changements.

VII- Révise :

Il est important de corriger ses erreurs d’orthographe et sa grammaire, mais avant ça, assure toi que ton histoire tient bien debout : regarde une fois de plus au plan que tu avais écrit, vérifie bien que tu as montré tous ces éléments dans ton histoire. Voici deux exemples : parfois les écrivains planifient d’excellents personnages, mais lorsqu’ils relisent leur brouillon, ils se rendent compte qu’ils ont oublié d’utiliser des informations importantes sur les personnages. Vérifie aussi que tu as bien montré le problème de ton personnage principal, ses forces et ses faiblesses.

Parfois les écrivains se rendent compte que des parties essentielles de leur scènes les plus importantes de l’histoire, n’avaient pas étés planifiées d’une manière complète au début. Par exemple, si un personnage résout une énigme difficile dans la scène la plus importante de l’histoire, il faut que tu aies montré plus tôt dans ton histoire que ton personnage possède un talent particulier pour résoudre les énigmes.

Voilà, j’espère que ces quelques conseils t’auront aidé à créer de belles histoires, bonne chance et amuse toi bien !

Astuces pour jeunes écrivains en herbe, (2ème partie) – Création de personnages, types de conflits, IV- planifier son scénario

III- 3- Astuces pour créer tes personnages :

Si tu as déjà un scénario en tête, pense à deux besoins – Qui est-ce qui a besoin d’être satisfait par la récompense finale ? Qui est-ce qui va prendre de l’expérience en franchissant les obstacles ? La réponse : c’est ton personnage principal.

Mélange différents types de personnages :

Exemple : un méchant amusant (Docteur Evil dans Austin Powers,) un conseiller (sage) qui est aussi un farceur (Hagrid dans Harry Potter,) un méchant qui devient un allié et qui va aider le personnage principal à résoudre les problèmes (Vegeta dans Dragon Ball Z.)

Le conflit (le meilleur ami du conteur d’histoire) :

Plus le problème de ton histoire sera important, et plus ton histoire sera intense. Ne sois pas gentil avec ton personnage, n’aie pas peur de créer des obstacles qui l’empêchent d’atteindre son objectif. Ton histoire sera plus passionnante comme ça. Ton personnage gagnera plus d’expérience, et la récompense aura plus de valeur, puisque ton personnage tellement combattu pour la mériter.

Les conflits classiques :

Ces types de conflits t’aideront à démarrer :

- Personne contre personne : C’est le type de conflit le plus utilisé, puisque les conflits entre les personnes sont ceux qui intéressent le plus tes lecteurs. Exemple : Cendrillon contre sa mauvaise belle mère,

- Personne contre elle-même : Le conflit entre le bien et le mal est représenté par les forces et les faiblesses d’un personnage. Il s’agit d’un niveau assez profond et ça ne replacera pas le conflit principal, mais ça pourra enrichir l’histoire. Exemple : un personnage mauvais qui déteste faire la fête, mais au fond il n’a pas un cœur mauvais, il est devenu comme ça parce que quelqu’un l’a blessé. Il ressent un conflit interne entre le bien et le mal, à l’intérieur de lui-même.

- Personne contre la nature : en général, ce sont des catastrophes naturelles, où les personnages font appel à leur talents et reflexes de survie. Ce conflit est mouvementé et peut être passionnant, mais bien souvent difficile à écrire. Par exemple : le personnage de Jurassique Parc doit survivre, et s’échapper d’une dangereuse terre de dinosaures.

Astuces pour créer des conflits :

- Mélange différents types de conflits : peut être que tes personnages se battent pour survivre tout en luttant contre eux-mêmes intérieurement ?

- Ajoute plus de conflits et d’obstacles si ton histoire semble un peu plate ou pas assez intéressante. Avant d’écrire, il faut que tu saches à l’avance comment le problème va être résolu, ne te jette pas dans un gouffre.

- Le personnage principal doit résoudre le problème lui-même. Ne fais pas surgir quelque chose ou un personnage de nulle part pour résoudre la situation à la dernière minute, à la fin de l’histoire. Ca pourrait bien marcher au milieu de l’histoire, pour introduire un nouveau personnage par exemple ou un nouvel élément dans l’histoire, mais pas à la fin de l’histoire, car ça ne tiendrait pas debout.

IV- Planifier ton scénario :

Ton personnage et ton conflit sont le cœur de ton histoire. Le scénario n’est que la séquence d’événements qui se déroulent pendant que ton personnage fait face aux problèmes. Rappelle toi de ces points importants pour écrire ton scénario :

- Un scénario repose sur la cause et l’effet. Le scénario se crée par les effets des actions et des décisions des personnages.

- Evite une foultitude d’événements qui se passent au même moment. Prépare plutôt une chaine d’événements qui se suivent l’un après l’autre, chaque événement va affecter l’événement suivant et ainsi de suite. Chaque lien dans cette chaine devrait être indispensable à ton histoire. Il faut que tu veilles à ce que la fin de chaque événement introduise le début d’un autre événement.

Les éléments importants de la plupart des scénarios :

Planifie ces scènes et tu seras capable d’écrire plus aisément. Prenons par exemple le film de Shreck.

- Laisse l’histoire se dérouler : événement par événement.

- Montre les problèmes des personnages et les événements qui font démarrer l’aventure.

Le marais de Shreck est ruiné lorsque le Lord Farquaad décide d’y cloîtrer toutes les créatures des contes de fées. Lord Farquaad promet de d’enlever ce mauvais sort après que Shreck ait sauvé la princesse Fiona.

- Scènes d’aventures : Le héros rencontre des amis et des ennemis, fait face à des obstacles, apprend des leçons, se prépare à… (Shreck rencontre l’Ane, ils délivrent princesse Fiona, et se dirigent vers Duloc, sur le chemin, ils deviennent amis et vivent des aventures ensembles, comme Robin des bois et ses compagnons.)

- Le grand événement : Tout est dans ce titre. Il s’agit de la partie la plus passionnante de l’histoire (La scène du mariage.)

- Ficelle bien tous les détails, et offre des récompenses et des punitions (Shreck se marie avec Fiona, l’Ane tombe amoureux du Dragon, et Farquaad est mangé par le Dragon.)

lundi 21 juillet 2008

Astuces pour jeunes écrivains en herbe (1ère partie) – Ecrire une histoire, idées, II - éléments d’histoire, III – personnage et conflit

Comment faire lorsqu’on est un jeune écrivain et qu’on veut transformer une idée en une histoire que même les grands adoreront lire ?

Personnage et conflit, scénario et dialogue, décors et scènes, écrire et réviser.

C’est plus facile que tu ne le penses une fois que tu auras compris les éléments essentiels d’une histoire.

Peut être que tu t’est déjà demandé « comment pourrai-je remplir trois pages entières ? » Eh bien si tu suis mes petits conseils, tu commenceras à te demander : « comment pourrai-je raconter ma merveilleuse histoire en trois pages seulement ? »


I- Première partie :

Les idées :

Tu as surement dû te demander : d’où est-ce que les écrivains ramènent leur idées d’histoires ?

En fait, il faut rassembler beaucoup d’idées pour écrire une histoire ou une nouvelle, et voici un petit secret : les écrivains ne créent pas toutes leurs idées tout seuls, il les chipent ! D’accord, ils ne chipent pas tout, mais ils vont ramener plein d’idées de différentes sources, et les mélangeront pour obtenir une histoire originale.

- Cherche des idées dans la vie de tous les jours : une citation rigolote, des personnes intéressantes ou des événements qui se sont passés à l’école pour de vrai,

- Regarde tes histoires préférées, et mélange plusieurs idées pour obtenir une histoire toute neuve : regarde par exemple les livres de Harry Potter, ils mélangent « l’école, » « le sport, » « la destinée, » « un enfant dans la même situation que Cendrillon, » « le combat entre le bien et le mal, » et « la magie » pour créer des histoires irrésistibles.

- Fait sortir tout plein d’idées et de souvenirs loufoques de ta tête !

II- Deuxième partie :

Esquisse les éléments essentiels de ton histoire :

Voici les éléments essentiels de toute histoire :

1- Un personnage sympathique,

2- qui rencontre un problème,

3- Ce personnage finit par résoudre le problème.

N’entre pas encore dans les détails, mais garde une idée de ton personnage principal et du problème qu’il rencontre (le conflit.)

III- Troisième partie :

Précise les détails : Personnage et conflit

1. Crée ton personnage principal :

Voici les traits principaux de ton personnage principal :

- Il a un problème ou il a besoin de quelque chose,

- Il a la capacité de résoudre le problème qu’il le sache ou non (en général, il y a plus de suspens s’il ne sait pas qu’il peut résoudre le problème par lui même,)

- Il a tendance à surmonter, à résoudre le problème ou à gagner la récompense,

Après, pense à tes personnages secondaires les plus importants.

2. Crée les amis et les ennemis principaux de ton personnage principal:

Pour t’aider à commencer tout de suite, voici une liste d’exemples qui te servira à créer les différents types de personnages pour ton histoire.

- Les méchants : ils empêchent ton personnage principal d’atteindre son but, ses objectifs. Exemple : Le docteur Robotnik dans Sonic,

- Les alliés : ils aident ton personnage principal à atteindre ses buts. Exemple : Robin dans « Batman, »

- Les conseillers : ce sont les sages qui aident votre personnage principal par leur grande expérience de la vie. Exemple : Saotome (Hokage) dans Naruto,

- Les farceurs : ils allègent souvent l’ambiance, et très souvent le meilleur ami du personnage principal et un farceur : comme Donkey dans Shrek,

Dans les prochains articles je te donnerai les conseils suivants :

- III – 3- Astuces pour créer tes personnages

- IV- Quatrième partie : Comment planifier ton scénario,

- V- Cinquième partie : Comment créer tes scènes et tes décors,

- VI- Sixième partie : Ecriture,

- VII- Septième partie : Révision.

Le Concours des enfants écrivains 2008

Participez au concours des enfants écrivains 2008 ! c'est ici:

Concours des enfants écrivains 2008

La participation à ce concours est gratuite. La clôture de l'inscription à ce concours est le 31 décembre 2008.

Selon votre age, un thème est suggéré, mais non imposé, pour votre roman, conte ou nouvelle.

De 30 lignes à 30.000 lignes toutes les tailles et les formes de textes sont acceptées. De même, vous pouvez envoyer plusieurs textes, la participation n'est pas limitée à un seul texte par enfant.

Voici les catégories du concours des enfants écrivains 2008 :

Catégorie des 5-7 ans
Catégorie des 8-10 ans
Catégorie des 10-12 ans
Catégorie des 12-16 ans

Pour chaque catégorie d'age, il y a 3 premiers prix à gagner (des livres ! et des surprises !).

Les résultats du concours des enfants écrivains seront publiés le 15 février 2009 et les meilleurs textes retenus par le jury du concours seront publiés.

Faites vite! Retrouvez tous les détails ici:

Concours des enfants écrivains 2008

Bonne chance à tous!

dimanche 20 juillet 2008

Ecrire une introduction de livre

L’introduction d’un livre, c’est comme la porte d’entrée d’une maison ; ça vous prépare à tout ce qui est à l’intérieur. Les introductions plates ont l’un ou plusieurs de ces effets : elles mettent le lecteur en confusion, l’énervent, mettent sa patience à rude épreuve ou le poussent simplement à zapper carrément les premières pages. Rares sont les lecteurs qui ferment définitivement un livre après avoir lu seulement les premières pages, mais là, avec une introduction ennuyeuse à mourir, vous aurez perdu une bonne chance d’agripper votre lecteur à l’histoire sur tout le reste de votre livre.

C’est comme lorsque vous rencontrez une personne pour la première fois, les premières impressions sont parfois décisives selon les situations et les circonstances de cette rencontre.

En premier lieu :

Sachez que vous pouvez ennuyer votre lecteur rien qu’en décrivant les scènes ou les décors de votre livre dans votre introduction. Car ça ne marche plus aujourd’hui.

Le fait de commencer par introduire des personnages représente une bien meilleure approche, parce qu’après tout, ce seront vos personnages qui domineront l’histoire. Tous les autres aspects qui restent (scénario, thèmes, décors) auront pour mission de compléter vos personnages.

Poussez vos personnages vers vos lecteurs, faites que votre lecteur tombe amoureux de votre protagoniste, dévoilez lui subtilement ses excentricités, exhibez sa personnalité. Si votre lecteur n’aime pas votre personnage dès le départ, ce ne seront pas vos décors ou vos lieux qui vont l’attacher à votre livre.

En général, introduire de un à quatre personnages importants au début est une bonne chose. Que vous commenciez par des conversations ou par des actions, ça vous donnera les meilleurs résultats, tout comme ça vous donnera l’opportunité de montrer la personnalité de vos personnages et le genre de relations qu’ils entretiennent entre eux. Votre lecteur veut des gens, leurs émotions ; donnez lui ce qu’il veut sans le faire impatienter.

En deuxième lieu :

Vous mettre votre lecteur en pleine confusion en incluant trop de personnages dans l’introduction. Plus de cinq personnages, ça commencera à faire un peu trop pour la moyenne des lecteurs. Au début, le lecteur ignore tout des personnages et des relations qu’ils entretiennent entre eux. A ce stade il pourrait avoir des difficultés à comprendre les conversations échangées entre ces personnages.

En plus, le fait d’introduire trop de personnages parmi les toutes premières pages ne laissera pas le temps à votre lecteur d’établir une relation amicale ou sympathique avec l’un d’eux. Il sera comme un spectateur à un match de polo et qui ne sait rien de ce que c’est que le polo (vous savez le sport collectif avec des chevaux, des cavaliers avec des battes et un ballon.) Si votre lecteur ne comprend pas, il se détachera, mais s’il comprend, il plongera directement au cœur de votre livre et serrera la main à vos personnages, riras, sautera et criera avec eux… bon peut être pas à ce point mais vous comprenez certainement ce que je veux dire.

En troisième lieu :

Il pourrait vous être extrêmement difficile de surprendre votre lecteur en étant inconsistant dans le ton de votre livre. Si vous écrivez une tragédie, alors vous devez commencer avec des situations tragiques avec des personnages qui fusionnent parfaitement avec ce genre.

Ecrire une introduction hilarante pour une tragédie, un début sérieux pour une comédie, ou une introduction littéraire pour un thriller, va être considéré comme un travail d’amateur. Imposer le bon ton pour un livre dès vos premières pages va préparer le lecteur à ce que vous voudrez lui dire plus tard.

La réécriture d'un brouillon

Arriver à transformer son brouillon en une œuvre finie, demande une concentration particulière, et souvent bien plus d’efforts que le simple travail d’écriture lui-même. Pour commencer, considérez que la réécriture consiste avant tout en une correction de ce que vous avez écrit. Ces corrections vont des erreurs en tout genre, des fautes d’orthographe ou de grammaire, à tout ce qui fait vos personnages.

Si vous prenez un brouillon d’une autre personne entre vos mains, il y a beaucoup de chances à ce que les erreurs et les imperfections de ce brouillon vous sautent au nez dès les premières minutes ou secondes de lecture. Etant une personne différente, vous pourrez voir des choses que cette personne n’arrive pas à voir, ou alors assez difficilement. Ca marche aussi dans la vie de tous les jours, quand on a un problème, un ami peut nous offrir une façon de voir très différente et qui nous aide à résoudre la situation, c’est parce qu’un ami voit les choses depuis l’extérieur et avec plus de recul : une vue bien plus objective, au moment où on aurait plutôt tendance à trop nous enraciner dans notre subjectivité.

Dans l’écriture, il arrive très souvent qu’on soit empêtré dans cette subjectivité jusqu’à devenir aveugle devant plein de détails. Bien évidemment, on ne le fait pas exprès, mais il serait très enrichissant d’y faire attention et de procéder à des changements qui ne peuvent être que bénéfiques.

Si par exemple, dans le brouillon de quelqu’un d’autre le personnage manque de motivation, vous ressentirez ça dès le début. Si la lecture de ce brouillon vous ennuie à mourir, encore une fois, vous pourrez le sentir très tôt. Vous pourrez donc découvrir plein d’imperfections avec clarté : des temps morts, des personnages incomplets/flous, peut être aussi des clichés maladroits, et autres métaphores pas très réussies.

Donc vous pourrez voir et sentir tout ça chez quelqu’un d’autre, mais pas forcément chez vous, pas dans votre brouillon. N’oubliez pas non plus qu’en temps qu’auteur, vous vous lierez irrémédiablement à vos propres personnages, comme si ces derniers existaient vraiment, vous pourrez vivre chacune de leur douleurs, et joies. Aussi, vous pourriez voir que vos personnages sont uniques et complets. Mais au moment où vous entretenez cette relation avec eux, vous pourriez oublier que vos lecteurs ne connaissent pas vos personnages comme vous les connaissez et ne les voient pas comme vous les voyez.

Lorsqu’un de vos personnage pleure vous pleurez, lorsqu’il rit vous riez, mais au même moment la grande plupart de vos lecteur pourraient seulement « bailler. » De ce fait, certains passages peuvent ennuyer vos lecteurs, et leur donner envie de « dormir, » une histoire à dormir debout ? Tiens ça me rappelle lorsque j’étais assez jeune et que je dessinais des œuvres d’art que seul moi comprenait : j’y voyais toute cette « perfection, » mais je ne comprenais pas toujours l’indifférence de la plupart des personnes à qui je présentais ma création. Depuis, je m’étais amélioré, et j’avais trouvé mon publique (mes camarades de classe.) Bref, je pense que ça a certainement du vous arriver à un moment où à un autre de la vie, par rapport à une ou plusieurs de vos créations.

Revenons à l’écriture. La solution pour pallier à votre aveuglement en face de vos erreurs et à votre considération inconditionnelle de la perfection de vos personnages, c’est prendre conscience de l’importance de l’optimisation et du renforcement de votre propre objectivité et introspection, et vous habituer à faire appel de plus en plus souvent à votre sens autocritique pendant la réécriture.

L’objectif c’est d’arriver à voir de la même façon que vos critiques, c'est-à-dire les personnes qui vous donnent les meilleurs avis objectifs sur votre travail. Vous devriez être capable de faire des modifications à votre écrit affin d’avoir une œuvre vraiment intéressante. N’hésitez donc pas à réduire sinon éliminer certains passages même s’ils font partie de vos passages préférés, modifier votre scénario, vos personnages, le ton, le style, les temps. Ainsi, pour pouvoir modifier certains de ces éléments, il faudrait d’abord que arriviez à les considérer, pour ensuite les retravailler.

« Wow ! » me diriez vous. Eh bien, ça vous permettra d’améliorer considérablement votre œuvre, et par dessus tout, vous donner une chance encore plus grande pour éditer votre livre.

Vous aurez donc fini d’écrire votre premier brouillon, et vous irez joyeusement le faire partager avec votre entourage. Votre maman adore ! Ainsi que tonton Patrick. Vos amis commencent déjà à vous taquiner « à quand le million d’exemplaires ? » Cela dit, certains vous regarderont droit dans les yeux et vous diront : « Pour te dire la vérité, je trouve que certains passages sont, comment te dire, un peu morts si tu vois ce que je veux dire. »

Mais si vous leur demandez de vous dire quels passages précisément, vous verrez qu’ils ne s’en rappellent pas vraiment.

Donc, vous vous demanderez : « Mais à quels passages ? Et que puis-je y faire ? »

Vous devez procéder à un travail d’auto-évaluation objective dans votre écrit et dans votre façon de voir le tout. Il faut que vous arriviez à découvrir si les effets sur lesquels vous vous acharnez dans votre œuvre, fonctionnent véritablement et gardent vos lecteurs agrippés du début à la fin.

Si jamais vous avez l’occasion de rencontrer un groupe d’écrivains, profitez en et demandez leur ce qu’ils en pensent. Et surtout, si vous avez la chance de tomber sur des personnes qui ont un sens critique aiguisé, ne laissez pas leur critiques vous atteindre sur le plan émotionnel, mais essayez de voir les choses que vous n’arrivez pas à voir vous-même, comparez les avis de tout le monde et vous saurez ce que vous devez modifier dans votre écrit. Vous trouverez aussi que beaucoup de personnes se contenteront de vous flatter, mais ça ne serait pas normal d’avoir tout bon dans votre brouillon, à moins que vous ayez un talent inné dès le départ. Cela dit, les vrais critiques sont loin d’être ceux qui se contenteront de vous flatter.

Donc n’oubliez pas, l’objectif c’est de vous corriger vous-même, et pallier à n’importe quel problème que vous pourriez découvrir dans vos écrits, sur tous les niveaux. Ca vous permettra de bien vous améliorer continuellement, et ainsi de multiplier vos chances de publication dans le futur.

Je suis certain que vous aimerez beaucoup le travail de réécriture et d’auto critique, une fois que vous y aurez pris goût vous ne pourrez plus vous en passer.

Je vous souhaite plein de plaisir dans votre réécriture, et tout plein de découvertes passionnantes !